LIVRE VII
empreints ses tourmens ; le mâle visage du comte est sillonne par les souffrances. Seraitelle donc assez barbare pour accroître encore ses douleurs !
« — OEuvre chérie du créateur ! a-t-il » repris avec passion , j e renonce à tout , hors » à toi. Pour moi > sur ce vallon de larmes ,
» est-il autre chose qu'Alaïs! Quand le
» monde Couvrit pour moi, à son entrée tu » m'apparus : l'idéal des félicités prit une » forme céleste ; c'était la tienne , c'était toi. » Je t'avais rêvée , je te vis. Mon esprit , mon » cœur , la nature , tout me cria: « viens! la » voici! » Il n'était pas en ma puissance de » ne pas t'aimer; ne pas m'aimer serait-il » en la tienne? Non : la main glacée du desi» tin veut en vain m'arracher à toi ; en dépit » des hommes , des lois, du inonde entier » et du ciel même , il faudra qu'Arthur soit » aimé. »