‹ L'étrangèreChapitre 77 sur 161 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

)i prince. Sa cour est brillante et pompeuse y n tu t'y plais , je ne t'en blâme point; courbe » ton front et tes genoux , ce peut être • un » noble plaisir : quant à moi, je n'y connais » rien ; mon ignorance voit rabaissement où

i » tu vois relevât ion. Fier de la sphère où tu

| » commandes, chef! tu me regardes de haut...

! » Sans doute je te fais pitié; moi, j'en sou-

| » ris..... Restons-en là.

» — Jeune misantrope I la patrie

» - — La patrie ! comte des Barres ; c'est là » le grand mot dont se servent les ambitieux » pour mener le peuple à leurs fins. La pa-> » trie !... il s'agit bien d'elle en effet quand » le conquérant prend les armes ; elle l'oc- » cupe pour la forme ; mais au fond, sup- » primez les phrases, son bonheur n'est » compté pour rien ; elle est le moyen et non » le but. La vie des triomphateurs est écrite,

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)> ils ont tous parlé de patrie ,- vois ce qu'ils '» ont' fait , lis et juge !

.,) —* Arthur, la France est menacée; Phir *> lippe est contraint de se battre ; et s 1 il a'at- » tàque ses ennemis.....

»*-*■• Eh bien! hâte -toi d'attaque?! s'é- ,» crie le violent Ravenstel. Chefs guerriers! j> vous avez tous le même langage ; quand » vous courez envahir les Etats voisins pour » agrandir vos propres terres , c'est toujours » parce qu'on vous y force. Guillaume, qui » te retient ici ?.... Pars donc! va porter la » flamme et le fer aux champs glorieux du » carnage ! N'épargne en ton héroïque essor, » en tes élans belliqueux , ni le vieillard aux » cheveux blancs, ni l'enfant au gracieux » sourire, ni la vierge aux touchans regards ! » Bouleverse la nature ! remplis la terre étoiî- » née du bruit de tes exploits sanglans et de » tes illustres fureurs ! rejette parmi les hon-

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