LIVRE JX, : 1 7S
.» Causes faibjçsses la miséricorde et la pitié! » Que ta rage soit assouvie I Sois vainqueur* » extermine tout !... puis, qu'on t'extermine i> toi-même ! ».
Arthur s'éloigne après ces mots 5 il veut Renfoncer dans les bois et se dérober à la vue du grand sénéchal , qu'il espère avpir indigné ; mais Guillaume ne le quitte point; l'impétueux langage qu'il vient d'entendre , n'a fait que mieux prouver au chef des pa-r ladins combien un être tel qu'Arthur serait précieux pour la patrie et le souverain , s'il se vouait à les servir. Il voit en cette aine brûlante ces pensées d'enthousiasme , cette sève d'imagination et cette flamme de génie qui n'appartiennent qu'aux grands hommes.
Il y voit un héros possible , il veut l'acquérir à la France.
Livré à de profondes méditations y il marche silencieusement auprès du compagnon
bizarre qu'il fatigue et qu'il importune. Ravenstel se tourne vers lui. « — Sénéchal t » pourquoi vous obstiner à me suivre ! vos » soins et votre temps sont perdus ; vous ne » pourrez rien faire de moi. Si vous m'eus- » siez rencontré plus tôt, peut-être auriez- )> vous réussi. .. Aujourd'hui il est trop tard, » ma carrière est finie. Honneurs , plaisirs , » ambition , patriotisme , amour et gloire ; je » mets tout au même niveau , je mêle tout..
» pour tout jeter. Pouvoirs divers, égal » mépris.
» — Quelle démence est la vôtre ! a repris » le comte des Barres; pouvez -vous, placer » au même rang les faiblesses de la vie hu- » maine , et les vertus des grandes âmes !
ïi Philippe-Auguste recherche le mérite ; il le » comble de ses faveurs; et, à sa cour, les » récompenses....
» — «- Des récompenses à la cour!... in ter-