TEMPS DE RÉACTION
ler presque à volonté ce nombre des réactions anticipées. 11 me suffisait pour cela de prolonger de quelques secondes l'intervalle que je laissaisécouler entre l'avertissement « Attention ! » et le contael sur la main; il se produisait “aussitôt une réaction antiripée ; si je recommençais la même manœuvre, en répélant mon avertissement, laréac= tion anticipée se produisait de nouveau ; j'en aï eu ainsi Jusqu'à trois en succession immédiate ; lorsque le mouvement d'anticipation ne se produisait pas, il se produi- h sait enrevanche une ébauche très netted'anticipation, Marguerite avait un mouvement de tout le bras, elle penchait | mème le corps on avant, mais elle réussissail à se retenir wine relevait pas-dlerdoigt appuyésur l'interrupteur. Supposant que Marguerite se trouvait, par hasard, au “ours de cesexpériences, sous quelque influence inconnue, laissé passer une huitaine de jours sans expériences, bles ai reprises ensuite, et j'ai encore trouvé la même dance d’anticipalions. C’est là un lrait bien caractélique.
Que signifie{-1? Comment pouvons-nous l'expliquer ? n'avons jamais dit à Marguerite, pas plus qu'à Are, qu'elle devait se garder de partir avant le signal. ndant, pendant la 14° série, elle nous demande, tout faisant les réactions : «IL ne faut pas partir avant ? » us lui avons répondu : « Il vaut mieux ne pas partir Qt; » mais, malgré notre affirmation, elle a encore fait celte série et dans la suivante beaucoup de réactions ipées. En théorie, on pout admettre que l’anticipation réactions provient d'un excès de zèle, plus précisément e phénomène suppose à la fois un grand désir de réavite, un peu de surexcilation,et une faiblesse de cooron, un défaut de volonté comme frein, Gette explion toute théorique conviendrait peut-être au cas de uerite, mais à quelques nuances près. Tout d'abord, remarquons qu'une fois, la pendule ayant sonné, elle
D tm
série de réaclions s'éclaire singulièrement proche de l’enseignement qui nous est fourni roles et réflexions du sujet. D'une part, Ai pas de très grands offarts de volonté; l'expérience, répétant, lui paraît monotone, elle s’en lasse, elle n porte qu'un zèle de politesse; toutes les réflexions échappent et que j'ai notées —il y en a à peu près 200 sont indifférentes et alones. C’est là, à mon avis, ce qui explique en partie la lenteur de ses réactions ; elle ne s’est pas donnée avec Loute sa volonté, et la courbe de. réactions est aussi, en partie, une courbe de caractère J'ignore, bien entendu, si, dans ua moment d'exeilatiom forte de la volonté, elle pourrait donner des réactions beaucoup plus rapides, des réactions de Jet de 8, mes, comme sa sœur lo fail si fréquemment, Ma montré, au contraire, une application soutenue, un, réel ; le désir répété qu’elle exprime d'eller vile, la larité de sa courbe de moyenne et la brièveté de lions prouvent une attention fortement concentrées d'autre part, ce nombre si élevé de réactions nous démontre une légère incoordination des mouye rapides, et une faiblesse de la volonté comme son émotivité ot ses regrets, si vifs quand elle dé lenteur de ses réactions, sont des faits bien ca tiques qui confirment notre interprétation.
Ea résumé, nous relevons chez Armande une lion normale, sans effort marqué; chez Margueriles efforts d'attention continus, extrèmement énergi des signes d'incoordination. On remarquera en p combien ce test ressemble, par ces résultats, à celuidelé correction d'épreuves : Lout indique, du reste, ce rapprochement ; d’une part la plus grande vitesse de Marguerit® dans les deux genres d'expériences, et, d'autre part, ses signes d'incoordination, se traduisant, dans un cas,pan des lettres barrées à tort, el, dans l'autre cas, par dés
TEMPS DE RÉACTION 258 anticipées ; ajoutons que, dans les deux genres
mentale : Armande tranquille, un peu indifférente, erite toujours zélée, prenant letravail à cœur, et se à la moindre faute. On voit que ces deux tests it beaucoup de lumière sur le caractère de ces deux , mais c'est à la condition qu'on ne se borne pas à ter des chiffres et à calculer des moyenens.