SIÈGE DU VIRUS RABIQUE DANS L'ORGANISME
Plus récemment, Poor (687) inocule les glandeé sous -maxillaires de seize chiens rabiques el Les trouve virulentes dans douze cas, dix de rage des rues, neuf de rage expérimentale \ elles n'étaienl pas virulentes dans quatre cas de rage expérimentale ayant eu nue période d'incubation très brève.
Dans cinq cas de rage des rues, la parotide fut trouvée virulente seulement une fois; les glandes sous maxillaires étaient toujours infectantes.
Pour extraire le virus rabique des glandes salivaires, l'auteur conseille de les immerger quelque temps dans la glycérine. A la glacière, cet extrait glycérine' cônser verait longtemps sa virulence : dans une expérience pendant cent quatre-vingt-onze jours, à la suite des quels des cobayes purent être encore infectés en présentant douze jours d'incubation.
Avec un extrait atténué, Poor aurait vu se prolonger l'incubation qui fut dans un cas de cinq mois et demi.
C. Nicolle (de Tunis) et Challiel (609) inoculent dans l'œil, ou par trépanation, et comparativement, le bulbe, les glandes salivaires et le pancréas de quatre malades ayant succombé à la rage. Les glandes salivaires ont été trouvées virulentes clans trois cas. le pancréas dans deux. Les lapins succombaient à la rage paralytique.
Bertarelli montre que sur des lapins inoculés par trépanation avec le virus fixe, cinq lois ni les glandes salivaires ni les nerfs destinés à l'innervation de ces glandes, pris au voisinage de leur pénétration dans le parenchyme glandulaire, n'étaient virulents: une fois, la glande n'était pas virulente, tandis (pie le nerf introduit sous la dure mère donnait la rage au lapin. Sur