‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 115 sur 238 · LE PARASITE DE LA RAGE EST-IL UNE BACTÉRIE · texte numérisé non relu

LE PARASITE DE LA RAGE EST-IL UNE BACTÉRIE

depuis les oiseaux, peu sensibles à son action, jusqu'aux mammifères, tous également aptes à subir l'infection rahique. Parmi ceux-ci il suffit de citer l'homme, le. singe, le chien, le chat, Le loup, le renard, le cheval, l'Ane, le mulet, les bovidés, le mouton, la chèvre, le porc, le cerf, le daim; on a observé des cas de rage clic/, le chacal, le blaireau, la fouine, le rat; enfin les mammifères usuels des laboratoires peuvent tous être infectés expérimentalement.

Les maladies à protozoaires sonl d'ordinaire limitées à une ou à quelques régions dm giobeï la rage, au contraire, exerce ses ravages clans tous les climats, sous tontes les latitudes. Les pays connue l'Vustralie, le Royaume-Uni, qui de nos jours en sont préservés, doivemi celle immunité à leur situation insulaire et à L'application d'une législation sévère.

En Angleterre, par exemple, aucun chien ne peut être débarqué s'il n'a subi une quarantaine,

\\anl l'édiction de ces lois hygiéniques* ces pays oui eu. foui comme ceux du continent, à souârir du fléau qui souvent a régné sous forme de véritables épidémies, dont Flemining et Gordon ont dressé une liste remontant au xiu" siècle.

Si. à notre époque, la rage a diminué de frécpience gcâce à la disparition graduelle des espèces sauvages, eMe ne cesse pas cependant d'être entretenue soigneuse ment dans certains pays, particulièrement en France, par la complaisance des autorités chargées de la police des animaux domestiques. Qu'un État, comme l'Aile magne, applique la législation très rigoureuse inscrite dans les codes des nations civilisées, et la rage disparaît presque totalement de la surface du territoire, où nappa-

t«0 NATIIUK DU VIRUS RABIQUiî

raissent plus que des cas isolés, dus à des animam ayam franchi la frontière.

Pareil état de choses ne se remarque pas pour les mala clies là protozoaires. Elles sontlocalisées à un territoire bien limité, et leur disparition est le plus souvenl .lue à des mesures de protection efficaces contre les vecteurs du para site, le plus souvent contre certaines espèces d'insectes.

Telles sont les principales objections des savants qui admettent la nature bactérienne du virus de la rage. Mais il faut bien savoir qu'elles ne répondenl pas à la majorité des faits constatés dans les autres maladies à protozoaires, \insi les protozoaires pathogènes connus ne sont pas tous limités à un petit nombre d'espèces animales et à certaines régions du globe : par exemple. Tr. Leivisi se rencontre chez le rat. dans tous les pays et sons toutes les latitudes. Le Nagana est dû à un trypanosome qui se montre pathogène pour tous les mammifères, l'homme excepté, et aussi, plus faiblement d'ailleurs, pour les oiseaux.

Il reste un caractère différentiel assez important en apparence, c'est celui tiré de la présence d'un deuxième bote indispensable, semble-t-il. pour perpétuer les maladies à protozoaires.

Cet bote paraît manquer dans l'histoire de la trans mission de la rage, car il suffit qu'un pays prenne des mesures protectrices contre les chiens pourvoir la rage disparaître de la surface de son territoire. Au con traire, il semble bien que la pluparl des infections à protozoaires soient entretenues par le double concours d'un parasite animal et d'un invertébré qui lui sert d'hôte, et par lequel se trouve assurée une phase néces saire de l'évolution dans la vie du protozoaire.

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