LIVRE X
» le même langage ! reprend le comte avec » fureur. EDe et eux, ils s'entendent tous... 1» Eh bien ! on m'y pousse, on m'y force....
» rien n'est plus sacré pour Arthur. .»
Puis avec le rire du désespoir , amère ironie du malheur , il continue avec violence.
« — Honneur, conscience, amitié, devoir et » sermens, tout est vain et faux dansle mon- » dev il n'est de puissant et de réel que » l'amour. Je ne connais plus que son ordre , # et son ordre est que tu m'appartiennes.
» — O ciel ! interrompt l'Étrangère ; quel » discours!.... que voulezr-vous dire!....
» — Ce moment est toute ma vie , pour- > suit l'amant aliéné ; je veux te posséder » en dépit de la terre et des cieux ; je veux » connaître un instant le bonheur. . . ; puis*. . , » que l'univers disparaisse, et que l'éternel » me foudroie!.... viens, Alaïs! viens dans » mes bras!.... Dieu t'a maudite, m'as-tu
» dit; eh bien! je veux l'être arec toi....»
» traçons autour de nous un cerclé magi- » que de malédictions qui défende notre » approche aux hommes ; c'est ïèt où as sont » qu'est l'enfer ; où nous sommes 9exàs r env semble, est le ciel. »
Al aïs se lève épouvantée. L'expression brûlante et passionnée du visage d'Arthur lui révèle à la fois l'égarement qui lVntraîne et le danger qui la menace. Elle fuit dtt fond de la cellule; et se tournant vers lui, les mains jointes, dans u**e attitude suppliante :
« -~ Aavenstel ! s'es**efle écriée, songez que *- voqs n'êtes ph» Hbre. L'autel a reçu vos » sermens ; vous êtes IVpoux d'itotétte.
» — » Qui ? moi ! lui répond l'insensé ; qui
v te l'a dit? l'a*«4u pensé? peux-tu le
» croire ?..... au sanctuaire où tu m 1 a*ï*e- * né , mes lèvres^ à voix basse r ont pu dire » <f ®uif >hiÊtoto cœur hautement st dit « non. »