LIVRE VII. ÎOI
ble. Il eût fallu, quelqu'un à ses côtés qui lui prononçât la prière.
La porte du péristyle s'est ouverte, un prêtre en est sorti ; c'est le prieur de Saint- Irénée. Arthur se relève à la hâte , court à lui, et le saisissant par sa robe:« — Ministre >» du ciel ! s'écrie-t-il, le Seigneur t'envoie à » mon aide; je suis Arthur, écoute-moi.
» — Arthur ! se pourrait-il !.... répond » l'abbé surpris de cette rencontre inatten- » due. Seul, la nuit, sur cette montagne!.... » que voulez-vous? que cherchez-vous ?
)> — La fin des tourmens qui m'accablent.
» Je veux revoir Valdebourg; la plus tendre )> affection nous unissait avant que ma main
» eût fait couler son sang... Le remords, qui
» me déchire, ne me laisse plus de repos....
» Je veux me jeter aux pieds du premier
» ami de ma jeunesse. Un regard sur le
io2 l'étrangère.
» malheureux Àrthu*! et il sera attendri.
» Un mot , un pardon , un adieu ! et je pour- » rai mourir en paix.
» ■ — Comte de Ravenstel ! le baron est » mourant. Votre présence ne ferait qu'ag- » graver ses maux. Un entretien avec vous » l'agiterait trop vivement et pourrait lui » être funeste. Vous ne verrez point Val- » debourg.
» — Mais du moins qu'auprès de sa sœur..
» — Sa sœur! qu'osez-vous demander !
» — * Est-elle ici? •
» '■ — Vaine demande! Elle ne doit point m vous admettre auprès d'elle; et je vous » interdis son approche.
» — Vous ! qui vous en donne le droit ?
)> — L'arbitre éternel qui nous juge. Ar- » thur, point d*inutiles emportemens, point » d'aveugle obstination ! votre folle passion » m'est connue ; et , moi qui n'ai jamais