‹ L'étude expeŕimentale de l'intelligence (volume 2)Chapitre 15 sur 19 · RÉACTION SENSORIELLE ET NÉAGTION MOTRICE · texte numérisé non relu

RÉACTION SENSORIELLE ET NÉAGTION MOTRICE

leur aï posé à toutes deux, après 100 réactions, la question : faites-vous plus attention à votre main (qui réagit) ou à votre main gauche ? (qui perçoit gnal). Armande répond de suile qu'elle fait plus attenà sa main droite. « J'ai toujours peur, dit-elle, de pouvoir lever le doigt assez vite, qu'il soit comme di; alors, je concentre toute mon attention sur droite, » Au contraire, Marguerite dit: « Je crois

ü fait plusattention à la main gauche. Le main droite un peu mécanique dans ce qu'elle faisait. » Ces deux filles n'ont jamais entendu parler de la distinction et elles n’ont d’autres notions surcette question

o, lrès vague, qui a pu leur être donnée par mon ion. On voit que Marguerile, qui appartiendrait

e sensoriel, est plus rapide qu'Armande, qui apparau type moteur : c'est le contraire de ce qu'on

ie ordinairement. Mais je ne suis disposé à tirer conclusion de cette exception à la règle ; de plus,

Vois pas du tout comment on pourrait rattacher les oriels et moteurs de réaction aux résultats des cherches que j'ai failes sur ces deux enfants ; peutexister, mais, pour le moment, il m'échappe.

= CONCLUSION

Les résultats des tests précis mais venons d'employer nous amènent à e = Marguerite est, comme pouvoir d’atten sa sœur, Avant de discuter celle co ressant de mettre ici ce que les observati jours m'ont appris sur ce point. J'ai obs naire Armande est plus étourdie que M Elourdie, voilà un mot bien vague. Il:

donnée, une recommandation qu'on lui est-elle moins soigneuse pour ranger.

moins regardante pour économiser |" Est-ce parce qu'elle a une force moindre d' croirais plutôt qu’elle est plus insouciante moins sensible, par exemple, au petit enn perdu ou égaré.

Je trouve un fait significatif dans des notes prises quand Armande n'avait que six ans. On damné pour un Lemps une porte de l'appartem guerite l'apprit très vite, et ne s'y trompait qu'Armande continua longtemps à aller vers la p: damnée, Croyant d’abord à un défaut de m part, je l'interrogeai, et elle m’apprit que « cola bien égal de se tromper ». Bien souvent, on 4 une perte de mémoire des distractions et étou ce genre, qui sont simplement des preuves d'in: Autre fait. | Marguerite, quand elle entreprend un travail n'est pas habituée, a une tendance à se méfier d' elle hésite, se désule, elle est persuadée d'avance ne réussira pas.

RP aude italeiare Ponts tuelle d’Armande. Le contraste se produit non seulement pour une expérience de psychologie, mais pour n'importe quel travailintellectuel, el même pour un exercice physique “unpeudiffcile, un tour d'adresse enbicyelette. Margueriteae

once moins de confiance en elle-mème, ce sentiment la Fait ésiter parfois daus l'exécution de l'acte, elle est lente, elle cependant pas un doute et une hésitation persistants,

e n'est pas tout. Hésitante au début, Marguerite montre

uite beaucoup de continuité et régularité dans le tra-

il ; elle est patiente, capable d'un effort souteno, elle a

l'esprit de suite. C'est le contraire d'Armande ; plus. », celle-ci se rebute plus vile devant une tâche mono- ; elle se décourage, et ne continue le travail que de se grâce, et seulement si on l'y contraint. Ce n’est , à mon avis, qu'elle soit incapable d’un effort conje pense que la cause de cette diminution assez de d'activité provient d'une humeur changeante, Donc, île est hésitante etappliquée, Armande est hardie, ilement découragée.

me paraît incontestable que, dans leur ensemble, ces ryalions sont d'accord avec les résultats précis des . Examinons maintenant ces résultats en eux-mêmes ronsjusqu'à quel pointilest prouvé que les deux sœurs un pouvoir inégal d'attention.

première objeclion est toute de détail, et ne nous ra pas longtemps. Nous avons vu que Marguerite a deux épreuves des signes d'éneryvement qui

ient avec le calme parfait d'Armande.

Je droit d’en conelure que Marguerite a plus de nce que sa sœur à l'énervement, à la surexcilation, à ation? Peut-être; mais, dira-t-un, ce sont là ressions bien vagues; et, de plus, ceci est l'objec- , il faut remarquer que les énervements de te survenaient dans les moments de grands efforts

plement qu'elle ne se donnait pas la peine de l gré ces réserves et ces alténuations, il deme vrai que nos losts ont découvert une différence dans l'état émotionnel des deux sœurs pendan! volontaire.

Seconde objection : nous avons montré que me est supérieure à Armande dans les tests d'attention. Alien” tion, objectera-t-on, c'est vite dit; lo mot est et sommaire, et on n'a peut-être pas le droit de Pa] sans commentaire à des expériences aussi complexes que les nôtres. Ainsi, les temps de réaction sont présentés comme une mesure de l’altention volontaire; on admeb que plus une mème personne est attentive, plus ses réactions sont courtes; el cela est vrai, sans doute, d'une vérité moyenne; mais la durée des temps deréactionn pas influencée seulement par la concentralion de l'a tion, elle dépend aussi d'une qualité individuelle point de relation avec l'attention, cette qualité e vitesse naturelle des mouvements ; une personne lenle réagira moins vite qu'une personne aux mouvements Wifs” quand même les deux prêteraient une forte dose d'allén* tion aux signaux. J'ai en observation une dam naturellement des mouvements très lents, et. qui temps dé réaction de 20 centièmes de seconde.

De même, la répétition des chiffres, quoiqu’elle soit avant tout sos ls dépon danee de l'attention, doit être, influencée par le développement spécial de la mémoite des. chiffres,ce qui fait que j'ai vu Inaudi répéter de suite une série de soixante chiffres, tour de force qui certainement fait honneur à sa mémoire plus encore qu’à son attention. |

Le test consistant à barrerdeslettres est moinsconnu dans sa nalure, mais probablement si ou Le connaissait exäctéM ment, on découvrirait qu'il met en jeu certaines fonclionsM spéciales qui sont distinctes de l'attention. Ainsi aucun

É Mr; S TE MPS DE RÉACTION

n'est d'attention pure; constamment, une autre y est engagée. Comment, dès Lors, faire la part de tion, et dire que lorsqu'un sujet, comme Marguetriomphe dans l’un de ces tests, il doit cet avaut Ia force dé son attention? Voilà l'ubjection, elle a, ce ne une portée générale. Je crois facile d'y ré- Un test d'attention, pris isolément, ne peut paso. de conclusion relative au degré d'attention d’une onne; cela est juste; mais si un ensemble de tests on, qui sont de nalure très variée, et qui sollicifonctions bien différentes, donnent des résultats. pour ua sujet que pour un autre, il est permis conclure que l'élément commun de lous ces dire l'élément d'attention, est plus développé chi uns C’est Le cas qui se présente; La supériorité” oir d'attention de Marguerite n'est pas douteuse, elle se manifeste dans les tests d'attention tes plus

nation Nous avons dit souvent qu'Armande pas un grand effort de volonté dans les expéqui l'ennuient ou qui se prolongent trop; cette élait bien manifeste pendant lestemps de

mple. Il en résulterait que ce qui a MU cest moins la volonté que la bonne volonté; elle Lêtre un grand pouvoird'attention, maïs elle ne veut. servir ; elle peut, mais elle ne veut pas. Une mclusion, si elle était démontrée, n'ôterait rien de

de notre recherche; après avoir bien réfléchi à.

ts, je ne m'y rallie pas; je ne crois pas qu'il Ge

opposition très grande entre ne pas pouvoir et

ouloir, c'est surtout une opposition de mots.

ment qu'Armande, dans aucun test d'attention, ne

un effort aussi vigoureux que ceux de sa sœur,

moi la preuve qu'il n'est pas dans sa nature de.

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