‹ L'étrangèreChapitre 58 sur 161 · LIVRE VU. II · texte numérisé non relu

LIVRE VU. II

*) vie; elle m'échappe, si ta pars..... de » grâce quelques mots encore ! »

L'Etrangère , le front baisse , a paru plongée quelque» i&stans dans une rêverie profonde. Puis tOHt-à-coup elle relève sa tête avec vivacité». .. et quelque chose se peint dans son regard qui annonce une détermination forte* Alaïs yiènt de prendre, comme par inspiration,., une décision: irrévocable. ...

« — Arthur ! dit-elle d'un ton solennel , si » votre cœur est tout à moi, si vous m'aimez » véritablement autant que vos discours » l'expriment} jurez-mdià:la face duiciel » d'obétf à }a loi sacrée que je vais ici vous » prescrire* , ..,-.,' • , .

»— Cptomande ! Alaïs Vpobéis?» lui rôfpônd le comte abattu, et dont l'énergie s'éteint peu à peu sou? le faix de tous lefr» £tsres de souffrances ;-> « j'obéirai à toutes tes vo-

iu6 L?ÉrrRAiftoiitE.

» tontes** <* nloins . qtje iâ loi' qiié tu Teux

» m'impœer ne m'interdise ta présence*

:.ï»*-^Nwm-o*i *Wtorftft^ ! 'Je»U jiltrtWle, ne te n ràétèruhrm point Yfton approche. '.ii** Ek bien I s'eç! écrie Arthur 'Sara plus .M.yqflftchiïs vois j^étep due <te ton pouvoir -»r tfùfr moi ! que mou eMieï* déroiifctfieïH te f » . soit connu ! Je jure à • la fa€^e> é» ciel d?Qb&r -* ' aveuglément à tojvordre ^ouv^ain àstffueï » je me soumets devance.

h* ~* j&ra»d Dieu ! a repris ITEtrangère , hi' youfetteoeiêft ts6Wis&<meh* ,> donriea-lui te % oûtorage de fftcchm^ir ! donner moi la ! » ■ foroe deTefcttmdre !' et que la «ewijjfe ed*- <* •' tié'gmteWcpte jelfais <êfc ce Àiometît de'itooî- » même expie les erreurs de maMfriet '»'• J ' ; - Elle se : tourne ' y er^ le comte ç sa ftram est levée aoxcieuk. tLâ cdnvktiôti- intérieure qnVife efiaoesestbrte passes par son sacrifice présent , donrie à son Ti s âge angfllique xme

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expression surnaturelle ; et son attitude est sublime,

« — Voici ma loi suprême ! dit-elle d'une » voix imposante et ferme, Arthur ! épou-

» SEZ IZOLETTE ! »

L'arrêt terrible est prononcé. Éclairée par les astres de la nuit, pâle, gracieuse et fantastique comme leurs clartés vacillantes , elle semble un esprit divin , intimant les ordres du ciel , et prêt à fuir sous les nuées.

Arthur , comme frappé de la foudre , est resté d'abord immobile ; puis il s'élance vers Alaïs qui s'éloignait rapidement; mais l'abbé de Saint-Irénée qui venait d'ouïr sans être vu les derniers mots de l'Étrangère, sort toutà-coup d'entre les arbres et se place entre elle et lui. Alaïs rentre au pavillon ; hélas ! et pour toujours peut-être , les deux amans sont séparés.

Le prieur, avec une vigueur irrésistible,

tient la main du comte et l'entraîne. Ils sont bientôt au pied du rocher ; une barque les a reçus , et ils voguent vers Montolin.

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