‹ L'étrangèreChapitre 99 sur 161 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

» qui me le montrait. Je renonce aux joies 1» de la terre, à tontes les pompes de la rie. » Quel sacrifice maintenant pourrait me » paraître cruel! Arthur, jtai renoncé à » toi. »

Pendant cette scène déchirante , L'Etran-* gère , à l'écart et sanst être vue , contemplait silencieusement , de l\m des angles de la salle , Arthur , Izolette et FablwL Quel lo*g* suppliée pour eue h. .*.*./.. Tout ~ à - coup elle sort de son abattement ? u**e détermination subite hrî a donné des forces surnaturelles* Elle accourt à Izolette, sahîl s»

qsaki arcec force; et r tandis que la surprise elFeifiroi enlèvent à sa rivale tous les moyen» de résâtioioe , elle replace à la- hâte sur son» front ses fleurs», ses pierreries, sa couronne e* ■ son voile. Puis la rdevan* malgré elle : « ~~< Ifcaiette ! di tFJHCwnpriae , tou» serez Vc>-

» pouse d 1 Arthur Vous le serez Vous

» devez l'être. Plus de résistance , il le faut. » De par le ciel , je vous l'ordonne ! »

Sa voix imposante et solennelle a produit un effet magique. Arthur , renversé sur son siège, n'a plus ni volonté ni force. La vierge du castel n'ose retirer sa main de celle^e l'Etrangère. Il lui semble qu'un esprit divin a pris une apparence humaine pour lui porter Tordre des cieux.

« — Qui donc êtes-vous ! s'écrie-t-elle , » vous qui parlez au nom du Seigneur.!... »

Là figure mystérieuse rejette son capuchon en arrière. De beaux cheveux blonds s'échappent en désordre des replis de ce sombre voile; et un visage angélique , une incomparable beauté s'offre à l'œil surpris d'Izolette.

« — Je suis r Etrangère , 'dit-elle. »

Et sans laisser aux époux ni le temps de la réflexion , ni le pouvoir de la résistance,

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