LESIONS DU SYSTEME NERVEUX
nerveux étaient atteints; niais avant fcoul les vaisseaux sanguins étaient le siège des lésions les plus accentuées, qui n'avaient pu échappe!' aux premiers observateurs, à Beneclikt, Kolesnikoff, Pfitz, Friedberger, Coats, WeUer.
En effet, la plupart des vaisseaux sont dilatés, les espaces lymphatiques périvasculaires sont gorgés de Leucocytes, formant des amas plus nu moins volumineux que Gowers et Benedikt avaient considérés comme caractéristiques et dîme constance absolue. Au niveau de ces amas, les vaisseau \ sont oblitérés, leur lumière est obsti née par des globules blancs ou par des thrombus.
De son côté. Meynert avait découvert dans les parois >vasculaires de la dégénérescence amyloïde; Kolesnikoff, d'autre part, avait rencontré une prolifération de l'endothélium vasculaire. et même des éléments de la tunique musculeuse; enfin les espaces conjonctifs de la tunique externe ('[aient aussi infiltrés de leucocytes, don! quelques uns avaient pénétré jusque dans la couche musculaire.
Outre ces altérations cellulaires, on avait noté une infiltration séro-fibrineuse : Pfitz et Friedeberg avaient trouvé des masses hyalines dans les parois vasculaires, de même Schaffer et Kolesnikoff, qui attribuaient ces lésions à des altérations d'hématies, tandis que Benedikl et Balzcr en faisaient des lésions d'origine leucocytaire.
Même infiltration dans toute l'épaisseur de la moelle épinière.
Plus tard, on avait décrit (Benedikt) des anévrysmes miiiaires, et consécutivement des hémorragies dans la substance grise, aussi bien dans les cornes antérieures que dans les cornes postérieures de la moelle (Schaffer),
L'Ôt. exp. de la rage. o*
sur le plancher du quatrième ventricule et dans le voisinage du canal central ( Babes).
Quant aux lésions propres des éléments nerveux el des cellules de la névroglie, elles ont été décrites ultérieurement par Schaffer, Babes, Golgi; Popoff, Nagy, Germano et Capobianco, Ramon y Gajal, chez le chien, le lapin, et sur la moelle aussi bien que sur le cerveau .
4- Lésions décrites par Schaffer. — Dans son mémoire (790) paru dans les Annales de l'Institut Paslenr , Schaffer étudie les lésions nerveuses chez l'homme , ■et chez des lapins infectés par le virus des rues ou par le virus fixe, dans les nerfs ou bien directement dans le cerveau. D'une façon générale, l'auteur rencontre les mêmes lésions, peut-être plus prononcées dans le cas de rage humaine. Le fait essentiel, c'est qu'elles sont surtout accentuées dans la région médullaire correspondant au point d'émergence du nerf inoculé, région lombaire en cas d'inoculation du nerf scialique. région cervicale en cas d'injection dans le tronc du nerf médian.
Avant de décrire ces lésions, il faut indiquer comment se présentent les cellules nerveuses à l'état normal.
Dans la corne antérieure de la moelle, on trouve chez le lapin deux sortes de cellules nerveuses, de grands éléments polygonaux, dont le protoplasma ne se colore que faiblement par le carmin, l'hématoxiline , L'éosine, cl des éléments plus petits, fixant plus fortement ces mêmes couleurs; ces deux sortes de cellules nerveuses contiennent un noyau se colorant avec beaucoup plus d'intensité que le protoplasma.