‹ L'étrangèreChapitre 76 sur 161 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

» d'autre route à Suivre que celle de vos » pères , et c'est la route de la gloire.

« — La gloire ! illustre sénéchal ! parlez, » sans détour: que vous a donné ce fantô—

* me ? Une supériorité sur vos contempo— » rains qui vous attire .leur envie , et vous

* donne droit-., à leur haine. De la fatigue, » des souffrances» et quelques palmes con- » testées, voilà les présens de la gloire. Votre » mausolée, il est vr^ai, sera chargé d'ins- » criptions ; ce seront là vos récompenses \ «aux cendres les ^pplaudissemens; à la » poussière le triomphe. Eh ! dévastez, donc » votre vie , arrivez plus vite au cercueil ^ » pour plaire à qui vous hait vivant, et pour » vous louer vous veut.... rùort. L'aimable 9 spectre que la gloire! c'est au tombeau » qu'il vous embrasse.

» — Quoi ! vous le descendant des mo-*

* narquçs ! reprend Guillaume , vous vou-

n lez traîner sur ja terre une'Vie'obséure éf » honteuse! lorsque la France, attaquée par

* vingt peuples coalises , voit l'élite île ies

r ënfans accourir % sa défense V vous, petite

>r fils des rois 'brfetons,vôti§ resteriez oisif

* dans uii mandir, et èèriez OU ncrtnbre de «ces êtres nuls et pusillanimes pour qui n Phonneur ^n'ésiqu'un vain mot ! Eh tjaoii fr le nom sacré delà patrie tiêfkil pas bat- » tre votre cœur T Un amour malheureux » je lésais, est* venu troubler votre •exis- » tence, mais a-t-il pu vous dégrader? non 1 : » c?est Porage momeMaïïé "qui court sui*

d fazur d'un beau ciel; fl peut être horrible*, » mgis il passe; le s6lèil ftn itistajït vqilé

w n'en reparaît ^que : plus brillant. ^Blevez^

*> vous aux hautes régions où le devoir v.ou»

» appelle > et * bien loin au-dessous de lui ^

»" le noble Arthur verra Pamôur. » " '■*

Il dit ; flavétistel irrité , ptas franc jet plus

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sauvage que jamais, répond brusquement ci) ees termes:

— « Il te fau^ des soldats , j'entends, Tu » recrutes pour ton armée; tu me crois de » l'ardeur et de la bravoure ; et il te conviens » drait à merveille que j'allasse sacrifier ma a jeunesse à'te faire gagner des batailles pour » agrandir ta renommée. Tu te trompes dans w tes calculs; je n'ai nulle envie de verger » nton sang, à l'effet de grossir tes lauriers. » Tu n'as ûî le droit de me dicter nia eon-^

» duite^ni le pouvoir dç me donner .despr^ j> dres ; ne compte pas non plus sur ton "#o^ i) quence 9 tes paroles harmonieuses ne tom r » bent que sur un plomb glacé qui ne, j^peiy » cute aucun son», '. • : ; r •

» — Comte de Ravenstel, vos ancêtpe&.«.

. j> Tf. Mes ,anpêtres wattt igauvenié} : ce qu'ils » ont £*iij<iU put dru devoir le faire; eux et >> moM^sferrnousettpek. Je t'ai long-temps

h et patiemment écouté ; c'est assez; retourne » au casteL Quand j'aurais la certitude , en » prenant les armes , de conquérir une cou- » ronne et de soumettre l'univers , mon glaive » n'en resterait pas moins dans le fourreau. » Le monde, que tant de conquérans ont » d'abord soumis , puis perdu, ne me paraît » pas plus digne d'être conquis que d'être » regretté, »

Guillaume ne s'est montré ni surpris ni offensé des farouches répliques d'Arthur.

« — Puisque la carrière des armes vous » déplaît, poursuit-îl, renoncez-ry, je n'ob- » jecte plus rien 5 mais vous pouvez être utile » à votre roi ,' si ce n'est dans ses camps , » du moins dans ses conseils ; et si Philippe » vous appelle

» — Je le vois, interrompt Ravenstel; à » quelque prix que ce soit , tu veux m'arra<- » cher de Montolin etrm'attirer auprès de ton

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