LIVRE VII
dieu de Cythère vient d'initier à ses félicites
mystérieuses*
Arthur contemple ce spectacle, et soupire. Enfin des objets extérieurs ont captivé son attention. Ce ciel éblouissant die clarté, cette nature pleine d'harmonie se présentent devant ses yeux en divins consola* teurs. Ils font remonter sa pensée à l'époque fortunée de sa jeunesse, où ils faisaient partie en quelque sorte de son existence, où son ame enthousiaste revendiquait pour ainsi dire leur sublime pureté. Comme dçmé?
de la parole Us le rappellent à la île, ils le rattachent à la tetre.
« ~~ Quittante aurore 1 s'écrie-t-il : bos- » quets ffettrisl onde argentée! quoi! vous » m'intéressez éticorek:... Non; vous êtes D aussi trompeurs que tout le reste de la » création ; il n'est rien de vrai ici bas.
» Oh nature ! comme je t'ai aimée ! jadis , me
» confondant à ton essence , j'éprouvais ce » que je ne puis rendre , en communiquant » avec toi. Tu me parlais , je savais t'en- » tendre, et j'étais ton heureux ami. Au- » jourd'hui plus d'illusions à ton aspect, » plus de rapport entre nous, plus d'entre- >> tiens l'un avec l'autre; c'est bien là toi... » mais je suis seul. »
Edovar, le page chéri d'Arthur accourt à lui d T un air joyeux. Il venait d*entendre la voix de son maître, et son doux accent l'avait chafaie. — « Page fidèle ! dit le comte, » qu'est devenue Nicette ? »
Ravi de cette question : — « Seigneur, ré- » pond Edovar , je ne suis pointsorti du cas tel » depuis le grand événement. Vous souffrez, » je ne vous quitte pas. T*nt que je crain- » drai pour xos jours, il n'y aura pas de )> joie pour moi.