HYPOTHÈSES SUR LA NATURE DU VIHI S RABIQUE
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Volpino arrive à une conclusion analogue à, celle de
Pour lui. les corpuscules de Negri représentent bien le véritable parasite de la rage. Par la double coloration au plcrocarinin et au bleu de méthylène. Volpino montre dans leur structure certaines modifications qu'il interprète aussi dans le sens d'un cycle évolutif probable. Ainsi, pour cet hislologiste, les corps Les plus simples se présentent sous la forme d'un petit anneau de substance teinte en jaune, renfermant un corpuscule formé par deux substances, l'une se colorant en rouge et limitant le contour du corpuscule, l'autre, granule à peine visible, d'un bleu foncé et située tantôt à la périphérie, tanlol au centre du corpuscule. \olpino a trouvé ces deux formes dans la G0rne d ^on de deux eMens inoculés par trépanation ol sacrifiés au début des premiers symptômes rabiques
232 NATtJRE 1)0 VIRUS RABIQUK
Le stade ultérieur serail représenté par le déveïop pemenl du corps de Ncg'ri et de la substance chro rnophile bleue du corpuscule central,
\ un stade encore plus avancé, celle ci se fragmente el se dispose régulièrement à la périphérie du corpus »'iile. \ ce moment, <>n peut voir apparaître dans la substance fondamentale, teinte en jaune, des formations de Negri,, do petites granulations souvent allon gées el qui se colorent en bleu, comme la substance chromophile du corpuscule central. V ce. stade, cette dernière ne tarderait pas à sortir en dehors de lui. sous la l'orme de petils bâtonnets disposés toul autour comme les rayons d'une roue, pour, plus tard encore, se montrer à la périphérie du corps de Negri lui-même. D'après Volpino, ces pelils bâtonnets une lois libérés peuvent aller infecter d'autres cellules nerveuses el recommencer leur cycle évolutif: ils représenteraient le stade filtrable du virus rabiquè.
D'autres sa\anls ont cherché île nouvelles preuves de la nature parasitaire des corpuscules de Negri el du cycle évolutif du parasite de la rage dans la façon dont ils se comportent vis-à-vis de la chaleur, de la dessiccation, de la putréfaction, delà vapeur d'eau.
Bertarelli constate, dans les- corpuscules de Negri, certaines modifications survenues sous l'influence de la dessiccation et de la chaleur, et cependant la viru lence des tissus ainsi exposés était pleinement conservée.
En opérant sur du virus fixe-, inoculé à des lapins par trépanation, di Veslea arrive (287) aux résultats suivants: le virus filtré conservé tel quel dans l'eau ou en milieu glycériné, à l'abri des contaminations , dans
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l'obscurité, an contact de l'air ou clans le vide, perd sa virulence beaucoup plus vite que dans le cerveau rabique. même en voie de putréfaction . ou dans des morceaux df cerveau conserves dans la glycérine. La température dr .m" stérilise en 10' le filtrat rabique ; dans l'émulsion mère, le virus rabique résiste 20' et même 3o' à 5o". Si l'on ajoute 20 p. 100 de glycérine au filtrat, un chauffage de 10' à 45" est suffisant pour détruire le virus; l'émulsion mère, additionnée de glycérine dans la même proportion, est encore virulente après un chauffage de 101 à 5o°.
La même température qui détruit immédiatement le virus rabique dans le filtrat, peut agir pendant deux heures sans pouvoir le détruire dans l'émulsion mère. Notons en passant que, pour ses observations sur la conservation du virus dans les filtrats aqueux ou hydro-glycériques , l'auteur se contente de comparer ses résultats avec ce qu'on connaît sur la conservation du virus rabique dans le cerveau tel quel, ou dans les morceaux de cerveau conservés dans la glycérine. Il
n'a fait d'essais témoins avec les é Isions inères que
dans ses expériences sur la résistance à la chaleur et à la congélation.
Il se croit cependant autorisé à conclure non seulement cpie les filtrats rabiques ne renferment pas le virus 'rabique tout entier, mais aussi, en se basant surtout sur l'action de la glycérine, que l'agent spécifique de la rage doit très probablement être un protozoaire, dont les formes jeunes et filtrables seraient beaucoup plus sensibles à l'action nuisible de la gly cérine que les formes adultes non filtrables.
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3i. Le parasite de la rage est -il un proto
ZOaire? — Ainsi donc, l'élude hislolo<nque du cer\e;iu des animaux rabiques permettrait de conclure ;'i la nature parasitaire des formations de Negri. De phis, les ïrans formations qu'elles | >.i r-.i i ss< j 1 1 présenter seraienl one preuve en faveur du cjc/e évolutif du parasite; pour ces motifs-, ci p.uir d'autres que nous avons vus, le microorgaiiisiDie de la rage serait un protozoaire.
Ces considérations n'ont pas manqué de déterminer la conviction de plusieurs savants, el Otto Heller donne ainsi les raisons qui l'cmpèchen! de classer le microorganisme de la rage parmi les bactéries.
D'abord les corpuscules de Negri, qui rappellent dune façon si frappante l'aspect des protozoaires, pré sentent des variétés morphologiques el des transfor malions que l'on ne saurait expliquer par quelque pm cessus pathologique de dégénérescence. Les éléments hasophiles. en particulier, découverts par ^ olpino. ne peuvent être autre chose qu'une des formes d'un pro Lozoaire.
Comment, d'autre part, concilier, autrement qu'en admettant un cycle évolntif spécial ', la présence cous tante des corpuscules de Negri dans les cerveanx rabiques avec la propriété que présente le -virus de passer à Ira vers certains filtres infranchissables ponr un microbe, le vibrion cholérique par exemple? Or nous ne trouvons parmi les bactéries connues, pourtant déjà si nombreuses, aucune espèce qui présente des formes d'évofetion aussi dissemblables.
Enfin la résistance si extraordinaire du parasite de la rage à la putréfaction, à l'action de la glycérine, n'esl pas en faveur de sa nature bactérienne. Faui il ajouter