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CHAPITRE XIV

Etre aimé pour toi-même I

La réponse que m'avait faite mon vieillard ne pouvait me suffire; j'allai fiapiier à la porte d'un de ces petits êtres rongeants, grignotants , sautants, mangeants, buvants et fumants , qu'on appelle des rats d'Opéra, vu leur ajuiiude à grignoter les fortunes les plus solides.

Le rat nie dit :

— Quand le Don Juan n'est plus bon à rien, s'il est au.ssi pauvre que lail il épouse une marchande à la toilette non moins laide que lui, qui s'apercevant que son époux est encore plus inutile qu'il ne paraît , passe le reste de ses vieux jours à lui reprocher ce qu'elle nomme ses bienfaits.

S'il jouit de (pielqucs bonnes grosses rentes, il s'abat sur l'Opéra, s'attache au premier rat qu'il trouve vacant (et il y a toujours quelque rat vacant) , il le comble de chaînes d'or, de soupers fins et de diamants.

Le rat se pare de chaînes d'or.

Dévore les soupers fins, Et met les diamants au moiit-dc-piété pour un Arthur quelconque qui la bat , mais qu'elle adore.

Le vieux Don Juan ne voit rien , n'entend rien et paye toujours. —

Il est jilus heureux qu'un roi , car Don .luan passés, présenis et futurs:

« Être aimé po" • '"•-même ! »

a réalisé le rêve ^e tous les

FIN riE l'hOMMI! a nOMNFS FORTUNES.

Puis.— Typ Caillcl, rue lîit-le-Liur, 7

LE VOYAGEUR

Par Maurice ALHOY, - 65 Vignette» de DAUMIEB et JANET-LANOE.

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