II. roi. I
(|. 102, a. 3, ad 8.
Combien j'oublie le premier ■ôie «le l'I lostie pacifique dans l'Évangile, dans la Cène, sur le Calvaire, à l'Autel :
Les paroles de prière et les gémissements intérieurs et extérieurs de l'Hostie pacifique suffiraient.
Comme aussi l'immolation
suppliante du Calvaire
suffisait !
llebr.
fique par excellence est d'autant plus utile que nous oublions facilement le premier.
O Jésus, vraie et suprême Hostie pacifique, comment ne scrais-je pas frappé de voir à quel point dans l'Evangile vous êtes attentif à rendre grâces de tout à votre Père autant qu'à l'implorer! Surtout je veux entendre dans l'immolation horriblement douloureuse du Calvaire la voix de la reconnaissance pour l'humanité qui ne remercie pas, et s'en va, comme les neuf lépreux, oubliant son bienfaiteur. Je veux l'entendre aussi s'élever du Sang versé sur tous les autels de la terre et répondant sans cesse à l'immense effusion, de bienfaits toujours nouveaux, qui vient à chaque instant du sein du Père; je veux l'entendre crier vers lui, avec une force infinie, action de grâces et louanges... alors que l'effusion du Calvaire et même un seul mot d'action de grâces aurait suffi.
Et de même, ô Jésus, vous auriez pu vous contenter de crier devant votre Père votre divine prière, par les soupirs de votre Ame dans la Crèche, à Nazareth, au Désert, sur les montagnes, par vos gémissements, par la sueur de sang.
Mais votre immense amour pour nous a voulu l'épancher par l'effusion suppliante de tout votre Sang sur la Croix. Cette prière souverainement touchante, accompagnée de larmes et d'un grand cri *, a été agréée de votre Père.
JÉSUS SE FAIT l'IJOPITIATION
Et ce serait assez pour que toutes les demandes des hommes exilés sur la terre, des âmes qui gémissent dans le Purgatoire, des Bienheureux et des Anges priant pour nous, eussent une valeur divine. Car la valeur infinie, inépuisable, de votre prière, transfigure les nôtres. Nous ne prions plus seuls, mais avec vous, pour obtenir tous les vrais biens de la terre et tous les biens de l'éternité.
C'était bien, semble-t-il, le dernier mot, le dernier cri de vos supplications pour nous. Non, vous crierez encore vos supplications, comme votre reconnaissance, non seulement par vos interpellations continuelles dans le ciel, l'ostension de vos stigmates qui ont des clameurs si puissantes, mais par l'immolation quotidienne, mille et mille fois multipliée.
Tous les jours donc elle se renouvelle et combien de fois ! cette prière d'un Dieu immolé, prière actuelle par une immolation actuelle. Si nous en savions le prix, quelle confiance serait la nôtre !
Comme nous devrions nous emparer de cette prière! Un soupir de notre cœur y suffit. Jésus est toujours prêt à s'unir à nous pour prier.
Mais quelle manière plus merveilleuse encore de m'emparer de cette prière! J'ose dire que je la mange! En mangeant Jésus en personne, je me nourris de sa prière, de ses supplications, comme je me nourris de ses actions de grâces,
La prière de Jésus, no»
seulement continue dans le Tabernacle, mais est sans cesse renouvelée par l'immolation eucharistique.
S'il faut s'emparer de cette prière pour les autres?
Comment?
Surtout par la
Communion.
Pnr elle notre
àme se nourrit
de Jésus
priant.
de ses adorations, comme je me nourris de toutes ses vertus, comme je me nourris de son Corps et de son Sang.
voici Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés
Dieu"» ^U monde », disons-nous, au moment où nous immole: allons manger ce divin Agneau. L'Agneau pas- L'Agneau de la Pâque, c'était déjà lui : Àgnus cienne Loi. Pcischœ deputatur. Je le vois * sans tache, immolé * Ejrod. xn. ,, par toute la multitude des enfants d'Israël ». De son sang l'on teint « les poteaux et le haut des portes des maisons où l'Agneau a été mangé ». On le mange, avec des cérémonies très significatives. « C'est la Pâque, le passage du Seigneur. » Le Seigneur passe, en effet, et « frappe les premiers-nés de l'Egypte ». Voyant les demeures des Israélites teintes du sang libérateur « il passe sans les frapper ».
L\\gneau de la Je le vois immolé aussi à la Cène ; puis de
Cène et du Cal- ., . x , /-. 1 • i
vaire. quelle manière sanglante au Calvaire!
Toutes les âmes qui seront teintes de ce Sang par la foi et l'amour ne connaîtront point les coups de l'Ange exterminateur. Et un jour elles entreront dans la Terre Promise.
L'Agneau de Je le vois immolé encore sur la terre, chaque jour, par l'humanité tout entière que représentait « la multitude des enfants d'Israël ». Ainsi toute âme peut prendre son sang, au lieu d'en implorer
seulement de loin la vertu.
L'Agneau du t~> n -i • 5 L i i
ciel- hntin « les cieux s ouvrent : je perce au dedans