SCENE II
DUPRÉ, CORBINEAU, entrant par le
fond.
CORBINEAU. Ça n’est pas mal du tout, et je suis satisfait.
DtPnÉ , à part. Que vois-je? M. Corbincau! je ne pourrai pas m’en débarrasser.
CORBiNEAU. Monsieur Dupré! noire ancien et cher propriétaire ! que diable faites-vous ici ?
dupré. J’y suis de mon état, monsieur, je viens de donner la dernière main à ce petit salon.
COBdineaii. Tant pis, parce que d’ordinaire vous n’étes pas bon marché! mais ça m’est égal , ça ne me regarde pas , ça regarde la propriétaire; j’ai loué meublé.
dupré. Qu’est-ce que vous me dites là?
vous avez loué ?
CORBINEAU. Ce petit entresol.
dupré. Vous seriez ici?..
CORBINEAU , s’asseyant. Chez moi! donnez-vous donc la peine de vous asseoir.
dupré. Monsieur, je n’ai pas envie de rire.
CORBINEAU, assis . Je le crois aisément, car vous voyez bien maintenant que vous avez perdu en moi un excellent locataire; mais c’est votre faute, vous êtes trop cher!
Comparez seulement ce logement-ci au vôtre, et dites-moi franchement si pour cinquante francs de plus...
DUPRÉ. Vous louez ceci cent cinquante livres ?
CORBINEAU. Meublé ! et ça pourrait être mieux, car voilà un fauteuil qui est dur ; vous me direz, à cela, que c’est neuf. ( A un domestique qui entre , portant deux valises.) Mettez nos effets dans la chambre à coucher. Où est-elle?
dupré. C’est d’une impudence !...
CORBINEAU, qui a ouvert la porte à droite .
Par ici, bon style : tendu en satin, deux lits de maîtres, commode en palissandre, avec incrustations. (A Dupré.) Ça , c’est différent, je rends justice! (Au domestique.) Défaites ma valise, ça ne sera pas long , et puis celle de mon ami Ferdinand que j’ai apportée malgré lui.
MAGASIN THÉÂTRAL
Demi;, M. Ferdinand loge avec vous ?
COtl B! >K AU
A de Mnsaniello.
Von» l'aviez chasse', je l*acmcillc (
Pour mon coeur quel devoir plus doux?
{Appuyant avec importance
Chez mol, monsieur, je le recueille ,
Car tout est commun entre nous!
Et quand par son proprietaire Oreste, hcîus ! était banni,
Pilade arec lui d’ordinaire Paitapcait son hàtcl garni.
El le voilà, ce cher Oreste ï