‹ L'eucharistie intimeChapitre 27 sur 84 · I. EUCHARISTIE ET MA Kl F · texte numérisé non relu

I. EUCHARISTIE ET MA Kl F

Le plus grand des prodiges divins : l'Incarnation, nous autorise et nous invite à penser que Dieu n'y a pas ménagé les miracles. Ainsi en repoussant des idées qui pourraient conduire à imaginer l'Humanité de Jésus comme un fantôme, on peut bien croire que le Corps de Jésus ne fut soumis que dans une mesure restreinte à la loi de l'assimilation des aliments. Peut-être, d'ailleurs, comme l'ont pensé de graves théologiens, Jésus ne mangeait-il et ne buvait-il que dans la mesure où le demandaient les convenances, et la nécessité de se montrer vraiment un homme aux yeux de ses disciples et aux autres témoins de sa vie.

Ainsi les éléments puisés au sein de Marie ont-ils pu rester même matériellement identiques. Et nous les recevons. Et c'est dire quelle affinité prodigieuse, ô Mère, !a Communion me donne avec vous...

Je trouve encore très doux de penser que le Corps et le Sang de Jésus ont passé par vous, que vous vous en êtes nourrie pour nous en nourrir. Car c'est là une des merveilles du rôle maternel. Une mère se nourrit, sans doute, pour elle-même, il le faut bien; mais en tant que mère elle se nourrit pour nourrir son enfant.

Je crois, très sainte Vierge, que vous avez voulu vous nourrir de votre divin Fils, pour vous-même : — il n'en pouvait être autrement, — pour satisfaire votre ineffable amour, votre

l>;m> quelle

mesure le Corps et le

Sang de Jésus sont identiquement les mêmes au sein de Marie et au Tabernacle.

Comment Marie s'est

nourrie du Corps de Jésus pour nous en nourrir.

faim inconcevable, pour plaire à Jésus toujours davantage, pour vous parer, en le recevant, de toutes les grâces et de toutes les vertus qui le ravissent.

Mais vous vous nourrissiez, en même temps, de lui, pour tous les hommes, vos enfants. Pour * cf. vÈvan- nous *, vous vous nourrissiez de ses mystères, de t °iu! pf."5i4. ses Par°lesJ par la contemplation, la prière. Pour nous, vous vous nourrissiez de Jésus Eucharistie, pour nous vous le gardiez en vous, sans doute, — puisque des Saints ont joui de ce privilège, — d'une communion à l'autre. Vous preniez ainsi possession de lui dans sa vie eucharistique comme vous aviez pris possession de sa vie incarnée en le concevant, en le portant, en l'allaitant. Et ainsi par vous, notre Mère très aimante, Jésus voulait venir à nous dans son adorable Sacrement.

L'Eucharistie Le Corps et le Sang de Jésus nous viennent parnotreMèré encore de vous, ô Marie, à un titre extrêmement céleste, pour touchant. Quand on dit que Jésus a institué

nous. ^ *■

l'Eucharistie pour vous, on étonne des âmes qui n'ont pas assez réfléchi à ce qu'est la Mère de Dieu, et qui n'ont pas songé que, par là même, vous êtes plus aimable que toutes les créatures, que Jésus vous a visée avant et par-dessus toutes les créatures dans sa Rédemption et dans son Eucharistie. Quand je me dis que notre Aliment divin a été institué d'abord pour vous! Et qu.i modèle Et quel modèle admirable de Communion

l'eucharistie et marie

vous nous donnez, ô Mère, à Bethléem, quelles adorations (1), quels regards, quels baisers, reçoit de vous le divin Enfant qui vient de naître! Et ces actes vous reviennent avec une perfection plus sublime encore envers Jésus qui vient de renaître sur l'Autel et que vous recevez dans vos mains pour vous en nourrir.

de Communion nous trouvons en elle!

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