LIVRE III. i
w parfois quelque faute, c'est elle qui me » cherche une excuse ; jamais un mot dur )) et sévère ne s'est échappé de sa bouche ; )> elle protège mon jeune âge comme une
)> sœur, comme une mère. Je ne saurais la )) consoler; mais du moins partageant ses » peines sans chercher à les pénétrer , s'age- )i nouille-t-elle ? je prie ; verse-t-ellc des n larmes ? je pleure. )>
Izolette attendrie , et pourtant Famé torturée, a voulu changer d'entretien. Elle porte les yeux sur la coupe que Nicette allait emporter.
(( — Quel magnifique travail ! dit-elle en )) l'examinant avec attention ; quelle admi- )x rable ciselure ! Cette coupe est du plus )L grand prix.
» — C'était celle de son père , répond » Nicette, et c'est le seul bien qui lui reste M de tous ceux qu'elle a possédés. Jadis elle
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)> fut riche et puissante ;••• mais hélas ! elle a » tout perdu,..- hors ses vertus et sa beauté. »
Arthur paraît hors de lui-même ; Izolette ne perd pas un seul de ses mouvemens ; elle s'est levée précipitamment, et sentant ses propres forces prêtes à Fabandonner : — n Cest bien ; c'est assez ; laissez-nous , dit la » vierge accablée. Nicette, emportez cette )) coupe. L'Etrangère n'est pas la seule dont w les jeux , ici ou ailleurs , auront des larmes » à répandre. Allez ! retournez auprès d'elle. » Paix à tous les coeurs déchirés !»
Elle sort à pas pressés du bocage ; et n'o*sant plus appeler Arthur , elle est retournée au casteL Le comte a pris la même route ; ils sont l'un près de l'autre , mais ils ne se parlent point. Hélas ! ils s'entendent tous deux ; ils ne se sont que trop compris. ""