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MÉTHODE ET ÉVOLUTION DE LA PHILOSOPHIE SCIENTIFIQUE II

Ce n'est là qu'une simple affirmation, et rien ne prouve qu'il soit impossible de démontrer le contraire. Guy au prévoyait révolution prochaine de la philosophie scientifique dans un sens idéaliste : « Le xixe siècle, dit-il, finira par des découvertes encore mal formulées, mais aussi importantes, peut-être, dans le monde moral, que celles de Newton ou de Laplace, dans le monde sidéral1... »

Dans un chapitre important de son Irréligion de l'avenir, il étudie la possibilité de Y immortalité dans le naturalisme monisle. L'immortalité selon lui, pourrait devenir une acquisition finale de révolution.

Klle pourrait être aussi le résultat d'une sorte de pénétration réciproque des consciences supérieures, qui se continueraient Tune dans l'autre. Ce qu'il y a de meilleur dans la conscience individuelle pourrait demeurer dans la conscience d'un être aimé et lui rester uni après la mort.

Ce sont là des conceptions fort belles, sans doute, mais trop vagues et incertaines, comme le déclare Guyau luimême, pour satisfaire nos espérances d'immortalité.

Qu'il nous soit permis d'entreprendre une étude méthodique de quelques-unes des découvertes qu'avait prévues ce grand penseur, découvertes récentes et mal éclaircies encore, mais que la philosophie scientifique n'a déjà plus le droit de dédaigner.

Peut-être ensuite hésiterons-nous à proclamer chimérique la conception de Y immortalité dans le naturalisme monisle.

1. L'Art au point de vue sociologique, introduction. Paris, F. Alcau.

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