‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 116 sur 238 · LE PARASITE DE LA RAGE EST - IL UNE BACTÉRIE ? 2-M · texte numérisé non relu

LE PARASITE DE LA RAGE EST - IL UNE BACTÉRIE ? 2-M

Cependant, de divers cotés, or tend assez à admettre que les microorganismes animaux sont susceptibles, au moins pour quelques uns d'entre eux. d'infecter l'organisme d'un vertébré directement et sans hôte intermédiaire. Aujourd'hui on a de bonnes raisons pour admettre que la dourine est transmise directement à l'occasion de l'acte naturel du coït. Pareillement, le professeur Koch tend à reconnaître que la maladie du sommeil peut sévir dans des régions dépourvues de glossines, c'est-à-dire peul être transmise d'homme à homme directement et sans l'intermédiaire obligé de la tsélsé.

Envisagée au point, de vue contamination , la rage pourrait donc être, par analogie, rapprochée de ces infections à protozoaires, et qui peuvent se transmettre directement, sans le concours d'un hôte intermédiaire. Peut-être, dans des temps très lointains, la rage était-elle transmise par un parasite de l'homme ou du chien: puis des adaptations se sont laites du virus rabique. par suite, desquelles sa vie entière a pu évoluer dans les rentres nerveux d'un mammifère.

Ce ne sont là que des hypothèses; mais, récemment, elles paraissent avoir acquis une certaine valeur avec les travaux de Prowazeck. Landsteiner, von Eisler. sur l'action de la saponine sur le virus rabique.

Celle substance n'exerce aucun pouvoir destructeur ou atténuant sur la plupart des bactéries connues, c'està-dire sur les microbes végétaux; au contraire, elle affaiblit ou même neutralise la virulence des microbes animaux, des Irypanosomcs , des spirochètes., et aussi celle du rirus de l'a rage. En outre, de même que les propriétés bémol \ I iques de la saponine se trouvent

L'ët. exp. de la rage. -j*

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empêchées par la cholestérîn% de même aussi ce dernier produit arrête l'action neutralisante exercée par la saponine suc [e virus rabique. Si l'on rapproche de ces phénomènes chimiques ceux relatifs au pouvoir de la bile, des sels biliaires, à la fois sur le virus rabique et sur les protozoaires, ainsi que les faits concernant l'innocuité de ces mêmes produits sur les bactéries, le pneumocoque excepté, on conçoit qu'il \ ait en ce moment un grand nombre de biologistes pour penser que le microorganisme de la ragé appartient aux protozoaires, parmi lesquels il pourrait rire rangé à côté de ceux qui peuvent se passer d'un deuxième hôte.

Le microbe de la rage n'a pu encore être cultivé sur un milieu artificiel, et il peut se faire que cette impossibilité d'obtenir sa culture in vitro vienne de ce qu'il exige de la matière vivante. Envisagé à ce point de vue, le microorganisme spécifique de la rage nous apparaît comme le type du parasite, qualité opposée à celle de saprophyte, dénomination réservée aux bac téries qui se contentent, pour se développer, de la substance organique morte ou de ses produits de décomposition.

Nous connaissons déjà d'autres microbes, ('gaiement incapables de cultiver sur nos milieux artificiels, des bactéries visibles comme celle de la lèpre, des micro organismes ultramicroscopiques comme celui de la lièvre aphteuse; d'autres s'y cultivent très difficilement, comme le gonocoque. Ils ont un caractère commun à beaucoup d'autres espèces, celui de ne pas exister dans la nature à l'état de liberté Ce sont des microbes paratrophes, comme disent les bactériologistes allemands: le microbe de la rage devrait être rangé dans cette

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