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DISPENSAIRE DU HAVRE

c*iigny

Fig.214. Plan du Dispensaire de M. le Dr Gibert, pour enfants malades, au Havre.

LEGENDE

eau chaude) .. „f- „

eau froide [canalisation.

L, chambre à sudation.

a5, ho'te à su lation.

bs, lit de repos.

M, /louche froide el à vapeur.

a", tribune du doucheur.

b°, douche en hmce.

cu, douene en |iluie.

d6, douche en cercle.

e6. lit pour bain de vapeur.

fJ, louche à vapeur.

NX, cabinet de loi le/ te.

0, salle de massage et d'électricité.

;i7 a7, lit de massage et de repos.

b\ appareils d'électricité. P, salle de massage.

a8, lit de massage et de repos.

R, vestiaire des garçons.

S, bureau.

T, vestibule.

U, salle de gymnase.

a9, portique.

b9 b"9 b''9, machines orthopédiques.

c9, échelle do sale graduée.

d'J, échelle onhopédique.

e9, divms.

V, vestiaire des filles.

A, salle d'attente, salle à manger.

B, cabinet du médecin.

C, cabinet noir.

D, pharmacie.

E, lava -us du médecin.

F, salle de pan ements.

a, livahos. Douches médicamenteuses d'eau chaude et froide, nasales, oculaires et auriculaires.

b, méd.cainents journaliers.

c, ot'iirine, préparation des médicaments.

G, passages.

HH, bains 'les garçons et des filles.

a1 a'1, bains collectifs, b- b2, bains isolés, e' c2, h.iins sulfureux.

I, cour de service.

a3 b3, réservoirs d'eau chaude et

f roi le c3, eh udière à vapeur.

d3, réservoir des douches (9m00 au-

des-us du sol).

e3, charbon.

P, water-closets.

K, cuisine alimentaire.

a1, cuisine à vapeur.

b1, évier.

c*, table, d*, guichet (communication avec la

saile à manger A).

' Chauffage à la vapeur (tuyaux on cuivre). Bouilloires à vapeur

<'eau servant de calorifère.

Nota. — Toutes les pièces sont éclairées par le toit

Le prix de revient de ce traitement, y compris les médicaments donnés gratuitement et qui dans le dernier exercice ont représenté une somme de 1,975 francs, est de 25 centimes par jour et par enfant. Ce chiffre, qui est à peu près le même tous les ans et qui tend à diminuer, puisque le nombre des enfants augmente chaque année sans que les frais généraux augmentent dans la même proportion, ce chiffre mérite d'appeler l'attention non seulement des médecins et des philanthropes, mais des administrateurs.

Notre collègue M. le D1 Foville, chargé par le ministre de l'intérieur d'étudier l'œuvre du D1' Gibert a publié un rapport qui a été inséré au louvnal officiel et qui a été suivi d'une circulaire adressée par le ministre aux préfets de la France, pour les engager à créer partout où ils le pourraient le nouveau mode d'assistance publique. Cet appel a été entendu de quelques villes de France. A Rouen, le Conseil municipal a voté une somme de 150,000 francs pour la fondation de dispensaires. A Clermont-Ferrand, le Conseil municipal a décidé également la création d'un dispensaire. Enfin, au Havre même, Mme veuve Auguste Dollfus a fait don d'une somme de 40,000 francs pour la création d'un second dispensaire à Graville.

L'impulsion est donc donnée et il est probable que l'idée du dispensaire sur une base aussi large fera son chemin et servira, comme l'a toujours espéré M. le D1' Gibert, à dégrever le budget des hôpitaux. Dans sa pensée, en effet, le dispensaire devrait « servir de crible pour arrêter sur la route qui va à l'hôpital tous ceux qui peuvent être soignés au dispensaire. » Or, dans la statistique annuelle formée par M. Gibert, toutes les affections, toutes les maladies, sauf les maladies aiguës, peuvent être soignées au dispensaire et celui-ci permet ainsi d'établir plus rationnellement le traitement à domicile.

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