‹ L'étrangèreChapitre 9 sur 161 · LIVRE Vf. i · texte numérisé non relu

LIVRE Vf. i

Hs débarquent près du castel ; et le comte , désirant éviter les regards et les questions, profite de l'obscurité pour se glisser, sans être vu , jusqu'à l'appartement qu'il habite.

L'irritation de ses esprits est calmée. 01burge le supplie de garder un profond silence au manoir sur les événemens de la soirée. Le comte se rend à ce désir. D est convenu entre eux que pendant trois jours Arthur renfermé chez lui sous quelque prétexte plausible, ne verra qui que ce puisse être , et ne sortira point du castel.

Il est nuit : Olburge s'est assuré par de l'or la discrétion du pêcheur qui l'a aidé à panser les plaies d'Arthur, et qui l'a transporté à Montolin; puis convaincu que son élève , scrupuleux observateur de ses promesses, remplira fidèlement celles qu'il vient de lui faire, et qu'ont dictées leurs vœux

*4 l'étaangbre.

mutuels , il se rend , plus calme , au couvent , où l'Etrangère est appelée.

Les ordres du prieur ont été exécutés.

Plusieurs religieux étaient partis vers la (in du jour pour la demeure d'Alaïs ; et leur vénérable chef leur avait recommandé luimême de traiter l'Etrangère avec les égards dus à son sexe , et la pitié due au malheur.

Ils arrivent à la maison isolée. L'orage avait cessé ; mais la pluie tombait à torrens; l'obscurité couvrait la plage ; l'horizon longtemps sillonné par les éclairs n'offrait plus que de loin en loin ses météores enflammés; les routes étaient obstruées par les dégât» de la tempête; les. prés étaient recouverts d'eau; et l'asile de l'Etrangère , entouré d'arbres dont plusieurs avaient été .brises par* les vents , s'élevait y désert et lugubre, au sein des dévastations.

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