‹ L'étude expérimentale de l'intelligenceChapitre 24 sur 55 · PP PE · texte numérisé non relu

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2° Les différents genres d'objets qu'on donne à décrire ne sont pas propres à mettre en relief les mêmes types mentaux; et pour que l'expérience soit complète, il importe de faire décrire successivement aux mêmes personnes des objets différents.

Ces premiers essais m'ont paru intéressants à rappeler; mais ils ne me satisfont pas complètement. On peut mettre en doute leur signification; et il y a beaucoup de points d'interrogation qui pourraient être posés. Ainsi:

1° Le genre de description que donne un sujet traduit-il son type intellectuel ou ne provient-il pas tout simplement de ce que le sujet a compris par hasard d’une facon particulière l'épreuve qu’on lui impose, ou a subi une influence tout accidentelle et extérieure?

2° Alors même que ce test de description exprimeraïit avec exactitude le type intellectuel du sujet, quelle est l'importance de ce type? Se manifeste-t-il simplement dans cet exercice httéraire de description ou a-t-il d'autres conséquences? Entraîne-t-il une manière particulière d’employer sa mémoire, par exemple, et son raisonnement? ÀA-t-il une part dans la constitution du caractère intellec-

tuel et du caractère moral? | Je pense que ces deux questions vont être en partie résolues par les recherches nouvelles qu'il me reste à exposer.

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J'arrive maintenant aux descriptions d’ Re que j'ai fait faire à Marguerite et à Armande.

Je leur ai fait décrire un grand nombre d'objets différents : une gravure, une boîte d’allumettes, une feuille de marronnier, une montre, un sou, une plume, un point d'interrogation tracé à la main sur une feuille de papier,

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etc. J'ai évité de faire faire ces descriptions le même jour, « de crainte qu’elles ne subissent l'influence d’une orientation d'idées accidentelle. La première description, celle de la gravure, a été faite le 15 octobre 1900; la dernière a été faite en août 1902. Chaque sujet était bien isolé quand il décrivait, et je le laissais en tête à tête avec son papier; recommandation lui était faite de ne parler de l'expérience à personne et même chacun ignorait le temps que l'autre avait mis à faire sa description. Plusieurs fois, mes sujets m'ont demandé des renseignements sur la manière dont M il fallait décrire l’objet, mais je n’ai jamais voulu répondre à leurs questions. Marguerite était souvent embarras- | sée et elle le disait; elle était mécontente de!son travail, L et une fois elle a demandé la permission de le recommen- | cer. Armande était d'ordinaire plus satisfaite; elle a cepen- “ dant exprimé une fois quelque incertitude, se demandant « si elle devait décrire l’objet tel qu'il était ou bien écrire une histoire à propos de cet objet.

Le caractère le plus frappant des descriptions, c'est w qu'elles appartiennent à deux types très différents. Les descriptions de Marguerite sont des descriptions proprement dites, riches en détail sur l’objet qu’on lui mettait devant les yeux. Au contraire, dans les descriptions d’Armande, les détails matériels sont beaucoup moins nombreux, et il y a plus de fantaisie, d'imagination. Cette dif- « férence ne s’est pas manifestée dès la première épreuve, cette première épreuve consistait à décrire une gravure dont je donne ci-joint la reproduction (1). Les deux sœurs ont donné, de cette gravure, des descriptions que je considère comme équivalentes; les objets matériels représentés dans la gravure sont décrits et sobrement interprétés. Voici ces deux descriptions.

(#) Ge cliché nous a été obligeamment prêté par la Maison Hachette.

Description de la gravure par Marguerite.

(Expérience faite le 15 octobre; durée: 14 minutes; nombre de mots : 155.)

Ce sont deux pauvres gens, obligés de quitter leur logement, ne pouvant plus payer leur loyer.

Le plus âgé des deux est assurément le père du petit garçon, qui : l'aide à tirer la misérable voiture où ils ont empilé le peu de choses qui leur appartienne.

Le chemin est glissant, car il a plu, ils peinent pour tirer tout ce qui constitue leur fortune, c’est-à-dire une table que l'on aperçoit à moitié couverte par une espèce de paquet de chiffons, un seau accroché par l’anse, et enfin un panier que l’on voit sur le derrière de cette pauvre charrette.

Je suppose que cette gravure représente leur départ de la campagne qu'ils habitaient; car l’on voit au fond quelques maisons à demi cachées par le brouillard:

Le ciel est orageux, et sans doute il pleuvra encore.

Ils dépassent les dernières maisons, ils sont presque dans la cam-

pagne.

Descripfion de la gravure par Armande.

(15 octobre 1900. Durée: 9 minutes; nombre de mots: 139.)

Cette gravure représente un vieillard et un enfant qui, chassés de leur réduit faute d'argent, vont traîner leur peu de bien dans un quartier moins hostile; on voit Paris dans la brume; c'est l'aurore et une faible lueur qui glisse sur le chemin aux murs démolis indique l'aube qui naît. La charrette semble prête à se renverser; elle est chargée, on a tout empilé; une vieille table, un séau, une huche et quelques draps déchirés qui pendant le long des roues. C'est tout ce que l'on voit; peut-être sous les hardes se cachent d’autres objets.

La route tourne et le sol monte, détrempé et glissant; le long du chemin une barrière démolie étend vers le ciel ses bras décharnés.

Un petit arbuste dépourvu de ses feuilles : c’est l'hiver.

Un œil attentif découvre nécessairement des différences dans ces deux rédactions; celle de Marguerite est d’une description méthodique et un peu sèche; il y a dans celle d’Armande un peu plus de fantaisie; mais ce n’est qu'une nuance; et si l’on avait à sa disposition seulement ces deux descriptions, il serait fort difficile d'en tirer une

interprétation quelconque. Notons qu’Armande a été beau- 4

coup plus rapide, et que, pour un même temps que sa sœur, elle écrit un beaucoup plus grand nombre de mots.

Il m'est arrivé le plus souvent de constater que les expériences faites dans les écoles avec les mêmes tests me donnaïent des résultats moins significatifs que les expériences faites sur mes deux fillettes. Ici, j'ai rencontré une exception à cette règle.

Le lendemain, 16 octobre, je fais faire aux deux sœurs la description d’une boîte d’aliumettes, de couleur brune. Maintenant, les deux descriptions sont absolument différentes; je n'ai cependant fait aucune réflexion, je n’ai donné aux deux enfants aucune idée directrice.

Voici la description de Marguerite: 5 mi AAA:

Description d'une boîte @allumettes par Marguerite (46 octobre 1900. Durée: 13 minutes).

I1 faut que je décrive cette boîte d’allumettes, c'est une chose fort difficile, je commence par la couleur.

Elle est d’un brun rouge, et les mots Manufactures de l'Etat, etc. y sont écrits en même couleur que la boîte, seulement beaucoup plus elair, le timbre de l'Etat est collé un peu sur le dessus et un Lis sur ua gôté pour empêcher de l'ouvrir.

Deux des côtés de la boîte sont noirs, c'est là que l'onfrotte les allumettes pour les faire prendre, assurément cette boîte a servi, car l'on voit plusieurs traces de frottements sur les deux côtés.

Le tiroir qui glisse dans la boîte est de couleur bleue, et rempli d’allumettes rouges maintenant, car autrefois elles étaient blanches; ees allumettes ont la tête jaune et c’est cette tête que l'on frotte sur les parties noires.

Le dessous de la boîte est de même cvuuleur que le dessus, seule- ment plus clair, il représente trois lettres, un A, à gauche, un G à droite, et un M, au milieu; au milieu de cette dernière lettre sa trouve quelque chose de long, auquel je ne saurais donner de nom:

La boîte d'allumettes est une contribution indirecte, elle coûte 40 centimes, mais elle ne les vaut pas.

il y a 60 allumettes dans une boîte neuve.

Cette description est purement matérielle, très atten-

five, très riche en détails. Elle diffère entièrement de la description suivante, due à Armande.

Description d’une boîte d’allumettes par Armande (16 octobre 1900. Durée: 12 minutes).

G'est une vieille boîte d'allumettes que l'on renconire partout sans jamais la remarquer, elle passe inaperçue comme une ombre. ou plutôt comme une chose trop commune pour attirer l'attention. Si on ia secoue, on entend à l'intérieur les allumettes qui entrent en danse : elle est à moitié pleine; son couvercle, d'un rouge éteint

ur ne pas attirer les regards, a l'air de se fondre sur-ce qui l’enei les côtés démolis et branlants laissent voir combien elle a dû traîner souvent sur une table; peut-être a-t-elle toute une histoire; se servit-on d'elle pour s’éclairer au milieu des ténèbres dans un cas important ?

Dans la nuit au centre des bois, s’en servit-on pour retrouver son chemin? Ou simplement on l’a acheté hier avec plusieurs de ses semblables? Nous l'ouvrons, les allumettes sont nombreuses, elles sont rouges, le bout est jaune, rien ne frappe la vue, c’est trop souvent que l’on voit une boîte d’allumettes!

La description d’Armande contient un moins grand nombre de détails matériels; il serait difficile de les comp-

ter, mais on ne commettrait pas une grosse erreur en disant que dans la description d’Armande il y a à peu près trois fois moins de détails que dans la description de Marguerite. De plus, ces détails matériels n'ont pas été décrits pour l'intérêt qu'ils présentent en eux-mêmes; üs sont subordonnés à une idée générale, et servent à l’appuyer. Armande a eu l'impression subjective que la boîte d’allumettes qu’elle avait sous les yeux est un objet banal, qui r'attire point l'attention, qui p2sse inaperçu; et tous les détails de couleur et de forme qu’elle note sont écrits pour illustrer cette idée. Il y a là une manière bien particulièrs de percevoir et d'observer. La copie contient encore beaucoup de réflexions et d'actes d'imagination qui sont à côté; par exemple quand Armande se demande d’où vient cette boîte d’allumettes, à quel usage elle a servi, etc.

Je passe à la description d’une feuille de marronnier, 4

l'automne. La différence de description que nous ve-… nons de signaler entre les deux sœurs s'accentue … encore; nous voyons apparaître chez l’une d'elles de la sensibilité et de l'émotion littéraires, qui font défaut à l’autre.

Description d'une feuille de marronnier par Marguerite (19 octobre 1900. Durée : 11 minutes 15 secondes).

La feuille que j'ai sous les yeux est une feuille de marronnier eueillie en automne, car les folioles sont presque toutes jaunes, à l'exception de deux, et un à moitié vert et jaune.

Cette feuille est une feuille composée de 7 folioles se rattachant à un centre qui se termine par la tige nommée pétiole qui supporte la feuille sur l'arbre.

Les folioles ne sont pas toutes de la même ‘grandeur; sur 7, 4 sont beaucoup plus petits que les trois autres.

Le marronnier est un dicotylédone, l’on peut s’en apercevoir en regardant la feuille, elle a des nervures ramifiées.

En plusieurs endroits la feuille est tachée de points couleur &e rouille, une de ses folioles a un trou. ”

Je ne sais plus que dire sur cette feuille de marronnier.

Cette rédaction contient des détails de description nombreux et aussi des détails d’érudition assez nombreux, souvenirs de leçons de botanique.

D'une toute autre allure est la rédaction d'Armande.

Description d’une feuille de marronnier par Armande (Durée: 8 minutes, 19 octobre 1900.)

C’est une feuille de marrcnniéer qui vient de tomber Herr nire sous le vent de l’automne.

Le feuille est jaune, mais encore raide et droite, dent heé resteil un peu de vigueur dans cette pauvre mourantel

Quelques traces de sa couleur verte d'autrefois, sont encore empreintes sur les feuilles, mais le jaune domine: une bordure bruns et rougeâtre en orne le contour. ï

Les sept feuilles sont toutes fort belles encore, la tige verdâtre ne s'en est point détachée.

DRE 1 dé RD on Se BE EN Me À but e AU Hat TROUS x

Pauvre feuille maintenant destinée à voler sur les chemins, puis à pourrir, entassée sur bien d'autres. Elle est morte aujourd’hui. et elle vivait hier! Hier, suspendue à la branche elle attendait le coup de vent fatal qui devait l'enlever; comme une personne mourante qui attend son dernier supplice.

Mais la feuille ne sentait pas son danger, et elle est tombée doucement sur le sol.

Armande a écrit plus rapidement que sa sœur, elle a été inspirée par l'objet, elle a montré plus de verve. La description matérielle est reléguée au second plan, comme dans la rédaction sur la boîte d’allumettes; elle est subordonnée à une impression générale, l'impression que la feuille d'automne va mourir. Cette idée de mort est développée gauchement, maïs avec quelque émotion, peut-être plus littéraire que profonde.

La description du sou, que je fais faire aux deux sœurs quelques jours après, paraît être calquée sur la description de la boîte d’allumettes; on trouve exactement la même différence entre les deux copies; celle de Marguerite est attentive, détaillée, riche en petits faits; celle d’Armande est très pauvre en détails, et dominée par cette idée que le sou est un objet vulgaire et humble qui passe inaperçu.

Description d’un Sou par Marguerite (21 octobre 1900. Durée : 5 minutes, 30 secondes).

Cette pièce que j'ai sous les ns est un sou, elle est en cuivre, sali par un long usage.

L'envers de cette pièce représente un aigle aux ailes déployées, car elle date de Napoléon III empereur.

Sur l'envers est écrit : Empire Français, 5 centimes.

Sur l'endroit se trouve la tête de Napoléon III, entourée de ces mots : Napoléon empereur, et en dessous la date où la pièce a été franpée, mais elle est trop effacée et je ne puis la lire.

Cette pièce n'est pas épaisse, deux millimètres à peu près.

Description du sou par Armande (21 octobre 1900. Durée : 6 minutes).

C'est un vieux sou usé par ie temps; on distingue encore la tête de Napoléon III en plus ciair sur ee fonds sale. Quelques taches de

vert-de-gris ornent les quelques mots: Napoléon III empereur, puis « la date. Sur l’autre face de la pièce les lettres sont plus usées, on ne distingue presque plus Comme il en aurait long à raconter ve sou, s'il parlait! D'où vient-il? En quelles mains a-t-il bien passé?

On n’y pense même pas en voyant une humble pièce d'un. sou, on ne cherche pas son histoire, mon Dieu, non! Il paraît si simple de voir un sou, c'est si vulgaire! Les sous passent inaperçus comme tant de choses qu'on est habitué à voir partout.

Quand Armande eut terminé sa copie, je lui demandai si elle en était contente; elle me répondit que non: « IL me semble, dit-elle, que je n'aurais pas dû déplacer la question, comme je l'ai fait; c'était la description du sou; j'ai parlé d'autre chose. » Il est singulier que malgré cette remarque elle ait continué, dans les expériences suivantes, à faire des descriptions qui ne sont pas matérielles.

La description d’une plume neuve de Blanzy-Poure est encore comparable à celle de la boîte d’allumettes. Je ne crains pas de répéter les observalions; leur répétition est instructive.

Description d'une plume par Marguerite (31 octobre 1900. Durée : 8 minutes 30 secondes).

Cette plume est une plume Blanzy-Poure, elle s'appelle comme cel& parce que elle doit être fabriquée par la maison Blanzy-Poure. Elle est assez longue, elle n'a pas le bout très pointu, mais elle est très bonne pour écrire.

Elle est creusée depuis un bout jusqu'à l'autre. Toutes les ares sont trouées, mais le trou n’est pas le même, celui de cette “us est comme un parallélogramme très allongé; |

Au bout de l'endroit où en l'enfonce dans le porte-plume, elle s'agrandit en se creusant, je ne Sais pas exe au ae comme c'est.

Enfin le bout pointu forme un angle aigu avec le corps de {a plume. Cette piume est d’une couleur brun foncé, elle s'éclaircit légèrement depuis la trouée en parallélogramme jusqu'à la pointe qui sert … à écrire.

“Sur le corps de la plume est écrit le nom du fabricant. Cette plume : a peut-être 3 cent. de longueur.

On voit que cette description est méticuleuse, très froide,

très sèche; c'est vraiment la description d’un objet ina- … nimé. Armande nous décrit la plume, comme si c'était —. une personne vivante; en revanche, les caractères descrip- » tifs n'arrivent que tout à la fin de la copie, ils sont très peu

- nombreux et très vagues.

Description d'une plume par Armande (31 octobre 1900. Durée : 7 minutes 45 secondes).

Une simple plume!

“ Elle n'a pas encore servi, elle n’a donc point d'histoire, elle na passé sur aucun papier, elle n’a pas laissé les traits noirs si expressifs. Elle est luisante et toute neuve, sa seule histoire, on la devine; elle est restée tranquillement dans une boîte pendant que ses semblables s'en allaient chacune leur tour. C’est ur objet bien ordinaire qu'une plume! Elle peut aller avec la boîte d’allumettes et le vieux timbre, ces objets n'attireront jamais attentivement le regarü, ils passent inaperçus..

En petits caractères on peut lire sur la plume : plume caducée, Blanzy-Poure. N° 81.

La plume est ailongée et pointue, elle a une petite fente sur le dos, comme toutes les plumes du reste.

Elle est creuse, très creuse; je crois que cette plume doit être assez bonne, je me sers d’une de ses pareilles.

LA

J'arrive à la description d’une grosse montre à répétition. - Marguerite en a fait une description copieuse, qui lui a pris - 16 minutes, elle a décrit minutieusement les aiguilles, les … cadrans, la chaîne, sans faire seulement allusion à l’em- … ploi de la montre. Si on veut bien comparer cette descrip- … tion à celles que M. Leclerc a publiées dans l’Année, on » trouvera une grande différence.

Description de la montre par Marguerite (29 octobre 1900. Durée: 16 minutes).

Cette montre a la forme d'un cercle plein.

Elle est en argent, les aiguilles sont en or, à l'exception de celle qui marque les secondes, et de celle qui marque les minutes.

Elle est à remontoir, les petites dents du remontoir me font l'effet d’être en or.

À l'anneau de la montre est attachée une chaîne, formée d'anneaux, | brisés enfilés les uns dans les autres.

Au bout de la chaîne une grosse breloque où se trouve au-dessous

un cachet.

Les heures sont imprimées en noir sur un fond blanc, en chiffres romains. f

Au centre sont fixées les aiguilles.

Juste au-dessous est un cadran beaucoup plus petit.

Au centre se trouve une aiguille.

L’aiguille des secondes marche sur le grand cadran, et, pour chaque tour, l'aiguille du petit cadran marche d’un chiffre à un autre, car lui aussi il a des chiffres, mais ils sont écrits en lettres DAC ct

il y en a 60, ils vont par dix.

Entre les différentes heures du grand PAPE. sont les RES elles sont au nombre de 5; entre les minutes se trouvent les secon-

des, elles sont au nombre de 10.

La montre peut s'ouvrir, on voit les charnières à l'extérieur.

La montre est un objet très utile.

Armande, ce jour-là, n’a pas pu faire la description demandée. En 3 minutes, elle a seulement écrit cette phrase: « Cet objet est une grosse montre à secondes, très compliquée, que je ne cherche pas à expliquer. » Puis elle a déclaré qu'elle ne trouvait rien à dire. Est-ce que l'inspiration ne venait pas?

On pourrait le croire, car le genre de description qu'elle a adopté exige quelque idée, et les idées ne SUAPCE pas toujours quand on les appelle. %

J'ai encore fait faire à ces deux jeunes filles la description d'un volume (Georges, par Dumas, un volume broché, à couverture verte, de la collection Michel Lévy) et enfin la description d'un point d'interrogation tracé à l'encre sur une feuille de papier. Je passe sur la description du volume, parce qu’elle rentre dans les types précédents, purement matérielle pour Marguerite, en partie imaginative pour Armande. Je donne simplement la description du point d'interrogation.

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