‹ L'étrangèreChapitre 59 sur 161 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

Cinq fois une aurore nouvelle avait doré la cime des montagnes de Montolin. Oh ! combien un court espace de temps a tout changé dans le castel ! Plus de fêtes , plus de plaisirs ! Le cor joyeux ne retentit plus sous les fenêtres du manoir. Plus de chasses ni de banquets ! L'aboiement des chiens à l'aube naissante n'annonce phis le départ des adorateurs de Diane. Les flambeaux de la grande galerie n'éclairent plus le festin du soir. Tous les esprits sont agités , tous les visages sont abattus ; la douleur , l'inquiétude et Ift consternation

régnent dans les murs où naguère habitait la joie. Pourquoi donc ce triste changement?

Arthur, le malheureux Arthur, couché sur le lit des douleurs; est, dit-on, au bord de la tombe et n 7 a qoe peu de temps à vivre.

Cependant le sixième jour \ un^rayon d'espoir a brillé. LTîsculape de Montolin a paru moins alarmé dç Fétat du malade, Arthur es* soxù de la stupeur léthargique où , pendant plus de cent vingt heures * il ;éfa\% demeuré plongé. Il a reconnu qi&elques-uâes des personnes qui lui prodiguaient leur* soins; il a pris quelque aliroens ; il a prononcé quel-* quesmots.

Olburge s'«st offert à ses ymx ; Arthur a froncé le. sourcil; son regard s^est enflammé de courroux : Olbnrge s^st hâté de sortir.

SU veut que s<hi élève guérisse , il ne faut plus qu'il l'approche.

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