LOUISE, FERDINAND, LADY WILTON
LOUISE. Eh bien! monsieur? encore ici !...
lady wilton C’est vous? qui vous amène ?
FERDINAND , avec un peu d’ impatience. Sans doute, Louise, qui vous amène ?
Louise. Et lui aussi ! .. c’est honnête 1 Ce qui m’amène... ce qui m'amène, monsieur , c’est qu’il était arrivé pour voua chez mon père, à votre ancien logement, une lettre timbrée de Strasbourg... que M. Moquette vient de me donner.
LADY WILTON , aocc émotion. Une lettre... de Strasbourg?
LOUISE , la lui donnant. Et je suis bien fâchée en vous l’apportant de vous déranger. {A demi-voix et pendant qu’il ouvre ta lettre. ) Mais j'avais cependant à vous dire que dans ce moment mon père est à causer avec son autre gendre , qu’ils ont l’air d’étre d’accord, et que si vous tardez plus long-temps, je pourrais bien être mariée.
FERDINAND, qui a jeté les feux sur la lettre. O ciel!..
LOUISE. Ab ! ça vous fait quelque chose, c’est heureux! ( A demi-ooix. ) Et si vous ne sortez à l’instant de cette maison...
FERDINAND, vivement. Impossible! impossible !
LOUISE. Qu’est-ce que cela veut dire?
lady wilton , à part. Comme il est
agité !
FERDINAND, avec trouble. Louise!....
Louise... vous saurez tout , mais si vous m’aimez... cette lettre, il faut que j’éclaircisse... laisscz-uioi , laissez- moi , je vous en supplie.
LOUISE. Le laisser encore avec elle! ah!
c’en est trop, et cette fois, je vais dire à mon père...
LADY WILTON , à mi-voix. Non... non mon enfant, revenez avec lui, et j’ai idée que maintenant vous serez contente de moi.
LOUISE étonnée. Quoi, madame!
lady wilton. Allez, allez.
LOUISE, avec hésitation. Oui... certai nement... je reviendrai...! regardant Ferdinand) maispourlûi dire quejenel’aime plus ! que je l’abandonne... (en sanglotant) et que j’épouse l’autre.
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