TOME II
de son ami, lui peindre ses remords, implorer son pardon, et adresser à l'Etrangère ses derniers adieux à la vie.
Arthur ne se fait pUis aucune illusion sur son avenir; il n'a plus d'espoir de bonheur.
Il ignore quelle est la barrière terrible qui le sépare de celle qu'il aime ; mais il sent qu'elle est invincible; une voix intérieure lui répète et lui. crie sans cesse qu'Alaïs est perdue pour lui.
Sa principale blessure, qui d'abord avait paru peu dangereuse , s'est envenimée chaque jour; il la dit refermée et refuse obstinément les secours de l'art. Son teint, animé par le foyer intérieur qui le consume , trompe les regards qui l'observent ; son œil est ardent et vif; ses traits ont conservé leurs charmes ; telles des guirlandes de roses recouvrent un tertre funèbre.