LIVRE VIII. l
<( — Oui, j'épouserai Izolette, a repris » froidement Arthur., après un long moment » de silence; j'y suis décidé ; j'accomplirai » mon serment , mais à une condition ex- » presse. Elle vous paraîtra sans doute bi- )> zarre, absurde, extravagante, mais j'y )> tiendrai avec obstination; et tout ce que » vous pourriez me dire pour m'y faire re- » noncer serait complètement inutile. La » voici : C'est que celle qui a exigé mon » hymen swt présente à sa célébration; » c'est que l'Étrangère elle-même soit un de$ i> témoins à V église , et qu'elle iioie mon sa<- » » crifice. Si Alaïs se refuse à ma dernière » prière } mon serment ne me sera plus rien.
» Allez! retournez auprès d'elle; voilà ce » que*j'avaisà vous communiquer; dites-lui » ma/ détermination , elle est* irrévocable* » Vous me transmettrez sa réponse.
— Mais songez , a dit le prieur.. -
ifo L'fiTlYANGifcË.
» C'est stsseij interrompt le cetofae; entre )» nous maintenant tout est dit..... U»sup-
i> plice encore est passe ; par pitîé! né
» nous parlons plus. »
Et l'abbé s'éloigne, en silence.
La réponse de ^Etrangère ne s'est point fait attendre; elle a consenti à remplir le dernier vœu d'Arthur* Elle sera présente à l'hymen.; mais son tieage sera voilé; il ne la verra* que de loin ; il ne lui parlera poiiit $ et cachée parmi les asststans, elle ne sera connue que d'Arthur,
Enfirt-, le comte de Ravenstel est revenu àl'êx&tënoe \ s» blessure jest presque entières ment refermée. Son visage est encore hàbi« tuellement pâle et abattu ; mais de temps à atitre dés pensées inconnues k ceux qui l'observent y font renMntter le sang avec violence > son teint s'anime, ses yeux brtHent ;