LIVRE VII. to
* trompe, je vous l'atteste devant Dieu, la )> sœur de Valdebourg ne peut être à vous.
» Ecoutez enfin le langage de la raison et » de la vérité ; combattez un penchant fu- » neste, renoncez à des vœux coupables.
» Toutes les lois de la terre et du ciel vous » séparent de l'Étrangère.
» — Elle est donc consacrée au Seigneur?
» — Non ; mais le Seigneur lui défend » de se consacrer à vous.
» — Eh ! pourquoi donc cette défense ?
» s'écrie Ravenstel vivement. Valdebourg me » Ta dit lui-même: Al aïs, lijbre de son cœur, » n'est ni amante ni épouse ; vous me dites » qu'elle n'a point prononcé de vœux sa- » crés. Quelles sont donc ces prétendues lois » de la terre et du ciel qui viennent se pla-* » cer entre nous?
» — Comte ! je ne puis révéler des secrets .
» qui ne m'appartiennent point. Qu'il vous
io4 l'étrangère, i» suffise de savoir qu'une puissance insur- » montable ordonne à la sœur de Valde- » bourg dé s'éloigner de vous pour jamais.
» Qu'il vous suffise
» — Homme barbare ! interrompt Arthur » recouvrant son impétuosité j déchire tran- » quillement et sans pitié l'ame du mal- » heureux qui t'implore! toi, tu raisonnes ; » moi, je sens. Je le vois, tu n'aimas jamais. » Squs ton habit austère, l'çffroi du seitfi- » ment, nul cœur sensible ne peut battre.
» Ne rien aimer, et ne rien haïr, parmi les » filles de la terre, ministres saints! voilà ;> votre ordre. Qu'êtes-vous ? Une plaine » aride, un désert effrayant de vide, un » firmament nu sans soleil , sans nuages , et » sans chaleur. Prêtre! ôte-toi de mon pas- » sage ! j'entrerai. »
w — Vous n'entrerez point , répond avec » force l'abbé. »