‹ L'étrangèreChapitre 11 sur 161 · TOME IL · texte numérisé non relu

TOME IL

seule le crime dont, seule, elle a été la

cause.

On la conduit devant Olburge. Avec quelle attention féroce il écoute le rapport des religieux ! avec quel regard infernal il fixe la robe sanglante d'Alaïs ! avec quel empressement funeste il prend l'épée de Valdebourg ! Il faut que tout serve à ses vues ; il faut qu'il perde l'Étrangère.

Alaïs, selon ses secrètes conjectures, a dû voir la fin du duel. Le sang du baron aura rejailli sur elle au moment où elle arrivait pour séparer les combattans ; Olburge ne doute point qu'elle ne soit soupçonnée à tort; mais du ton d'un juge sévère, et comme la croyant coupable , il la fait asseoir près de lui , et lui adresse ce langage :

« — Femme r ange et mystérieuse ! de- » puis long-temps votre conduite suspecte )> et vos habitudes douteuses étonnent ces .

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