LIVRE y
» sont nécessaires, feint de se jeter entre i> vous...- Comte ! voilà la vérité ; j^ai dû vous » roflrir tout entière quelque cruelle quVlle n fût. Je vous laisse ; réfléchissez. )>
Olburge s'éloigne à ces mots) le poison mortel est versé. Ce quMl a dit renferme sans doute beaucoup d^'invraisemblances , des faits qui se contredisent^ d'inadmissibles conjectures ; mais dans cette masse d'accusations il se trouve des choses vraies, et de grandes probabilités. Arthur voudrait en vain maintenant chasser de son esprit l'infernale révélation dressée devant lui comme un spectre ; elle est là, son poste est fixé. Il n'y croit point if mais elle est là. Il la repousse , elle j «st eiiCdre ; il fuit , elle le suit partout. Qu'il dorme ou qu'il veille, elle est là.
Il cherche à se sauver de la pensée comme d'un implacable tyran ; il n'est point de re«
:?00 L^ETRANGBRE.
fuge qui puisse Ten délivrer. Mille projets roulent dans son sein , et sont tour à tour rejetés. Il évite Olburge , Izolette le voit rarement y il ne parle plus à personne. Il ne cherche que la, solitude ; hélas ! et c^est là cependant qu^est son plus^cruel ennemi, sa brûlante imagination.
Selon toutes les apparences, le premier être qu'il aima, Valdebourg n'est qu'un fourbe infâme , et la première femme qui fit battre son cœur n'est qu'une vile courtisane. Quel honteux début pour Arthur dans la carrière du sentiment I Emporté par un fol enthousiasme où a-t-il été placer ses ajBfections! quel choix humiliant il a fait ! comme on s'est ri de sa crédulité ! Il a donné la preuve mortifiante de son peu de jugement dans le rôle ridicule qu'il a joué; il a mérité d'être la risée du canton ; il l'est même déjà peut-être. Oh ! comment des désirs de vengeance ne s'éveil-