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III. — Explication des névroses

La névropathie vraie, indépendante de toute lésion organique, de tout processus pathologique, est très facilement explicable par les notions nouvelles :

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[I y a névropathie tontes les fois que, dans la vie normale, il n'y a pas corrélation suffisante entre les éléments constitutifs de la synthèse psychique et spécialement entre lepsychisme inférieur et le psychisme supérieur. Il y a névropathie parce que letre subconscient remplit défectueusement son rôle directeur et centralisateur.

Considérons un hystérique typique :

Il semble réellement ne pas savoir utiliser convenablement ses sens ni ses facultés : il y a des organes qui échappent à sa direction consciente, à sa sensibilité ou à sa volonté ; d'autres dans lesquels sa sensihibilité et sa motricité semblent s'accumuler avec exagération : d'où, d'un côté, anesthésies ou paralysies; de l'autre, hyperesthésies ou contractures.

Et ce qui prouve bien que c'est seulement la direction générale qui est défectueuse, c'est que ces symptômes contraires se déplacent, n'ont aucune fixité, soit comme localisation, soit comme intensité.

Mêmes remarques pour les troubles psychiques, d'excitation, de surexcitation, de dépression et d'incohérence et pour les phénomènes convulsifs.

Toujours force directrice mal dirigée, inutilisée ou défectueusement utilisée.

L'être subconscient, directeur de l'organisme, s'acquitte mal de sa fonction. Impuissant h tout diriger, il donne trop d'un côté, pas assez de l'autre, laisse toujours quelque organe ou quelque fonction échapper àsa surveillance.

L'hystérie serait donc due,

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défaut de concordance des deux psychismes et a l'iu-

puissance de la subcon science directrice.

C'est là, du reste, une opinion que semblent entrevoir aujourd'hui philosophes et médecins :

On sait que M. Pierre Janet fait de l'hystérie un trouble de l'attention, de la mémoire et de la volonté.

Dans un très beau travail d'ensemble sur l'hystérie ', le D r Paul Sollier donne une théorie nouvelle de cette névrose, qui me parait concorder également avec mon explication.

Pour lui, l'hystérie serait la conséquence d'un sommeil local du cerveau. Tous les centres divers pourraient être atteints, isolément et à des degrés variables, de ce sommeil ; d'où la variabilité extrême des symptômes morbides.

Au lieu de sommeil local, mettons abandon au repos, inutilisation des centres cérébraux, ce qui revient au même, et l'accord de cette théorie avec l'opinion que j'ai avancée sera complet.

Des théories analogues ont été données par divers savants, pour l'explication des symptômes isolés de l'hystérie. Ainsi, pour le professeur Lépine, l'anesttaésie et la paralysie hystériques proviendraient d'une insuffisance temporaire de la transmission intemeurotîque (Lyon médical, 1894).

Branly exprime une opinion identique et assimile le fonctionnement des neurones au fonctionnement des radio- conducteurs s .

i. D' P. Sollier, Genèse et nature de l'hystérie. Paris, F. Akao,

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