LIVRE X. 19g
sa bouche! ... C'est secrètement, il est vrai, qu'ils se dirigent vers Arthur ; mais bien qu'à voix intelligible ils n'aient point été prononcés, l'observateur peut les entendre.
Son amour généreux et pur, ses pensées chastes et pieuses éclatent dans ses yeux expressifs, comme de saintes révélations sortent d'un divin sanctuaire.
Le comte de Ravenstel est plongé dans une sombre rêverie. Izolette a totalement disparu de ses regards et.de sa pensée. Cette multitude de bateaux voguant sur les ondes, ces guerriers , ces fleurs , ces fanfares , lui rappellent son arrivée à Montolin , cette belle soir rée de fête où pour la première fois il traversa le lac paisible. Alors son existence était heureuse ; Pavenir se présentait à lui riche d'espérance et de plaisirs , brillant de succès et de gloire. Libre alors , son ame était pure et
fctW l'ÉTRÀN^ÈUE.
n'àV&it point été ûélïte par le* passion* et ta douleur. Là nature^ les hommes, le inonde* il les (àtek-dhait avec transport , il volait ver* état avec enthousiasme et leur portait son
eflèur notice > soû ittUocence dévouée * oomms un« offrande digne d'eux. Qu'il, se promenait de jouissances ! Que la vie lui offrait de délices ! Ohl <gael changement
aujourd'hui ! Il a aimé , toutes les félicités dfc la terre se ^otit évanouies II a aiméuw** y tbui lés enehaatemens dé la nature ttàt disparu. Hélas ! il suffit donc d'un septimeut pour couper toute une carrière , dévaster tout un élfeée v dépouiller tonte une «Sisteaoe*
Où èfct-il ce temps où , dans le vague de séfc désirs et de sfcS contetaplatiotis^ Arthur Vaâigè&ut du calme harmonieux de se» jeu- &ei attirées > s6upir&it après tes agitations tu-
ttitikutuses d'uue vie semée de tempêtes !...-