LIVRE m. i5t
» tive à la porte de rEtrangère. Celle qu'ion » mVvait dit de fuir fut la seule qtii m'ac- » cueillit. On me Pavait peinte comme un » monstre , et je trouvai en elle un ange.
» Ah ! ne prêtez point foi aux discours des )> médians qui la calomnient. Vous pouvez )) ^n croire Nicette ; PEtrangère est aussi » pure que le rayon de lumière qui tombe » en ce moment sur Fenfant sacré de la % Vierge.
)) — . Charmante enfant ! sMcrie Arthur , » tu es orpheline et sans pain ; tiens , ac- » cepte ces pièces d^or, je prendrai soin de )> ta jeunesse. )>
A èe transport de Ravenstel , Izotette , qu'une aflPreuse lurtiière est venue éclairer , s'assied sur uti bcmc de gazon ; ses pieds rie lâi soutiennent plus.
i — Seigneur, je n'ai besoiu de rien , a >» tépohdu la villageoise en rcffilsaht lès dons
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» d** Arthur : maintenant je ne suis plus à )) plaindre ; je vis auprès de FEtrangère* Je » n^aurais plus rien à désirer ici-bas , je se- » rais la plus fortunée des filles du can-' )> ton , si ma maîtresse était heureuse. Mais » puis-je rire quand elle pleure ! w
Le comte s^est frappé le front avçc violence et par un mouvement involontaire ; il marche à grands pas sur la rive , il a clin;iplètement oublié qu^Izolette est là près -de lui, et qu^'elle peut lire dans son ame.
La vierge de Montolin , d^une voix altérée, adressée encore ces mots à NiceUe :
« — Ses tourmens vous sont-ils connus ?
» — Moi! pauvre orpheline! dit Nicette, » &uis-jé digne» que ma maîtresse descende )i à niç confier ses peines ? Dieu seul en est )) le dépositaire. Elle passe ses jours à prier,. )x et souvent je prie auprès d^elle. Elle est si )) bçnp^! elle est si douce.! Si je commets