‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 13 sur 75 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Dans ce chapitre, nous examinerons les divers accessoires qui peuvent s'appliquer au microscope, et qui servent à faciliter les observations. Toutefois nous ferons remarquer que Ton n'y trouvera pas la description des accessoires servant à l'éclairage, à la polarisation, à la mesure et au dessin des objets, etc., lesquels seront décrits avec détails dans des chapitres spéciaux, qui donneront aussi la manière succincte de les employer.

Nous ne parlerons donc ici que des accessoires dont l'emploi facilite les recherches microscopiques, soit en les rendant plus précises ou en permettant de \eû abréger.

Parlons d'abord de l'endroit que Ton doit choisir pour les observations microscopiques et de l'arrangement du laboratoire qui sert aux expériences.

C'est ordinairement dans le cabinet de travail qOe les observations se font, car il est inutile d'avoir un laboratoire spécial pour cet usage. L*instrument sera posé sur une table solide, placée devant une fenêtre assez large. La table servant aux expériences devra être assez spacieuse pour que les accessoires puissent y être placés sans encombre.

Quant à la hauteur de la table et du siège, ils doivent être réglés de manière que l'oculaire du microscope vienne se présenter naturellement à Tûeil de l'observateur. Le siège devra être dur, et le tabouret devra être préféré

DBS AGCaSSSOtHËS DU MICROSGOra. 181

aux fauteuils ou chaises, qui gênent ordinairement les mouvements.

Ces considérations peuvent paraître puériles ; mais leur importance sera appréciée lorsqu'on les aura mises en pratique.

Qaant aux meubles qui doivent faire partie du laboratoire, ils sont en petit nombre : en première ligne, nous citerons un globe de verre, ou mieux, une vitrine à cadres de bois, qui servira à protéger Tinstrument de la poussière et de rbumidité lorsqu'on suspendra les expériences : ce meuble est indispensable ; il nous suffisait de le citer pour faire comprendre son utilité.

Les accessoires du microscope, les cuves servant aux dissections, les instruments tranchants, seront renfermés dans une armoire parfaitement close ; certains outils qui sont casés dans la botte qui sert à transporter le microscope pourront nécessairement y être laissés.

Le nécessaire aux réactifs et aux produits consecvateurs devra être éloigné de l'armoire aux accessoires, car les acides, la teinture d'iode, peuvent nuire aux instruments.

Les lames de glace, les instruments servant à la circulation du sang, de la sève, etc., trouveront leur place dans ia boite du microscope ou dans un nécessaire dont je par* lerai plus loin. Citons aussi de petits casiers à tiroirs qui seront excessivement utiles, ainsi que des cuvettes plates et carrées, de bois mince ou de carton, qui serviront à placer les préparations faites, que l'on pourra ensuite ranger dans des cartons-volumes qui se mettront à plat dans la bibliothèque.

On peut aussi placer les préparations dans des boites munies de rainures.

On voit que Tameublement du micrographe est peu considérable; mais, organisé ainsi que je viens de Tindiqueri

il donnera toutes facilités h l'homme minutieux de trouver à l'instant même les accessoires dont il aura besoin.

Si vous voulezêtre bon observateur au microscope, soyez minutieux, précis, soigneux ; de cette façon, vos expériences vous seront profitables ; autrement, vous n'atteindrez qu'imparfaitement voire but, et vos recherches ne présenteront pas d'intérêt.

Occupons-nous maintenant de garnir nos vitrines, casiers, etc.; en un mot, parlons des accessoires proprement dits.

Les loupes piano-convexes montées sur pied en cuivre sont fréquemment employées pour projeter de la lumière sur certains objets, soit pour les examiner ou pour en opérer la dissection. On fera donc bien d'avoir à sa disposition un de ces condensateurs. J'ai représenté (fig. 03) le modèle

FiG. 93.

le plus en usage; on peut se servir aussi d'un condensateur semblable muni d'un engrenage (fig. 9à) qui permet de régler Ja quantité de lumière nécessaire à l'objet qu'on examine. Ces deux loupes peuvent à la rigueur, ainsi que je l'ai dit au chapitre Microscope simple^ servir pour opé-

rer des dissections. Presque tous les inicroséopes sont munis d'une loupe piano- convexe, qui se fixe sur la platine. Cette loupe est montée à articulations de façon à pouvoir la diriger dans tous les sens. Lorsqu'on fait usage des

Fie. 94.

condensateurs de celte sorte, il faut toujours avoir soin de tourner le côté convexe du côté du foyer lumineux, de façon à avoir la plus grande somme de lumière.

PrlMae redreimear de €barle« Chevalier.

Le prisme redresseur date de 1834, c'est un accessoire (l'une utilité depuis longtemps appréciée.

« Avec cet instrument on peut à volonté rendre à l'objet sa véritable position, et même le faire tourner dans tous les sens. Pour le microscope horizontal, en quittant l'oculaire, les rayons sont forcés de traverser le prisme^ mais son action^ réunie à celle de l'appareil^ imprime aux rayons une réfxexion CROISÉE qui détruit complètement ^iwoersion produite par le premier entreawsement. Il est quelquefois difficile de suivre les mouvements des animalcules, qui changent de place à tout moment. Avec le

ISA DES ACCB8S01RBS DU MIGROSCOPB.

prisme redresseur on n'est pas exposé à pousser le porteobjet dans un sens lorsqu'il est nécessaire de lui faire suivre une autre direction pour retrouver l'infusoire. On ob* tient par ce moyen un excellent microscope pour les re* cherches et dissections anatomiques .

0 Le prisme redresseur est une pièce absolument indispensable à l'anatomiste. Toutes les personnes qui ont l'habitude du microscope savent combien il est difficile de conduira avec exactitude les pointes, scalpels, etc., sur la platine. Lies rayons, en se croisant, donnent une image renversée de l'objet que Ton examine, et conséquemment , lorsqu'on fait mouvoir un scalpel sur le côté gauche, il parait agir sur la partie droite de l'objet ; si on le pousse vers la droite, il semble se diriger du côté gauche, et ainsi de suite. La difficulté augmente encore si l'on dissèque un très-petit objet sous un fort grossissement (1), »

Notre appareil est tout simplement un prisme rectangle fixé dans un tube de cuivre qui se place sur l'oculaire du microscope. La figure 95 le représente.

ABCD, tube de cuivre;

P, prisme redresseur;

0, ouverture à laquelle on applique Tœil ;

E, le tube vu de face.

Nous venons de décrire le microscope redresseur horizontal. En prenant les mêmes idées, il est facile de comprendre le microscope verticajj à prisme redresseur. Plaçons au-dessus des lentilles un prisme analogue à celui du microscope horizontal, puis au-dessus de l'oculaire un second prisme

(1) Manuii du micrographe de Charles Chevalier (1839).

DES ACCIS80IRK8 DU MTCR08C0PK. fS5

rectangle, et Ton aura le microscope vertical redresseur. Dans ces derniers temps, M. Amici a construit uii seul prisme qui, placé sur Toculaire, produit l'efifet de deux prismes. Nous avons adopté cet instrument; mais avec le microscope horizontal l'image est plus pure et mieux définie.

Cet instrument a été imaginé en 183i ; son excellence et les services qu'il peut rendre lorsqu'on s'occupe dedissections microscopiques l'ont fait adopter par un grand nombre d'anatomistes. J'en donne ici la description, extraite du Manuel du micrographe.

tt Lorsqu'on s'occupe de dissections microscopiques, Vinstrument composé est parfois trop puissant ou plutôt, le champ de vue n'est pas assez étendu et il n'y a pas assez d'espace entre les lentilles objectives et la platine; les mêmes inconvénients se présentent si l'on fait usage du microscope simple. L'objectif variable devient alors indispensable. Il se compose de deux tubes de cuivre, glissant l'un dans l'autre ; à l'extrémité de chaque tube se trouve une lentille achromatique à long foyer. L'appareil s'adapte au microscope à Taide d'un pas de vis à la place de l'objectif. Au moyen du tube à glissement, on peut éloigner ou rapprocher les deux verres et obtenir un grossissement plus ou moins fort, sans avoir besoin de changer de lentilles, le champ du microscope est vaste et l'espace suffisant pour faire mouvoir des instruments assez volumineux. Depuis plusieurs années nous avons appliqué cette combinaison aux lunettes achromatiques, et les résultats obtenus nous ont engagé à adopter ce nouveau système. »

La figure 96 représente l'objectif :

T, tube extérieur ;

/, tube intérieur glissant dans le premier ;

V, verre supérieur;

V, verre inférieur.

D*aprés la description que je viens de faire do l'objectif variable, on peut se faire une idée du Fio. 96. pjyg excellent microscope composé pour les dissections, car, employé avec le prisme redresseur, on peut, à l'aide de grossissements très-faibles (2 à 6 fois), pratiquer des dissections sans fatigue, ayant un instrument donnant une netteté parfaite avec un vaste champ et des images redressées. On ne peut craindre d'avancer qu'il n'est pas possible de construire un meilleur microscope composé pour les dissections. L'objectif variable s'adapte aussi bien au microscope vertical qu'à celui horizontal, et nous en reparlerons au chapitre Dissection des objets microscopiques.

Les diaphragmes placés sous la platine pour régler la lumière, seront décrits au chapitre Éclairage^ ainsi que les différents miroirs et prismes qui servent à cet usage.

Valetfl.

Les valets sont de petites pinces fort utiles, qui servent & maintenir sur la platine les lames de glace portant les objets que l'on désire examiner. Presque tous les microscopes sont munis de ces précieux accessoires ; on en construit de simples et d'autres avec ressorts.

Lorsque l'on veut examiner avec de faibles grossissements de petits insectes ou des parties d'un corps quelconque

tenues dans les collections & Taide d*épingles, on ne peut les détacher sans nécessairement les altérer, il faut donc les examiner avec l'épingle qui sert à les fixer. A cet effet, on se sert d'un anneau de cuivre, sur lequel est fixé un ressort. Entre le ressort et la rondelle on a pratiqué une rainure qui sert à loger l'épingle qui tient le corps que l'on veut observer; l'épingle peut être avancée ou reculée, et Ton peut voir de suite tout l'avantage que l'on peut retirer de ce petit accessoire représenté figure 07.

H. R. Beck vient d'imaginer, pour l'examen des corps opaques, un pelit appareil fort ingénieux, qui permet de phccr le corps à observer dans toutes les positions.

Un pelit accessoire aussi Irés-utile est la petite pince représentée figure 08. Elle est utile toutes les fois que l'on

Fie. 97.

FiG. 98.

veut tenir de petits insectes vivants ou autres corps que l'on peut examiner sous toutes les faces en faisant tourner la petite pince; cette dernière est aussi munie d'un mou-* vement d'avant en arrière, et vice versâ^ ce qui facilite beaucoup l'examen des objets. A l'extrémité se trouve une

pointo (lostiiirc i\ piqnor les corps quo Ton voudra examiner dn celle façon. Ollo peliu^ pince se place sur la |)laline du microscope à la place d'un des valels.

ViM «le rappel.

Lorsfpie l'on veut metlre exactement au loyer les objets qu'on examine, il faut obtenir un mouvement très-lent et précis. A cet effet, il faut adapter au microscope une vis de rappel, dont l'emploi est indispensable avec les forls grossissements. Enlrailanl du cboixdu microscope je reviendrai sur ce sujiît.

l'oiiiprcsMCiii*.

Un des accessoires les |)lusutib'S est, sans contredit, 1'^ compresseur, ^^nn «^mploi (acililera sin<j;ulièrem^ntuni^rand nombre de rechcrciies, et l'on peut dire sans crainte qu'il est univei'selieinent adopté.

On a construit différents compiesseurs, mais le plus pai'lail de tous est, sans eonli'edit, celui de Seliieck, de Herlin. Avant d'i^i diuiner ladescription, indiipions d'alxu'd un compresseur excessivement simple, d'un prix excessivement modique, e| qui p(Mit ibî même, sans éli'o aussi ptU'lail (jue r<^lui de Scbir^rk, iviidre quebpies services.

(le pelit inslrumenl se composo d'une plaf]ue de bois pjM'eée d'une («uverlure circulaire, au fond de laquelle repose sur une rondelle de cuivre uu disque de place; 1<'S parois de la eavité sont «garnies d'un tube portant un pas de vis dans le(piel vient s'adapter une pelite pièce de cuivre [)ortant à sa partie inlérieure une plaque de glace taillée en biseau. On conqirend maintenant ce conipresseur, l'objet à comprimer étant placé sui* la plaijue de glace occupant le fond de la cavité, on visse alors la pièce porUinl

DBS ACGB880IRBS DU MIGROSCOPK. ISO

Taulre glace, qui arrive près de l'objet que Ton peut comprimer comme on le désire. Inutile d'insister davantage sar ce petit instrument, simple en apparence, mais dont les résultats sont justement appréciés des observateurs.

Eiaminons maintenant le compresseur de Schieck. Cet appareil se compose des pièces suivantes :

€ A B (fig. 99) règle de cuivre percée à son centre d'une ouverture circulaire C.

a=xi(ï-^F

-^rr^^[c

Le

FiG. 99.

» D, pièce mobile dans le sens horizontal sur le pivot E, et terminée à son extrémité par les montants F.

> G, levier mobile sur le pivot qui traverse les montants F.

> H, demi-cercle pivotant en P sur l'extrémité du levier, ce demi-cercle reçoit le cercle I mobile sur les pivots LL.

> A l'autre bout du levier, est ajustée une vis à tête molletée K, dont l'extrémité porte dans une rainure pratiquée sur la pièce D. Si Ton desserre la vis K, un petit ressort placé entre D et 6 force le bras G du levier à s'abaisser et soulève le bras opposé qui supporte l'anneau.

I L'ouverture C et l'anneau I sont garnis de verres plans à biseau, celui de l'anneau doit être très mince. >

Quand on veut faire usage de l'instrument, on fait tourner la pièce D sur le pivot E, après avoir eu soin de desserrer la vis K. On place alors un objet sur le verre de l'ouverture C, et, ramenant l'anneau 1 sur ce verre, on

110 MS kCCMSÊOOÊS K

tourne doocement la tîs ; lorsque les dem fbqos soat presque en eootaet, on pose TappareU sur h pkiiiie da microscope et Ton aperpoit parfaitement les ol*jeis qu'on peut alors comprimer an moyen de la vis IL II lanl avoir soin de r^er de lemps en temps le microscope, car la compression exercée sur les objets, les dépriae, les place nécessairement snr un plan de pins en plos bas el les fait sortir du foyer.

Ce co/7i/^e«$orttim l'emporte snr tons les antres ; le mouvement de compression est régulier, la vis est placée sur le côté de l'appareil, et Ton n*est plus obligé coriime autrefois de porter la mainan centre delà platine pour tourner le chapeau ou la virole; le contact des deux verres est parfait au moyen des pivots L et P, qui permettent à Tanneau I de s'abaisser en conservant toujours une direction parallèle à la règle AB; enGn le pivot E, facilite la préparation des objets, puisqu'on peut mettre de côté la partie supérieure de l'appareil pendant qu'on dispose ses préparations sur le verre de Fouverture C.

Comme on le voit, ce compresseur est parfait, et se complète par la vis de rappel Z qui permet de rouler Tobjet comprimé et de tirailler latéralement. M. (juatrefages a apporté un perfectionnement fort utile au compresseur, en plaçant sur les deux faces de petits supports qui perniellent d'examiner l'objet des deux côtés, tout en faisant agir la compression.

Place de Birm

J'ai déjà donné la description d'une petite pince fort ulile pour l'examen de certains objets : celle due à M. Strauss donne des résultats beaucoup plus précis que i-elle décrite précédemment, en raison du petit chariot i vis de rappel qui y est adapté. La pince de M. Strauss est

DES ACCESSOIRES DU MICROSCOPE. lAl

un petit instrument de précision fort apprécié des observateurs minutieux.

Apiparttll SAlvsMlqvc.

Lorsque Ton voudra soumettre à l'action de rélcctrîcitc des corps que l'on observe au microscope, il faudra se servir du conducteur électrique de M. Ploessel. Ce petit ÎDslrument fort simple peut, dans un grand nombre de cas, rendre de grands services.

Donnons sa description :

FiG. 100*

A B (flg. 100) régie de cuivre; C, virole fixée au centre (le cette régie et garnie du verre D; ËE, petits tubes qui recouvrent les tiges des pièces FF. Ces deux canons ou tubes sont fendus, pour que la pression exercée sur les tiges soit plus exacte. GG, tubes qui basculent sur les charnières FF et reçoivent les tubes capillaires de verre, aa^ bbj fils de platine introduits dans les petits tubes ; une de leurs extrémités est contournée en anneau, Fauti e vient se placer sur la plaque D.

Pour se servir de ce petit instrument, on fixe les fils conducteurs d'une pile (celle de Daniell, par exemple), aux anneaux bb des fils de platine, et on place en face l'un de Tautre l'extrémité desdits fils.

dA2 DfiS ACCESSOIRES DU MICROSCOPE.

Le courant passe et Ton peut observer Taction galvanique sur les corps que l'on soumet à Texamen.

Rien de plus curieux que cette action sur les infusoires, la circulation du sang, la cristallisation de certains sels. Ces expériences procurent à la fois science et plaisir.

Ptatfne iii«Mle.

Lorsque Ton examine certains objets avec de forts grossissements, il arrive que la main qui promène le porteobjet, imprime des mouvements trop brusques, et Ton est souvent un temps infini avant de trouver l'objet que Ton veut observer.

En employant le chariot ou platine mobile, on remédie entièrement à cet inconvénient.

Plusieurs observateurs ont imaginé de ces instruments. Turrel, par exemple, a imaginé une platine mobile que je vais mentionner ici.

Ce petit appareil se compose de trois platines superposées. La platine inférieure fixée au microscope est immobile, les deux autres glissant dans des coulisseaux suivent deux directions contraires, d*avant en arrière et l'autre latéralement. En faisant mouvoir ensemble ces deux plaques, on obtiendra un mouvement diagonal qui peut être utile danscertaines circonstances. Les plaques percées d'une même ouverture centrale sont mues par une vis et un pignon à têtes moUetées placées sur chaque côté de la platine.

Ce chariot est d'un usage très-commode; mais sa construction amène souvent dans les mouvements une certaine irrégularité, qui n'existe pas dans le chariot de Charles Chevalier, où les pignons sont remplacés par des vis de rappel à boule*

DES ACCESSOIRES DU MICROSCOPE. Iilf3

La platine mobile de Strauss composée de plaques avec ressorts et vis butantes, donne aussi de très-bons effets.

On peut adapter, à sa partie supérieure, un disque à centre qui permet de faire pivoter l'objet sur lui-même, mouvement qui peut être employé pour faciliter l'exanien précis des objets.

Ce mouvement peut du reste être adapté aux platines déjà citées, ainsi qu*à celles des autres systèmes, lesquelles se rapportent en général aux mêmes moyens, et Tinspection d'une platine mobile fera de suite comprendre la construction de toutes celles construites, la base étant la même, sauf quelques modiûcations dans les détails.

D'après ce que je viens de dire, on comprendra que la platine mobile est un accessoire qui doit accompagner tout microscope complet et à forts grossissements.

Nous reviendrons sur la platine tournante en traitant dn choix du microscope.

Perte-ebjel ipneimuitlqiie.

Lorsque l'on voudra étudier l'action des pressions différentes sur des corps organisés vivants, il faudra se servir du porte-objet pneumatique du docteur Poiseuille. Cet ingénieux appareil se compose d'une caisse de cuivre, fermée à la partie supérieure et inférieure, par des glaces planes épaisses de 3""°, 5. Un ajutage permet d'adapter one pompe, et de mesurer l'augmentation ou la dimioutioa de la pression, sur les objets introduits dans cet appareil.

Caire en aquarlam de Charles Chevalier.

Les cuves plates sont des accessoires fort utiles, et je

m DES ACCBSSOJMS DU MICROSCOPE.

dirai même indispensables. J'ai représenté (fig. 101) cel accessoire. J'extrairai du Manuel du micrographe la description qui en a été donnée.

c Nous appellerons spécialement Tatlenlion des obser*

vateurs sur nos boites translucides à surfaces planes. Longtemps on fit usage de tubes ou fioles pour observer certains corps immergés dans un liquide. Il n'y a pas encore bien longtemps que plusieurs observateurs et opticiens distingués employaient ce procédé en Angleterre, et l'on peut voir la représen- ^— ^ tation de leurs appareils dans les Fig. 101. derniers traités du microscope.

1 Cette méthode est mauvaise, car les surfaces courbes du verre plein d'eau ne peuvent se présenter en même temps au foyer des lentilles, et les rayons partis de l'objet éprouveront diflërentes réfractions qui nuiront à la netteté de l'instrument. S'il devient nécessaire d'exercer une compression sur l'objet, elle ne pourra être égale sur tous les points, à moins toutefois que le compresseur ne présente une courbure semblable à celle des parois du vase, et alors si l'objet est un être animé, il pourra se glisser sur les parties latérales et s'échapper par les intervalles. Nous pourrions ajouter qu'il fallait un appcireil spécial pour maintenir les fioles.

1 Depuis plusieurs années, nous construisons des boites de glace composées de quatre lames réunies au moyen d'un mastic pari iculier. Toutes les surfaces sont planes, et l'on fixe ces boites sur la platine, en les serrant entre les valets (bien entendu quand on a fait pivoter le microscope univei*scl ou autre, de façon à placer verticalement la pLi-

DES ACGESSOIAES DU llICrtOSCOPE. iM

(ine). Elles sont indispensables pour le microscope solaire. Une lame de glace, également plane et dont les bords sont en contact avec les parois extrêmes de la botte, glisse d'avant en arrière et sert & examiner de jeunes Chara qu'on a fait croître dans le même vase où on les examine; on amène très-facilement la petite plante contre la paroi de la boite, on agira de même si l'on veut maintenir ou comprimer des êtres animés. »

Un observateur savant, M. Nicolct, a retiré de très-grands avantages de ces cuves pour l'étude des infusoires. En un mot, leur emploi a été généralement adopté, et les services rendus sont incontestables.

On se sert aussi pour l'examen de la circulation du sang dans les nageoires des très-petits poissons et dans la queue des têtards de grenouille, de petites cuves à fond de glace, et à parois de cuivre. Ces cuves se posent sur la platine du microscope. Charles Chevalier a imaginé une petite pièce qui se place dans les cuves et qui sert «^ maintenir le têtard dans Timmobilité complète. Une autre pièce a été disposée par lui pour tenir les branches de Chara^ lors de l'examen de la circulation de la sève. Ces dernières cuves se font aussi verticales pour répéter les mêmes expériences avec le microscope solaire.

La circulation du sang se voit bien dans la patte de la grenouille, en examinant les vaisseaux qui rampent dans la membrane interdigitale. Pour cet examen, on peut se %m\v A\x frog plate de Goadby. C'est une plaque de cuivre oa{^\^. 102) ayant sur les côtés une rangée de trous yy. La grenouille est maintenue dans un sac M, attaché à la plaqoe de enivre par un lien cc^ la patte de la grenouille est étendue sur un verre ff^ à l'aide de fils que l'on enroule dans des chevilles A, qui se placent dans les trous g. Ce moyen est fort commode, et facile à employer. Dans le

AtTUlR QUEVAUM. 10

ihtà l)BS AGCESâOlRES DU MICROSCOPE.

cours do cet ouvrage nous reviendrons sur ces espcriences.

FiG. 402.

Talictf à Infaiiolreit.

La cuiller à filet devient nécessaire lorsqu'on veut choi« sir un individu dans un vase qui en conlient plusieurs. On peut construire soi-mômece petit instrument avec un morceau de Ql mél^Uiquc dont on contourne une des extrémités en anneau sur lequel on tend un petit morceau de gaze. Loi*8qu'on veut Taire un choix, on glisse doucement la cuiller sous un ou plusieurs individus, et on la relire en ayant bien soin de ne pas trop agiter le liquide»

Pour saisir certains corps flottant dans Teau, on se sert aussi de petites cuillers de verre. On peut aussi, si la nature de Tobjet ne s'y oppose pas, se servir de presselles courbes. Mais si Ton veut saisir des corps qui se trouvent au fond d'un vase un peu profond ou autre récipient, il faudra faire usage de longues presselles ou de petites baguettes de verre plein, arrondies aux extrémités, fort utiles pour prendre les gouttes de liquide que Ton veut observer. On peut en avoir de diverses grosseurs et longueurs!

Vue des pinces les mieux comprises pour saisir les objets placés au fond des vases est le forceps de M. Edwin QuekeU. La figure lOSfera comprendre aisément comment OQ se sert de cet ingénieui accessoire.

En parlant des infusoires, nous indiquerons les moyens cl les outils nécessaires pour leur recolle, mnis nous signalerons ici un moyen ircs-cmployé pour les pécher dans les vases où on les lient renfermés. II faut avoir des tubes en verre de diiïérenles formes (fig. 104). Ayant choisi un tube convenable, on ferme l'orifice supérieur avec le bout Od doigt, puis on le plonge dans le lïrjuide, en le dirigeant vers l'endroit où se trouvent les animalcules ; cela fait, on relire le doigt, cl h l'inslanl le liquide s'engage dans le lubc, entraînant avec lui les infusoires. On replace alors

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DES ACCESSOIRES DU MICROSCOPE. lAO

'on désire ; mais le rnicrographe peut supprimer cet appareil.

Les lamelles qui servent à recouvrir les préparations doivent être de différentes épaisseurs, suivant la nature et les exigences relatives à l'examen des objets ; ces lamelles peuvent élre failes excessivement minces, (ih. Chevalier qui les indiqua et les construisit le premier pour remplacer le mica (substance imparfaite), était arrivé à en faire de si minces, qu'il fallait les plus gi*andes précautions pour ne pas les briser. En général, on les emploie d'une épaisseur telle qu'on peut les manier commodément, surtout pour les préparations au baume du Canada, dans les fluides, etc., etc. Ces lames ne peuvent être faites par les amateurs, elles réclament les soins de l'opticien. On les coupe avec le diamant» mais il faut une grande habitude. Nous en employons ordinairement de deux grandeurs, en rapportavec les lames indiquées.

Carpenter a décrit dans son savant Traité du mia^oscope un compas fort ingénieux pour mesurer l'épaisseur des lamelles. Cet accessoire n'est réellement utile que dans un petit nombre de cas.

Il existe d autres sortes de lames de glace que l'on em ploie pour les préparations, ainsi que d'autres accessoires en verre ; nous en parlerons en traitant des divers modes de préparation.

Certains objets se préparent souvent entre des disques en glace de moyenne épaisseur; on doit donc en avoir de diflerents diamètres. Très-souvent, on emploie au lieu de lamelles minces en glace, de petits , disques de la même nature, que l*on peut trouver dans le commerce. Mais comme il peut se faire qu'on ait besoin de diamètres particuliers, ce qui arrive fréquemment en raison de la diversité des objets microscopiques, on fera bien d'avoir à sa

UO OtS ACCESSOIRES DU UICROSCOPE.

■iî^Ktfilioii une petite machine qui permette de découper

ft:.i-iDème de petits disi^ues de glace mince; en un mol,

nae petite tournelle.

S'élant procuré de pelitee feuilles de glace trèi-roioce,

on fera usage de ia petite machine dne k

M. Schadbot ((ig. 100).

L'observateur au microscope devra se munir d'un bon diamant ft écrire, pour marquer tes préparations. Cet acccssoiro est indispensable.

Lorsque l'on veut observer de pelils animaux aquatiques, on so sert quelquefois de pclilcs lames de g-lncc porlanl une ou plusieurs concavités, que l'on peut recouvrir d'une lamelle également de glace. Mais les récipients concaves ont une fâcheuse influence pour la parfaite perception, aussi dcvra-l- on leur préférer une lame de glace, sur laquelle on aura collé un petit anneau de verre. Ce polit récipient, & fond parallèle, sera tout h fait parfait. Le liquide étant mis dans la cavité, il ne rcslo plus qu'à placer un petit disque de glace sur l'ouverture, puis à observer.

On peut avoir plusieurs de ces lames portant des anneaux de diverses épaisseurs.

éf te Kalllir.

Noua iivnnii déjà cilé un compas indique parCarpeater et sorvani :'i mesurer l'épaisseur des lamelles minces. A ce propo» iKHi'i [lécrirons ici le mensuralcur de le Baillif inventé i<n i'^2b. Ce petit instrument trop peu connu peut servir pmif mesurer l'épniiieur des lamelles, et d'une fonic

DIS AGGK$S0IRB8 DU MICROSCOPE. 151

d'objets, nous ne saarions trop le recommander. Dans la flgure 107 AB, AB est une petite plaque en cuivre» «é?, sont deux petits supports percés dans lesquels glisse la

Fi6, 107.

pièce «e, qui est repoussée vers la gauche par le ressort de montre /. La plaque AB, AB est percé h son centre el garnie d'un verre sur lequel on a gravé au diamant un Irait excessivement On. La pièce ee est également percée, el dans son ouverture est fixé un disque de verre divisé CQ Tractions de millimètre, / une vis qui avance ou recule au moyen du support taraudé d el dont l'extrémité vient appuyer contre un butoir placé à son cxlrémilc.

Pour employer l'instrument, on le fixe solidement sur la platine du microscope. On met au point cl l'on aperçoit parfaitement les divisions et le trait indicateur qu'il faut amener sur le premier trait de la plaque supérieure, au moyen de la vis. Si Ton place alors un petit corps, un morceau de papier par exemple, entre l'extrémité de la vis et celle du butoir, ce dernier sera repoussé vers la droite et la marche des divisions sur le trait du disque inférieur indiquera l'épaisseur du corps.

Quand on observe avec le microscope horizontal ou

vertical, on fait bien de se munir d'un écran qui empêche la lumière d'arriver sur les yeux de l'observateur, ce qui empêche souvent de faire de parfaites observations, surtout le soir, avec les lumières artificielles. Pour le microscope horizontal y nous plaçons simplement à l'oculaire un disque en carton noirci, assez grand pour empêcher la lumière directe de gêner l'observateur.

On peut aussi employer pour le microscope vertical, le bonnet indiqué par M. Lister, et que M. QueketI a mentionné dans son Traité du microscope.

Oenlalri) ladieateor.

L'oculaire à indicateur de M. QueketI est un ingénieux accessoire qui peut, dans certains cas, être très-utilo pour indiquer à une personne l'objet qu'on désire lui faire apercevoir, surtout quand un objet qui vous intéresse se trouve parmi d'autres que Ton ne peut isoler qu'avec un moyen tel que celui que M. Quekett a proposé. Il consiste en une petite tige de cuivre placée au foyer du premier verre de Toculaire.

Be« lampes.

Comme tout le monde le sait, les observations microscopiques peuvent se faire à la lumière naturelle et artificielle. Dans ce dernier cas, le choix d'une bonne lampe est indispensable, car une belle lumière vive et blanche peut seule donner de bons résultats.

Une lampe dite Carcel modérateur sera préférée, et la construction dite à tringle, permettant d'abaisser ou de hausser le foyer de lumière, devra être particulièrement requise. Il ne faut pas entendre par là que l'emploi de cette forme est indispensable, car d'autres lampes peuvent aussi donner de très-bons effets ; mais comme facilité

(l'ttsoge, le modèle que j*ai indiqué est, h mon avis, le plus parfuit. On peut ajouter à la lampe que l'on emploie un réflecteur parabolique, comme Ta indique Ch. Chevalier, afin de diriger sur le miroir toute la lumière émise par le foyer lumineux. Celte addition n'est pas indispen* sable, mais les effets sont plus réguliers,

Vîthtn à préparadoiui.

Comme nous le verrons plus loin en traitant des préparations microscopiques, les objets préparés que Ton désire observer au microscope solaire doivent être maintenus dans des fiches en bois. Avec cet instrument, si l'on veut examiner des objets déposés sur des lames de glace, tels que les globules de sang, des cristallisations salines, etc., 00 maintiendra les lames dans des fiches à tourniquet.

Pour les objets vivants on se sert de la construction suivaote: une lame de cuivre mince, percée d'une ou de plusieurs ouvertures, est collée sur une lame de glace, et forme nécessairement une ou plusieurs cavités; le tout est ensuite placé sur une rainure pratiquée à la partie inféreiure d'une fiche de bois.

L'objet étant introduit tlans les petites cellules, on recouvre le tout d*une lame de glace, que Ton maintient h Taidede deux tourniquets placés sur la fiche. Cet accessoire esl fort utile.

Les accessoires qui servent à faciliter les expériences rendent d'immenses services, et Ton devra soi-même en construire suivant les expériences et les recherches que Ton entreprend.

Un observateur patient et minutieux n'est pas embarrassé, quand il lui manque un de ces riens qui assurent

IS4 Des AGCRSSOinES DU MICROSCOPE.

souvent la réussite des expéfienoeStOt h l'aido de quelques outils usuels il a bien vile construit le petit appareil qui lui est utile.

Bien que oela soit un peu étranger au sujet, j'ajouterai ici la description de quelques accessoires qui servent & ré« colter certains objets qui peuvent faire le sujet d'un grand nombre d'études au microscope.

Les expériences que Ton peut faire sur les plantes sont innombrables. Pour les récolter, on se servira de la bollc à herboriser. Celle boite, construite en fer*blanC| se fixe au corps à Taide d'une bretelle que Ton passe sur les épaules. La boite est fermée & l'aide d'un couvercle; toutes les plantes que Ton récolte sont placées soigneusement Tune sur l'autre, de façon qu'elles s'abîment le moins possible. Il est toujours bon d'avoir avec soi un bon couteau, muni d'une serpette, pour couper les branches dont on aurait besoin, et aussi une pelle de fer, pour déraciner certaines plantes, que l'on abîmerait autrement,

A Tune des extrémités des boites à herboriser, on laisse quelquefois un compartiment, qui s'ouvre à charnières sur le côté do la botte, et qui est muni sur son épaisseur d'une ouverture qui se ferme également à l'aide d'un petit couvercle à charnières ; quelr|ucs trous sont aussi percés près de ce couvercle.

Cette petite case sert & enfermer les insectes que l'on veut récoller. On les introduit par la petite ouverture pratiquée sur l'épaisseur de la boite, et de retour cliex soi, on les obtient en ouvrant entièrement le compartiment; mais ce moyen est mauvais, et une botte à herboriser, sans case pour les insectes, est préférable. Quant à la manière de faire les herbiers, etc., etc., on en trouvera la description dans les ouvrages spéciaux. •

Qaand on veut récoller des insectes, si l'on désire en faire des collections, il faudra procéder de la manière suivante : on se procure une boite de bois léger, de moyenne épaisseur, au fond de laquelle on fixe une lame de liège, ou bien, sur le fond même de la botte, on colle de petits cylindres de moelle de sureau. Les insectes récollés, coléoptères, diptères, lépidoptères, etc., y sont filés au moyen d'épingles, suivonl les règles indiquées dans les ouvrages d'entomologie.

La boite à insectes se tient au corps à l'aide d'une bre^ telle, comme la boite à herboriser.

Si l'on n'a que de petits insectes à récolter (excepté des lépidoptères), on peut les placer dans une bouteille à large col, fermée à l'aide d'un bouchon de liège. De retour chez soi, on peut les disposer comme on le désire. Quand on récolte des coléoptères, on fait bien d'avoir & sa disposition de longues presselles de cuivre, qui servent à saisir ces insectes, et surtout certains carabes, etc.

Lorsque l'on récolte des coléoptères, diptères, homi« pléres, qui sont destinés à être disséqués, on les place dans des flacons où l'on a mis des rognures de papier, sur les* quelles on verse une petite quantité d'huile de pétrole ; cette huile permet de les conserver encore assez longtemps vivants, tout en les plongeant dans une espèce d'anéaolisseroent,

Les trcs*petits insectes se récollent de même dans de paiils Oacons. Nécessairement on se munira de petites presselles de cuivre, pour servir dans l'occasion. Quant aux moyens à employer pour étaler les insectes, les préparer, disposer les collections, on en trouvera la descrip* tion dans les ouvrages spéciaux, le cadre de cet ouvrage ne nous permettant pas de les indiquer. Je me bornerai seulement & donner un moyen qui me réussit très-bien

156 DES AGCeSSOinES DU MICROSCOPE.

pour conserver tous les insecles en général. Ce moyen consiste à employer le liquide suivant, cpmposé de :

Créosote «... 10 parlics.

Huile (le pétrole ou de naplitc. . . 10 -^

La manière d'employer ce liquide est Tort simple : tous les insectes, disposés préalablement, excepté les lépidoptères, y sont plongés et retirés a Tinstanl ; on les laisse ensuite égoutter en les posant sur des Teuilles de papier buvard, et le lendemain de leur préparation ils sont bons à être rois dans les collections.

Au moment où les insectes sont plongés dans la liqueur ils perdent leurs couleurs ; mais aussitôt évaporée, les teintes reparaissent avec le même éclat. J*ai préparé ainsi des insectes très-délicats, tels que le hanneton bleu, le carabe bleu, purpurin, le calosome sycophante, etc.; tous les insectes ont conservé leur brillante parure et sont parfair tement inaltérables.

J'insiste donc sur l'emploi de ma liqueur conservatrice, car elle peut rendre de grands services.

Pour les lépidoptères, il suffit de passer sous l'abdomen et le corselet, un pinceau légèrement chargé de la liqueur.

J'ajouterai aussi que je laisse toujours dans les belles un petit tampon de coton imbibé de cette substance; le tampon est maintenu sur un verre de montre placé dans une petite boite de carton.

Le papier qui est collé sur le liège et qui le maintient au fond des boites, est collé à l'aide de colle Taite avec de la farine et de la gomme arabique. 11 faut ajouter pour 50 grammes de colle, 5 grammes de sublimé corrosif.

M'aide de ces moyens, les collections se conservent par-

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failemcnt, et jamais les acares et autres parasites ne viennent détruire les insectes.

Les insectes doivent être fixés dans les collections à Taide d'épingles dorées ou vernies, ainsi qu'on les fabrique en Angleterre.

Pour recoller les petites algues terrestres, les champignons, les lichens, on se sert de boites de fer-blanc, dans le genre de celles qui servent à contenir les vers que l'on emploie pour la pêche. Les mousses, les hépatiques, etc., peuvent être rapportés dans la boite à herborisation.

Le filet à papillons dont je fais usage se compose d'une canne dont le bout peut se dévisser. Lorsqu'on veut en Hiirc usage, on adapte soit le filet de gaze, pour chasser les lépidoptères ou autres insectes ailés, ou encore le filet de toile qui sert à pécher dans les mares et fossés, les algues, petits poissons, têtards de grenouilles, salamandres, hydrophiles, gyrins, dytiques, etc.

On voit que ce filet, ainsi disposé, est fort commode, car il sert de canne; il suffit donc d'emporter sur soi les lilets dont j'ai parlé, et qui sont portatifs car le cercle est à cliarniéres.

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