‹ L'Étranglement Rétrograde de l'ÉpiploonChapitre 7 sur 21 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Si l’on consulte la littérature chirurgicale, on peut se rendre compte que la connaissance de l’omentumvolvulus ou torsion du grand épiploon est de date assez récente : DEmoxs, dans la Revue de Chirurgie de 1893 !, Bayer en 1893, Moxop, dans la thèse de Reyner, en 1899; en 1900, dans une discussion à la Société d'Anatomie de Paris, Lucas-CHAMPIONNIÈRE, LEJARS, Pornerar et WALTER, dans une communication au sujet d'un cas de torsion épiploïque. Dans la même année, les publications sur l’omentum-volvulus deviennent de plus en plus nombreuses. Parmi les auteurs étrangers, nous citerons PECcKk, Baracz, HocHENEGG, Wiener, CHavannaz, dans la Gazette hebdomadaire de Médecine.

Bayer, Centralblatt für Chirurgie, 1882.

Moxop, thèse Reyner, Paris, 1899.

Société d'Anatomie de Paris, séance du 9 mai 1900, Baracz, Deutsche Zeitschrift [. Chirurgie, 1900.

1 Demons, Revue de Chirurgie, en 1893, p. 151.

Eve

PEcx, Medical Record, février 1900.

HocnexecG, Wiener klin. Wochenschrift, 1900.

Wisxer, Annals of Surgery, aprile 1900.

CHAvanNaz, Gaz. hebdomadaire de Médecine, 1900, p. 6or.

Dans l'année 1901, paraissent successivement un cerlain nombre de travaux : OELvEIN, Wrarr et RENOU, Descaames, MarrTINAUD, dans sa thèse de Bordeaux.

Dans l’année 1902, Moresco, MALHERBE, QUENU, CapPeTTE, TRÉMOLIÈRES, SONNENBURG, VIGNARD et GIRAN- DEAU. GIRANDEAU, 23 observations. Rocxe, 29 observations.

Le nombre total des observations arrive à un chiffre de 68 en l’année 1902. Les articles de ViaxarD et GiRANDEAU, thèse de Roche, l'article de Lrsars, dans la Semaine Médicale, contribuent surtout à bien élucider cette question.

OELvEN, Annals of Surgery, novembre 1901.

SouriGoux et Descamps, Bulletin de la Société d'Anatomie de Paris.

MarriNnAuUp, thèse de Bordeaux, n° 76, 1902.

Mazcuerse, Arch. prov. de Chirurgie, 1903.

Quexu, Société de Chirurgie, 20 mai 1903.

Trémorières, Société d'Anatomie, 16 octobre 1903.

SONNENBURG, Archives internationales de Chirurgie,

Ainsi qu'on peut le voir, tous les mémoires, toutes les communications faites au sujet de l’omentum-voivulus, mentionnent la torsion intra-abdominale de l’épipioon. C’est ce que l’on retrouve bien décrit, en particulier, dans l’article de Bexper et de Herrz, dans

RTE

la Revue de Gynécologie de juillet 1901, dans celui de VicwarDp et GIRANDEAU, dans la thèse même de Grran- DEAU, l'article de Lrsars publié par la Semaine Médicale de 1907. qui font bien mention de diverses variétés de torsion abdominale, mais nous n'avons nulle part retrouvé de cas relatant la hernie rétrograde ou intraabdominale de l’épiploon. Lejars mentionne, dans un renvoi de la page 24 de son article, l’étranglement rétrograde de l'épiploon, dans la première division qu'il donne sur les variétés cliniques de l'omentumvolvulus et sur la façon dont peut se produire la double torsion épiploïque. Il est possible, dit-il, que l’étranglement rétrograde de l’épiploon soit combiné à la torsion. Ainsi en était-il dans le fait de Bayer, Centralblatt f. Chirurgie, 30 avril 1898, p. 462, et dans l'observation de M. Scamin rapportée par M. Guinar», Bulletin et Mémoires de la Société de Chirurgie de Paris, séance du 7 mars 1906, p. 283, et dans la Semaine Médicale, 1906. Nous avons étudié en particulier le cas cité dans la Semaine Médicale : elle relate une hernie du grand épiploon, qui a donné lieu à une discussion de MM. Guixarp, MaucLaiRe et TurriEr, mais 1l n’est question, à aucun moment, de l’étranglement rétrograde de l'épiploon.

Nous avons consulté le Centralblatt f. Chirurgie du mois d'avril 1898; là nous relatons un cas de Bayer (p. 462), qui fait partie des trois observations que nous avons recueillies et qui forment la base de notre travail. Cet article nous montre que la littérature étrangère est un peu plus riche que la nôtre en cas semblables. Bayer cite, dans sa bibliographie, Maypz et Kukura

ner qui parlent de l’étranglement rétrograde de l’épiploon (retrograder incarceration), incarcération de la trompe et de l’appendice cæcal, le cas de KukuL1a, puis de SCHNITZLER et Koprsteix. Sans être très nombreux, ces cas donnent une idée approximative de la question.

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