LIVRE XI. fc6i
» Mon père ! ne me sacrifiez pasl..de grâce » refusez ma main !
» — Moi! refuser votre main au plus » puissant des monarques !.... et dans quel » but? par quels motifs?.... je ne puis vous » concevoir. Je suis fier ~du choix de Phi- » lippe-Auguste dont vous êtes appelée à » faire le bonheur. Votre gloire va rejaillir » sur mon peuple et sur moi. Le ciel nous )> comble de faveurs, et....
» — - Le ciel ! répète Agnès égarée. Ah! le » ciel n'est entré pour rien dans Fœuvre » qui m'élève au trône! »
Elle tpmbe aux pieds de Berthold*
« — Mon père! si vous aimez votre fille , » si vous ne voulez point son malheur dans )> cette vie et sa réprobation dans Pàutre , » ne la livrez point à Philippe ! x
» — Agnès ! répond froidement le duc , » je pénètre votre pensée. Vous croyez que
26* L'ÉTRAttGàftE.
* le fils de Lovii-le-Jeuns en prenant main- » tenant une autre femme qu'Isamberge , a outrage les lois de l'Eglise; vous vous » trompez* Les premiers prélats du royau- » me ont dûment cassé son mariage; il n'a » point été consommé , il est nul de fait et » de droit. Point d'absurdes délicatesses : FE-
* glise a parlé, il suffit. D'ailleurs ma pa* » rôle est donnée , vous partirez sous peu » de jours. »
Il dit, et s'éloigne. La princesse* malgré ses pleurs et ses prières , se voit forcée d'obéir aux volontés absolues de son père. Elle quitte la terre natale, et Léopold la conduit. Hélas! ils semblent marcher vers la gloire, ils n'arriveront qu'à l'infortune.
Ils foulent le $ol de là France; les fêtes les plus magnifiques sont commandées sur leur route t Agnès passe, le tx&irr serré , sous