‹ L'étrangèreChapitre 96 sur 161 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Le prieur est à ses côtés. « — Arthur ! lui dit- » il à voix basse, rappelezrvous votre ser- » ment ! L'Etrangère a tenu sa promesse...

» elle est ici ; soyez homme. Un peu de fer- » meté ! suivez-moi.

» — Izolette , répond le comte en se tour- » nant tristement vers sa compagne , et lui » présentant sa main, Izolette, je suis à toi.»

Il dit ; et regarde Alaïs. Croyant n'être pas vue de lui , HEtrangère a penché son front Contre la statue derrière laquelle elle se tient. Le tissu qui couvre son visage est agité ; sans doute elle répand des larmes. À sa respiration gênée , aux mouVemens pénibles de son

sein , on voit que des sanglots la suffoquent

Elle comprime en vain ses angoisses. Arthur à -cet aspect succombe à toutes les pensées qui assaillent à la fois son esprit et son cœur. H laisse échapper la main de l'héritière du castel il tombe , éperdu , sur un siège; et

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d'un son dé voix déchirant, fl a fait entendre ces mots * a — Pardonne ! IzoleUe , oh par- * dorme ! »

Quel épouvantable moment pour la vierge de Montolin ! près de la conduire aux autels,

la main d'Arthur se Retire et fuit, glacée,

hors de la sienne. Ah ! le coup de 1* mort eût été moins eruel pour l'infortunée Izolette»

Ses souffrances sont devenues trop fortes pour pouvoir être contenues et cachées plus long-temps. Son a&e a besoin aussi de s'ouvrir et de développer ses tournera. Elle ou*blie à son tour le lien , l'heure , rassemblée, elle-même ; et ces laoïen tables accens partant de son seiâ déchiré,.

« —Gher Arthur ! plus d'hymen pour moi I » je »e suis point aimée,.** je vois que je ne

n le serai jamais Toute illusion est dé-

» traite, Mon cour â'olfrnçant vers le tien i» n'avait jamais espère recevoir autant ^pi'U

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