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des lapins inoculés par trépanation avec le virils des rues, trois fois ni les glandes salivaires ni les nerfs n'étaient virulents; deux fois, les glandes el les unis ont donné la rage (lapins morts en quarante et vingtsix jours ). Dans un autre mémoire l'auteur avait constaté que, chez le chien inoculé sous la dure-mère, te virus rabique arrive aux glandes salivaires par les nerfs destinés à leur innervation. Il pense donc que lorsqu'on donne la rage aux lapins par trépanation et spécialement si l'on se sert du virus fixe, la maladie évolue tellement \ile que le virus n'a pas le temps d'arriver aux glandes salivaires el que souvenl même le nerf, tout au moins dans sa portion pénétrant dans la glande, n'esl pas virulent.
6. Humeur aqueuse. — L'humeur aqueuse passe généralement pour dénuée de virulence. Cependant Çourmont' et Nicolas (202) prétendent l'avoir trouvée virulente dans la moitié des cas; il s'agissait de l'humeur aqueuse de lapins rabiques, prélevée après la mort. Il faudrait reprendre l'expérience avant la mort des animaux.
Toutefois il ne paraît pas impossible à priori que même pendant la vie certaines humeurs puissent se montrer virulentes depuis que l'on sait que le sang des animaux rabiques, recueilli en pleine paralysie ou avant elle, peut transmettre la rage.
7. Sang. — Nous (544) avons montré, en ro,o5, que le sang des animaux rabiques peut, contrairement à ce qu'on enseigne, se montrer virulent dans certaines conditions encore indéterminées. Au point de vue doc-
50 SIÈGE DU VIRUS HABlyL'E DANS L'ORGANISME
fermât, c est là un fait assez important pour que nous relations quelques-unes des expériences qui l'ont démontré.
Première expérience. — A un lapin qui avait reçu sous la peau une injection de 8 ce. demulsibn déci maie de virus fixe, on prend un peu de sang dans -Ja veine de l'oreille, le lendemain de cette injection sous cutanée, trois jours et six jours plus tard, et on inocule dans ïe cerveau de trois cobayes chacun des trois échantillons du sérum ainsi recueilli. Les deux premiers animaux ne présentent rien, sinon quelques accidents légers et immédiats, imputables aux hémolysines naturelles de ces sérums inoculés à l'étal (Vais. Mais le troisième cobaye, celui qui avait reçu dans le cerveau o.25 ce. du sérum de la saignée du sixième jour, présente, douze jours après la trépanation, des signes non douteux de paralysie rahique à laquelle il succombe au bout de deux jouis de maladie.
Deuxième expérience. — Un lapin reçoit dans le cerveau i ce. du sérum d'un autre animal atteint d'une paralysie rahique extrêmement avancée, et huit jours après offre des signes évidents de rage paralytique.
Troisième expérience. — Trois souris reçoivent sous la peau d'une patte, respectivement ir 2, ce. du sang défibriné retiré à trois cobayes paralysés depuis la veille. En même temps un autre cobaye reçoit aussi IO CC. de ce même sang en injection sous cutanée : il n'a rien, non plus que les souris, à 1 et 2 ce; mais celle qui avait reçu 3 ce. du sang est prise, seize juins plus lard, d'une faiblesse des membres postérieurs; elle se traîne péniblement, les pat tes écartées . la tète treni