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fait # naître. Izolette est promise au comte de Ravenstel, il respecte ses nœuds futurs; mais quel supplice pour lui que d'être le témoin d'un mariage qui lui enlève pour jamais le premier objet de son choix !
Il ne cherche point , par de coupables efforts , à séduire la jeune beauté qu'Arthur doit conduire à l'autel , et qu'Arthur semble négliger ; il ne s'arrête point à l'idée que sa fortune et son rang , dont le châtelain est ébloui , l'aideraient puissamment à faire rompre en sa faveur l'union près de se conclure; pon: se placer comme un obstacle entre les deux époux , serait indigne de lui ; il gémit à part et se tait ; mais , pénétrant dans sa réserve , Izolette l'a entendu. Mille riens accusateurs ont parlé et lui dévoilent ce qu'il cache* Quand Guillaume est seul avec elle , son regard change d'expression , son maintien est embarrassé, son accent
OÉS90 d'être le même , :ses pensées n'ont au-> çune âuite; et la » vierge de Moutolin,qui elle-même auprès d' Arthur a connu ces terribles effets., en devine aisément la cause. Cependant elle se garde, bten de laisser voir À Guillaume qu'elle est instruite de ses sentiment; ma is en secret elle /le plaint. Qui peut mieux savoir qu'Izolette.tout ce que l'amour a d'affreux quand l'amour n'est point partagé !
Le comte des Bornes-, observateur éclairé, a étudié attentivement le cœur de Ravenstel, bien que le sauvage amant d'Alaïs évite avee ioin sa présence. Quelques mois, un fregard^ un geëte avaient suffi de temps à autre pour divulguer : au sénéchgl toiifr ce que renfermait de rfôble et de grand Famé du descendant des rois de Bretagne. Il avait cherché de mille manières à captiver soft attention -
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et' à 'gagner sa* confiance ; mais toutes ses tentatives avaient échoué. La froidéu* dédaigneuse et glaciale d'Arthur avait côris-*taçiment repoussé ses avances ; et Guillaume avait » inutilement essayé sur lui tous le»
nioyens de séduction que lui donnaient son rang, son pouvoir et son en tratp an te éloquence. -
Il n?est cependant 'point encore déctâitaogé.. Un jour ayant suivi de loin les pas de Ravenstel sur des bords écartés y il a su le joindre r il l'aborde $ il peut en fin lui parler
m. <Ci-t* Combe de RamifteM- foi dit~ilv4e-
# pui*' longue tops je cherche-le moment de » vous entretenir sans témoins. Tous m^in- ^••Aére^Âtivêment^parddnneir^ioi ee brusm que aveu. Je suis guerrier,]^ sais peu w >Feiadre v et vous êtes franc connue moi.;
* nous sommes faits pour nous entendre; '
*68 L^ÉTftAtfGKÏlE.
» —Sénéchal! répond Arthur , avec ua » sourire plein d'ironie ; comment puis-je » vous intéresser j..* Arrivé depuis peu de » jours à Montplin, à peine savez-vous qui » je suis! un intérêt si prompt , si subit, est » trop peu naturel pour être vrai ; . c'est le h caprice passager d'un temps d'oisiveté et » d'ennui. Quel rapport peut-il exister en- * tre yous et moi ? Élevé à de hautes digni- » tés , vous êtes beaucoup, je ne suis rien.
-m Vous monterez sans doute encore y et moi » je ne puis que descendre. Nous suivons » donc des routes contraires qui nous éloi- » gneftmt sans cesse, vous avancer -et je » recule; est-ce ainsi que l'on peut s'eni> tendre !
* ' — Noble Arthur ! a repris Guillaume , » ce n^est point à vous à descendre ; songez :».*» sang qui coule dans vos veines, c'est d cffai des héros et des fois. Yous n'avez