EPILOGUE
rieuse, qu'il ne regarde plus, n'a pour elle aucun doux reflet; Phœbé maintenant à ses yeux n'est plus un flambeau die l'amour, c'est une torche funéraire suspendue aux cieux sur des tombes.
Izolette vogue vers le manoir* Guillaume n'ose interrompre sa rêverie j et leur barque silencieuse atteindra bientôt l'autre bord.
. Soudain une exclamation d'Izolette a fait
tressaillir le guerrier. L'œil de la vierge a l'expression de l'effroi; et sa main tremblante et levée montre au sénéchal un rocher dont la lune éclaire la cime.
Guillaume y porte ses regards. Il n'y voit rien qu'une sorte de. pavillon blanc jeté sur la pierre déserte. La brise en agite les plis, et les fait flotter au hasard le long du plateau de la roche. Aucun poteau ne le sou^ tient , aucun bras humain ne l'agite. Le sénéchal l'examine avec surprise et croit voir un
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signal île détresse mais abandonné ,
9olitâi*è, cette sorte de drapeau funèbre semble avoir s survécu au malheureux qui l'aura tendu vainement pour appeler à lui des secours. Sa blancheur extrême est sinistre; c'est le mouchoir du naufragà qui flotte en mer sur un cadavre.
« **: Guillaume ! sVcrïe ïzolette , arrêtei » la barque, de grâce! une idée affreuse i» tn'éclaire.... je veux monter sur ce ro- » eher.... ce pic funeste est Fôntarit. »
Elle dit ; et le batelier à Pinstant obéît à sa volonté. Plus elle approche dé la rive , et plufc ses craintes se 'conïfrment; la roche noirâtre est dans Fôinbre ; et le pavillon blanc qui la surmonté semble , lui seul , concentrer les rayons du pâle flambeau des nuits. Quand le vent agite ses plis, il paraît coûvrif uïi mourant que tourmentent les convulsions de l'agonie, sa vue a quelque