‹ L'EucharistieChapitre 5 sur 31 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

« sances humaines, raisonne contre ceux qui rejettent les (( notions fondamentales, pourvu toutefois qu'ils lui fassent « quelque concession; car dans le cas contraire, on ne peut « discuter, mais seulement résoudre les objections ^ >»

Nous agissons de la sorte; et si M. Janet admet encore quelques dogmes catholiques, qu'il le dise, et nous discuterons par l'autorité des saintes Écritures et par l'absurde, car ce triage de nos dogmes et de nos mystères n'est qu'une fantaisie révoltante. Si M. Janet supprime tous les articles du Credo, alors nous nous contenterons de le suivre pas à pas et d'anéantir ses rêves et ses négations.

C'est pourquoi si l'examen porte sur les mystères euxmêmes, les dogmes et les vérités révélées, cette inquisition devient « criminelle ou folle », car la raison humaine n'est point la mesure de l'intelligence divine et ne peut la scruter; finie dans son être, sa puissance d'investigation s'arrête forcément devant les secrets de Dieu. 0 profondeur des trésors de la sagesse et de la science de Dieu, s'écrie saint Paul, que ses jugements sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables ! <c Qiiam incomprehensibilia sunt jitdicia ejiis, et « investigabiles vise ejus *.' »

Si l'examen porte sur les motifs de crédibilité, oh! rien de mieux, et tout homme sérieux a le devoir d'examiner ce qui est du ressort de sa raison ; les prophéties, si Dieu a parlé, comment et à qui Dieu a parlé; les miracles, la guérison d'un lépreux, d'un aveugle, la résurrection d'un mort ; la valeur et la sainteté d'une doctrine, car la foi doit être raisonnable. « Rationabile obseqiiium vestrum '^. »

* Somme théoL, 1 p., q. 1, a. 8.

' Ép. aux Romains, ch. xi.

' Ép. aux Romains, ch. xii.

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