‹ L'Etre subconscient: Essai de synthèse explicative des phénomènes obscurs deChapitre 27 sur 53 · RÈS LES NOTIONS NOUVELLES · texte numérisé non relu

RÈS LES NOTIONS NOUVELLES

Les physiologistes sont donc bien d'accord sur la question de la pathogénie hystérique.

Seulement, ce repos, ce sommeil desdits centres cérébraux, cette insuffisance de circulation nerveuse, etc., constituent une constatation, et non, à proprement parler, une explication.

Quelle est la cause intime du phénomène ? C'est ce que nous ne apprend pas la théorie du D r Sollier, ni les théories analogues.

La cause intime est celle que nous connaissons ; te défaut de concordance entre les deux psychismes et l'impuissance de la direction subconsciente.

Maintenant surgissent quelques questions secondaires, relatives précisément à l'impuissance de la direction subconsciente. A quelles raisons faut-il attribuer ce défaut de concordance et celte impuissance ?

Les raisons peuvent être multiples, comme le sont toujours des causes secondaires. On les trouvera aisément quand notre pathogénie de l'hystérie sera admise et étudiée. On peut dès maintenant en fournir quelques-unes ;

a) La subconscience directrice peut être impuissante, parce que son union avec la conscience et l'organisme est mal assurée, et que des phénomènes élémentaires d'extériorisation se produisent trop facilement et spontanément.

La défectuosité de cette union pourra elle-même être congénitale ou acquise (origine trauma tique, infectieuse, toxique, réflexe).

1897. Voir aussi le mémoire du D r Gères t, Lyon Médical, 21 août 189S.

h) La subconscience directrice peut être impuissante, parce qu'elle doit lutter contre des suggestions extérieures, contre les effets d'une contrainte, d'un genre de vie, d'un système d'éducation, etc., détournant l'être de sa voie naturelle.

C'est là une cause secondaire fréquente de l'hystérie. Dès que l'être est sorti de sa voie normale, dès surtout qu'il vit en désaccord avec les lois naturelles, la nature se venge cruellement et la névrose survient.

On sait combien l'hystérie est fréquente dans les couvents : c'est la tare habituelle des anormaux.

c) Enfin, la subconseience directrice peut être impuissante par nature, réellement inférieure à sa lAche, parce qu'elle est unie à un organisme trop compliqué pour elle, trop perfectionné pourqu'elle sache l'utiliser convenablement. Les hystériques de cette catégorie seraient simplement des névropathes inférieurs.

d) En regard de ces névropathes inférieurs, on conçoit immédiatement une catégorie de névropathes supérieurs, dont l'individualité subconsciente est trop au-dessus d'un organisme grossier.

L'activité subconsciente est en lutte perpétuelle contre une cérébiation défectueuse, contre un instrument organique et des sens dont elle ne tire pas tout le parti qu'elle désirerait et qu'elle surmène en vain.

La lutte et la gène se traduisent dans l'être conscient par des malaises et des troubles divers.

L'influence subconsciente, chez le névropathe supérieur, ne pèche donc plus par insuffisance, mais par

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