LIVRE X
» offrait ; maïs du moins il s'était flatté 4e te » consoler de tes peines , et de pouvoir en- » tourer ta vie de ce sentiment vif e% pur , » de cet amour désintéressé , qui s'oublie en »' se , dévouant , peut rendre heureux sans » prétendre à l'être , donne tout et n'exige » rien; Le voile est tombç dogmes yeux.*..»»
» Je n'adoucirais point tes regrets Tu re-
» pousses ton Izolette. Arthur ! plus de con- » trainte î sois libre ; je ne t'adresse aucun • » reproche ? tu n'es pas maitre de toi-même.
» L'humiliation de ce moment est sans doute » horrible pour moi ; mais tu souffres , je ne » puis que pleurer; tu aimes. ... je comprends )> tes maux. Cest malgré toi que les flanon- )> beaux de l'hymen se sont allumés. Wa-
» chève point le sacrifice Tu seras mon
» «ami , mon frère ; d'autres liens pourront » rious unir. Tu me redoutais Comme épouse; » eh bien ! tu m'aimeras comme soôur* » à ■
Le comte de Ravenstel , dans un trouble impossible à peindre, veut prononcer quelques paroles; mais Izolette s'y oppose :
« — Point de généreuse pitié ! dit-elle ; Ar- » thur ! ne brusque point ta réponse ; n'ô- » béis à nulle impulsion étrangère; que ce » soit ton cœur qui te parle , et non ma dou- » leur qui te touche ! »
Arthur se tourne vers l'abbé. Son regard . semble lui dire : « C'est Izolette qui me dé- » gage de mon serment; ce n 9 est pas moi qui » romps mes nœuds. » Mais le prieur s'adressant à la fiancée du castel : « — Que faitesw vous! lui dit -il avec force, quoi! au pied » même de Fautel rejeter Panneau nup-
)> tial! quelle conduite ! quel scandale !
» vos esprits ne sont plus à vous , revenez à » la raison. Retirer ici le consentement que » vous avez donné ! Izolette a une ame trop » pure pour consentir à outrager ainsi , de-