‹ L'etude et les progrès de l'hygiène en FranceChapitre 53 sur 174 · CT · texte numérisé non relu

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0 5' W 15' 20' 25' 30' 35' *0' »5' 50' 55' 60' minutes X .T> On déduit de ces courbes qu'au bout d'Une heure la vj dation est sensiblement la mime dans les trois cas.

Fig. 167, 168 et 1G9. — Progression des viciations successives de l'air dans des .capacités différentes, d'après M. Herscher.

Les chiffres deviciation indiqués ci-dessus ne comprennent pas l'acide carbonique normalement contenu dans l'atmosphère.

Droite représentant la Viciation de l'air pour une capacité

de 8 m 3 par individu et supposée non ventilée.

(hypothèse d'une classe de jeunes gens de W ans)

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0 5' W 75' 20' 25' 30' 35' W «' 50' 55' 60'minute$ X ■limite de Viciation ordinairement admise, atteint&dès fa 15? 'minute

Même hypothèse que ci-dessus pour là capacité

et I 'âg~e des individus,

mais en supposant une ventilation de 2Q"!3pàr heure

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0 fi' * 72' 75' 15' 2*' 30' 36' t2' M' ' 54-' * 60'mmutes X Limite de Viciation ordinairement admise, atteinte dès la 2^f minute

Fig. 167, 168 et 13 — Viciation de l'air pour une capacité non ventilée, d'après

M. Ilerscher.

Les chiffres de viciation indiqués ci-dessus ne comprennent pas l'acide carbonique normalement contenu dans T'atmosphère.

n'est que de 24 millionièmes,, fraction insignifiante qui peut être négligée.

« Conclusion : pour les trois cas, la même ventilation est indispensable, malgré la différence de capacité, des salles.

« Veut-on même examiner ce qui se passerait avec une capacité de 50m3 par individu, cas de certains hôpitaux? Soit; mais quoique on ait alors immédiatement le droit d'être plus exigeant dans l'établissement des termes relatifs à la viciation, consentons cependant à conserver la limite de r?^ fixée pour les cas précédents,

et supposons, par exemple, un dortoir d'adultes en bon état de santé où chacun dispose de 50m3 de capacité en même temps que de 20nl d'air de ventilation par heure.

« Eh bien, dans ces conditions plus qu'exagérées, introuvables, la limite de la viciation serait encore atteinte au bout de deux heures environ de fonctionnement, en supposant la ventilation marchant en plein dès le commencement de la première heure !

« Dans une classe offrant 8m3 de capacité par enfant ou jeune

homme, proportion rarement réalisée, même dans les établissements

les mieux partagés, la viciation de ,-t^x est atteinte en 45 mir s ' 10000

nutes, lorsque la salle n'est pas ventilée du tout. Cette viciation arrive

au bout d'une heure au chiffre de r^-r„ (fier. 170 et 171).

Avec une ventilation horaire de 20m3 par individu, on croirait à peine que la limite de viciation se rencontre encore dès la 24e mi-

nute. Pour que la proportion de ne soit pas dépassée, le cal-

cul indique qu'il faudrait 32m3 de ventilation par individu, lorsqu'il s'agit de jeunes gens de 16 ans.

On ne peut guère espérer que jamais ce chiffre soit accordé pour des classes. A mon avis, on peut même le réduire sans dommage, surtout avec des entrées et des sorties naturelles d'air judicieusement combinées. Cependant il me semble qu'on pourrait faire connaître ces chiffres aux autorités compétentes, en les accompagnant du tracé des courbes de viciation analogue à celles que j'ai soumises aujourd'hui à votre examen.

« En définitive, le chiffre de mètres cubes d'air de ventilation à faire dans une salle habitée ne dépend pas, dans la pratique, de sa capacité. Ce qui pourrait s'exprimer encore en disant que, pour une grande salle comme pour une petite, il faut autant de mètres cubes d'air de ventilation lorsque les deux salles contiennent le même nombre de personnes. Cela ne veut pas dire, bien entendu, que l'importance comparative de locaux observés n'influe pas sur leur

état de salubrité ; mais seulement que la valeur des coefficients de ventilation n'y est pas intéressée. »

Si maintenant nous voulons examiner comment depuis 1878 ont été entendues en France la construction et la disposition des édifices publics, nous ferons remarquer que les écoles ont . été étudiées au chapitre I , les casernes au chapitre III ; les hôpitaux et hospices feront l'objet du chapitre VII. Nous n'avons donc plus que quelques mots à dire des prisons, des halles et marchés, des cimetières.

Prisons. — Notre collègue, M. Normand, a récemment achevé une Maison centrale de force et de correction, à Rennes (Ille-et- Vilaine) , dont il a bien voulu nous permettre de reproduire le plan (fig. 172).

Cet établissement occupe un carré de 250m3de côté et est approprié pour recevoir une population de 1,000 femmes, avec tout le personnel et les services que comporte une si grande agglomération. Il est conçu suivant le système de la vie en commun.

Les bâtiments affectés à la détention ainsi que l'infirmerie sont élevés d'un rez-de-chaussée et de deux étages, tous les autres bâtiments ne se composent que d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage.

Quand on a passé la porte d'entrée, on se trouve dans une vaste cour ayant à droite un bâtiment renfermant les logements d'une communauté de religieuses, l'appartement de l'aumônier, celui d'un gardien chef.

Enlace la porte d'entrée, un petit bâtiment précède l'entrée de la détention et est affecté à un poste de gardiens; à droite en entrant un corps de logis renferme les bureaux de l'administration et les logements du directeur, de l'inspecteur, du greffier comptable .

Les bâtiments affectés à la détention des condamnées sont élevés au pourtour d'une cour centrale hexagonale; à l'intersection des bâtiments entre eux, est un vaste escalier. Le diamètre de la cour hexagonale est de 140 mètres.

Cette cour sert dans les beaux temps à la promenade des détenues. Quand il fait mauvais temps, cette promenade se fait sous une galerie à arcades faisant tout le tour de cette cour centrale.

En entrant dans les bâtiments de la détention, ou trouve adroite un parloir, des bains pour les arrivantes ; deux vastes réfectoires, communiquant directement avec la cuisine placée dans un bâtiment en aile, puis des ateliers et, enfin, un prétoire placé à gauche du vestibule d'entrée.

En face, en entrant dans la cour, une chapelle de 14 mètres de largeur sur 32 de longueur, sans points d'appui intérieurs, pour réunir les mille femmes dans des conditions tout particulièrement faciles de surveillance.

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