‹ L'etudiant et la grande dame comedievaudeville en deux actesChapitre 3 sur 30 · L’ETUDIANT ET I.A GRANDE DAME · texte numérisé non relu

L’ETUDIANT ET I.A GRANDE DAME

jeunes gensaimaoles qui n'ont pas le sou ?

Une femme riche, sensible, qui les lire «le la foule et se charge de leur avenir... Tu eu as rencontré une, encore jeuue et jolie; ça ne gâte rien...

FERDINAND. Veux-tu bien te taire !... si l'on t’eutendait, tu me ferais une belle réputation.

CORBlflBAtf.

Al» : II n'est pas temps de nous quitter.

Eh ! pourquoi donc?

FBROIMASD.

Y pensea-tu ?

Qui? moi, recevoir d’une femme...

CORB17IKA0.

Oui, c’éLiit un « : l.i| pci du,

Voilà qu’il revient.. .

rr.noisAXD.

CVil infime!

I.c monde encor pardonne aux étourdit Qui te ruinent pour les Iwllcs,

Mais il flétrit de ton méprit Celui qui t'enrichit par cilet.

cor ni \ F. ,\r . Oh !,... voilà les vieilles idées... les tètes à perruques... l’amour ennoblit tout, monsieur, et ce qui vient d'une main cliérie ne peut jamais blesser... en amour , celui qui donne n’est-il pas lopins heureux? pourquoi donc être égoïste et priver l’objet aimé... du plus giand bonheur qui existe? C’est ce que je disais indifféremment à la marchande de nouveautés, ici en face, celte veuve, la belle Dorothée... line blonde assez agréable, à qui j’ai lancé quelques œillades.

n:iiDi v\.\u , riant. Mais elle n’est pas jolie.

CORBINP.AU. L’amour ne s’arrête pas à ces misères-là... et puis elle rachète cela par tant de qualités... Un magasin magnifique... au beau milieu du faubourg Saint- Martin... un train de princesse. Je ne serais pas étonné qu’elle m'eût compris ,

qu’elle m’envoyât quelques présens

d’abord , j’ai soigné sa cuisinière, qui avait une esqumancie, que j’ai prise j>oiir une gastrite... C’est peut-être pour cela que je l’ai guérie... Je voyais clairement que sa maîtresse venait s’informer des nouvelles de sa bonne, pour causer avec moi... et comme elle m’avait souvent reproché de me tromper d'heure :

Ai» : flestes, restez, troupe jolie.

J’ai, profilant «!«• la rnieonlie,

Dit quelques mois, par ri, par là,

Sur Bréguct et tur une montre.

mDiüuin, tiant.

Et tu crois qu’elle arrivera !

ooiiimio.

Ah ! j’en tnis certain, et déjà Son cœur qui parla boule brille A commande clic/, l'horloger I. » muntre dont l'Iicoreitte aiguille Mc dira l'heure du berger.

FERDINAND. Je te conseille d’y compter...

corbineau. El plus tard un petit cabriolet pour mes visites.

FERDINAND. Oui dà... en attendant tu vas avoir la bonté d’aller à pied chercher un appartement pour nous deux... quelque chose de simple... de modeste... et depèche-toi, car c’est aujourd’hui qu’il faut quitter celui-ci.

COR Bl\E AU. Aujourd’hui! oh! diable nous n’a vous pas de grâce à espérer!., avec ça que M. Dupré a un redoublement d'humeur.

Ferdinand. Pourquoi donc?

CORBiNEAü. Parce que sa fille est malade.

FERDINAND, vivement. Mademoiselle Louise?

CORBINEAÜ. Qu’est-ce qu’il te prend donc?., comme te voilà troublé !

Ferdinand. Ab! mou Dieu ! j’ignorais, je cours m’informer...

(Iæ porte du fond s’ouvre , Dupré parait )

CORBINEAÜ, bas. Chut! c’est lui! c’est notre féroce propriétaire qui vient nous mettre à la porte.

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