‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 59 sur 238 · ACTION DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

ACTION DE LA TEMPÉRATURE

auteur, la putréfaction n'agirait que très lentement el malgré elle; une tête d'animal mort de rage pourrait conserver sa virulence de quinze à quarante-cinq jours.

Dans les laboratoires des Instituts antirabiques, pendant les chaleurs de l'été, on reçoit souvent des crânes de chiens absolument putréfiés, et cependant il est le plus souvent possible de savoir si l'animal avait eu la rage, en injectant une émulsibn du cerveau suspecl dans les muscles de la nuque de plusieurs cobayes. Toutefois, l'incubation est souvent liés longue, mais Russo Travail et Brancalcone ont vu qu'en pareil cas la virulence ne s'affaiblissait que liés graduellement.

De même. Galtier a montré qu'on pouvait conserver virulente pendant plus de dix jours de la salive rabique déposée entre deux lames de verre.

Le virus résiste aux températures les plus basses, kinsi, maintenu à l'abri de l'air, à une température oscillant entre — 4° et -j- 4°? un cerveau de lapin rabique s'est encore montré actif après cinq mois. Joberl conserve le cadavre d'un lapin à — io" et — 25°; dix mois plus tard, le bulbe est encore virulent. Un froid de — 35°, même de — 60". prolongé pendant plusieurs heures, affaiblit la virulence, sans la détruire^ Enfin, loni récemmeat, Wakelin Barratt aurait pu. ainsi que nous l'avons vu, conserver pendant trois mois du cerveau rabique à la température de l'air liquide, celle do. — [900, sans qu'il perdit rien de son activité.

L'affaiblissement, et ensuite la destruction du virus par suite de l'élévation thermique sont, bien entendu, dos plus variables dans le temps, suivant l'épaisseur de l'émulsion virulente . autrement dit. suivanl la quantité des germes spécifiques. On admet qu'à partir de 45°

lOli ACTION DES AGENTS PHYSIQUES SLR LE Viuis HAlilul K

le virus commence à se détruire; vingt-quatres heures d'exposition à relie température suHiseiil pour l'aire perdre toute son activité à une émulsion de bulbe rabique.

On peut le stériliser par un chauffage de 5 inimités à 48", de une heure à 5o" (Celli), de quelques minutes à 6o" (Roux), de trente minutes à 52-58° (Hôgyès)*

Ces différences dans les résultats montrenl bien qu'il s'agissait d'émulsions de teneur différente. Dans nos expériences, il nous a paru que l'exposition dans un B. M. réglé à 6o" détruisait à coup sûr la virulence d'une dilution centésimale de virus fixe en trente minutes.

Particulièrement intéressante esl l'action sur lui des températures voisines de celle des mammifères, 37°. On peul conserver virulente de la substance cérébrale pendant plusieurs jours, à 07-08". sous la double condition ipie son émulsion soit restée à l'abri des impuretés, et dans des tubes où le vide a été fait. Ces! du inoins ce qui ressort de nos recherches sur la culture possible du virus rabique. dont nous dirons plus loin quelques mois. \ plusieurs reprises nous avons pu garder, à peine affaiblie ou même intacte, la virulence de minimes particules de virus fixe pendanl quatre, cinq et même six jours à l'étuve à 07". el dans le vide partiel, fourni par une trompe à eau. Il esl possible que le virus puisse se conserver ainsi plus longtemps encore.

\ . Action de l'air. Dessiccation des moelles virulentes. — L'action combinée de l'air et de la dessiccation constitue la basede la méthode pastorienne des vaccinations antirabiques.

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