VIVRE DE L'EUCHARISTIE
nous vivons Offrir l'Eucharistie regarde surtout le SacridC îX?eha nce- Se nourrir de l'Eucharistie regarde direc- Par les actes tement le Sacrement. Sans doute, le Sacrifice
des vertus, im- , A
piicitement ou nous donne une multitude de grâces de vie.
oriinu'es^vm Pourtant c'est par le Sacrement que l'Euchaelle ristie est proprement notre nourriture et notre
breuvage.
vertus théoio- Nous pouvons vivre de l'Eucharistie, Sacrifice et Sacrement, de bien des manières : en tournant vers elle nos actes de foi, d'espérance, de charité, d'adoration... Et il faut nous demander d'abord si nos vertus théologales ont bien de son côté toute l'intensité, toute la fidélité, toute l'ampleur que Jésus désire. Les dimensions de notre foi, de notre espérance, de notre charité sont-elles vraiment celles que réclament la hauteur, la pro-
L EUCHARISTIE ET LES FIDELKS
Vertus morales.
fondeur, la longueur, la largeur de cet abîme de mystères'.''
Ne devez-vous pas être, ô Jésus, dans votre Eucharistie, non seulement la vie de ces vertus qui ont Dieu, vous-même, pour objet; mais de celles aussi qui regardent davantage les créatures : de notre justice, de notre religion, de notre courage, de notre humilité?...
Ne devez-vous pas être, dans votre Eucha- Toute la vie. ristie, la vie de nos jours et de nos nuits, que nous demeurions plus ou moins loin du Tabernacle?
Nos repas ne doivent-ils pas nous faire songer à notre Nourriture et à notre Breuvage par excellence?
Le soleil, centre de notre monde, ne nous rappelle-t-il pas le Centre de la vie?
Le firmament ne peut-il pas nous faire penser à ce Ciel divin dont les vertus sont les étoiles?...
Ainsi, de partout et à propos de tout, Jésus- Hostie doit-il attirer nos pensées et nos cœurs.
Mais c'est surtout par la sainte Communion que nous vivons de l'adorable Eucharistie.
Et ici, il me semble que nous faisons bien d'envisager et d'évangéiiser la Communion comme un mystère avant tout de vie et de joie divines, parce que c'est la vérité, parce que la Bonté et l'Amour ont voulu rendre le Saint Sacrement aussi accessible, aussi engageant que possible. La Communion entraîne, il est bien vrai, néces-
Nous vivons surtout de l'Eucharistie
par la Communion.
128 L EUCHARISTIE INTJ.MK
sairement le sacrifice. Mais le sacrifice n'est pas son premier caractère, icrement Je trouve, ô divin Maître, très touchant que a'Euchanstie vous ne nous présentiez pas d'abord votre
est d abord un .
mystère de vie Sacrement comme un mystère d'austérité et de
et de joie divi- ,. , ,
nés. — plu- mortification, mais bien comme un mystère de ^Tmiic m.-'V S réconfort et de joie, comme un banquet. Vous dites dès l'ancienne Loi aux petits et même aux insensés (1) : « Venez, mangez mon pain, et buvez •Pro». ix, 4 5. le vin que je vous ai préparé *. a Ainsi l'Eucharistie nous apparaît-elle d'abord réconfortante et réjouissante comme un festin. « Ce qui se présente d'abord, pour entendre ce mystère, c'est que manger et boire est parmi les hommes une marque de société. On entretient l'amitié par cette douce communication : on partage ses biens, ses plaisirs, sa vie même avec ses amis ;:. * bossuet, Quand vous promettez votre Eucharistie dans Médif. sur samt Jean *, vous laissez entrevoir le sacrifice,
/ Evangile, '
édit. cit., mais vous ne parlez guère que de nourriture et - joak i ^e breuvage divin : votre Chair, nous dites-vous avec insistance, est une nourriture. Et votre Sang est un breuvage. Et si nous ne mangeons votre Chair, et si nous ne buvons votre Sang, nous n'aurons pas la vie en nous.
Et les autres Évangélistes et saint Paul parlent de même. Dans saint Matthieu, saint Marc, saint
(1) Nous avons dit. d'après Pie X. les conditions très douces que les petits et les insensés doivent réaliser pour venir à ce banquet.
l'eucharistie et les fidèles 129
Luc, saint Paul, Jésus nous dit d'abord : Prenez, mangez : Ceci est mon Corps : Prenez et buvez : Ceci est le Calice de mon Sang. Il parle, sans doute, de Corps immolé, de Sang répandu; mais avant tout, il nous presse de prendre son Corps et de nous en nourrir, de prendre son Sang et de nous en abreuver.
C'est ce qu'on oublie quand on nous présente la Communion comme ayant avant tout un caractère de sacrifice.
Et les Conciles ne parlent pas autrement que les Évangiles. Par exemple, le Concile de Florence, reprenant textuellement et consacrant les paroles du Docteur Angélique nous dit : « L'Eucharistie produit dans l'ordre spirituel tous les effets qu'opèrent la nourriture et le breuvage matériels : elle soutient, elle donne la croissance, elle répare les forces et remplit l'âme d'une sainte joie *. » N'est-ce pas la note aussi du * denzingeh Concile de Trente et du célèbre Décret de Pie X : sunuThe&i Sacra Tridentina...*! Avant tout la vie, le progrès, <*■ "» a- 1le réconfort et la joie sainte.
C'est, aussi bien, ce que suggèrent, ce que proclament par eux-mêmes, avant tout, un aliment, un breuvage, un banquet.
Et s'il est encore une idée traditionnelle, c'est que le Sacrement d'Eucharistie est l'union de l'Épouse avec l'Époux adorable. Inutile d'en faire ressortir le caractère premier. « C'est ici la consommation de notre union avec le Sauveur.
de vue est chose saine
Prenons donc ce Corps Sacré avec transport, avec le bienheureux excès dont parle saint Paul : * Possi et. Si, dit-il, nous sommes transportés en notre p. 503**504. esprit et hors de nous-mêmes, c'est pour Dieu *. » Se mettre ha- C'est chose saine de se tenir au vrai point de au vrai point vue (1) : saint Thomas, si pénétré de la Tradition, a mis au premier plan le Sacrement, la Communion, et à l'arrière plan le Sacrifice. Est-ce que pour lui le Sacrifice cependant ne va pas devant? Sans doute, puisqu'il fait consister le Sacrifice dans la Consécration et que nous n'avons le Sacrement que par elle.
Allez donc à la Communion d'abord comme à un banquet, à une union de l'ami avec l'ami, d'épouse à époux. Soyez d'abord à la joie, au triomphe, à la confiance, à l'élan vers Jésus et vers tout ce qui lui plaît.
Assurément, vous pouvez de temps en temps laisser prédominer la vue de la sainteté, de la grandeur, de la Majesté infinie; mais je veux dire que l'attitude normale dans la Communion, c'est la pensée vive de la Bonté, de l'Amour infini. Les Espèces du pain et du vin qui parlent d'un banquet nous crient, comme l'Évangile, la confiance, la joie, l'amour divin.
(1) Ce n'est pas quon songe à blâmer tant soit peu l'âme qui, obéissant à un attrait particulier de victime, que l'Esprit- Saint répand davantage de notre temps, met au premier plan le Sacrifice dans la Communion. Nous parlons de la voie ordinaire qu'il est en général plus humble de suivre.
L EUCHARISTIE ET LES FIDELES
II. — Bien que l'austérité du sacrifice ne soit pas le caractère premier de la Communion — elle n'exige, en effet, dans le présent, même si elle est quotidienne, que l'état de grâce et l'intention droite et pieuse — cependant, il est évident qu'elle réclame le sacrifice, et qu'elle est orientée vers lui. C'est un banquet qui nous restaure et nous fortifie; mais en partie pour nous rendre capables de prendre saintement les abnégations et les peines de la vie. C'est l'union à l'Époux: mais cet Époux a été crucifié et, actuellement encore, il s'immole chaque jour.
Non seulement le Sacrifice de la Messe, mais le Saint Sacrement, la Communion, nous rappelle sa Passion *. La Passion, toute proche lors de la Cène, doit être pour nous présente, par un souvenir très vif et plein d'amour, dans la Communion. Les perspectives du sacrifice ne peuvent pas être absentes du banquet nuptial où l'aliment est l'Agneau immolé, de l'union à l'Époux sacrifié. Par où nous vient, en effet, la Communion? Et en quoi consiste-t-elle? La Communion, nous le rappelions à l'instant, nous vient par la Consécration, c'est-à-dire par le Sacrifice. En quoi consiste la Communion? C'est la participation principale au Sacrifice. Par elle on s'approprie Jésus immolé, en même temps que Jésus vie. Et on se l'approprie comme une nourriture, donc de la manière la plus intime
La Communion réclame nécessairement le sacrifice, bien que ce ne soit pas son caractère premier.
On indique quelques preuves.
* Sum. Theol..
III, q. 73,
et la plus profonde, pourquoi? Pour que votre vie, ô Jésus, et votre joie nous passent, si j'ose dire, dans le sang et dans les moelles; mais aussi pour que votre Sacrifice devienne nôtre, pénètre notre vie.
Aimez donc, vous qui communiez souvent, à vous dire : J'ai communié, ô Jésus immolé : vous voulez — comme on s'assimile la nourriture — m'assimiler à toutes vos vertus, et tout praticulièrement à votre offrande et à votre Sacrifice. Comme vous, avec vous, j'accepte les croix que me prédestine la Providence et surtout cette croix quotidienne qui s'impose à ce point que, si je ne la porte avec foi et courage, je ne puis pas vous suivre, je ne puis être votre disciple.
Adorable Hostie, que j'ai reçue, dont je me suis nourri, que, par l'amour, votre Sacrifice soit l'âme de ma vie. Que je sois une hostie avec vous, hostie par la souffrance et la mortification, par le partage de vos abaissements, de vos anéantissements, de vos abandons, de vos opprobres, dans la mesure où vous le voudrez; que je sois du moins toujours avec vous « hostie d'amour * ».
L EUCHARISTIE ET LES FIDELES
désirer l'eucharistie (la communion spirituelle)
Le Docteur Angélique, dans le troisième article de son traité de l'Eucharistie *, se demande si le plus grand des Sacrements est nécessaire pour le salut.
La nécessité en est telle, enseigne-t-il, que sans le vœu ou désir de ce Sacrement, vital par excellence, il n'y a pas de salut possible.
Mais que d'enfants baptisés sont morts sans avoir reçu l'Eucharistie! Les excluez-vous pour cela du salut? Non, répond-il, mais c'est que dans le baptême il y a le vœu ou désir implicite de l'Eucharistie, de sorte que le baptême ne sauve pas les âmes indépendamment de son orientation vers la Source de la vie.
Que cette idée est bien faite pour mettre en relief l'Eucharistie comme sacrement par excellence de la grâce! Vous êtes si bien, ô Jésus, la source de la vie sous les espèces du pain et du vin, que, sans parler ici des autres grâces innombrables qui dérivent de l'Autel et du Tabernacle, tous les sacrements puisent en vous leurs richesses de pardon et de grâce.
Il me semble qu'on peut chercher dans ce
Ouello est la
nécessiti'' du
désir, au
moins
implicite, du
sacrement
d'Eucharistie.
* Sum. Theol.,
III, q. 73
L'idée de vceu
ou désir de vœu ou désir nécessaire au salut, et, à plus forte éclaire laqués- raison, utile, un principe qui éclaire la Commution de la nion spirituelle.
( ommunion
spirituel! v. L'enfant qui ne peut recevoir l'Eucharistie
est sauvé par elle, en même temps que par le Baptême qui en implique le vœu.
Les adultes arrivés à l'âge de la Communion, ne peuvent communier qu'au plus une fois le jour. Eh bien! ces adultes peuvent, en dehors de la Communion sacramentelle, aller puiser la vie surnaturelle dans l'Eucharistie par le désir : et c'est la Communion spirituelle, il ne s'agit pas Et notez qu'il ne s'agit pas d'un désir quelqueiconque de conque de Jésus : quelle âme fervente n'est pas Jésus. ardente de saints désirs, variés à l'infini, envers lui? Par exemple, elle voudrait le voir, elle voudrait l'entendre, elle voudrait mieux l'aimer, mieux le servir; elle appelle l'heure où l'Epoux apparaîtra, où elle le contemplera et l'aimera pour de bon et pour l'éternité...
Tous ces désirs sont excellents et jaillissent
de l'amour de Jésus comme des flammes.
Mais d'un dé- Nous parlons ici d'autres désirs : par la Com-
delIJésus com- nrunion spirituelle on désire le Corps et le Sang
me ahment et ^e Jésus, avec tous les biens adorables qui les
de son Sang n
comme bien- accompagnent.
Je désire vous manger, ô Corps de Jésus, mon Aliment divin. Je désire vous boire, ô Breuvage céleste. Voilà un de mes plus grands désirs, que je cultive avec amour.
vase.
L EUCHARISTIE ET LES FIDELES
Et avec le Corps et le Sang de Jésus, je désire bien d'autres réalités adorables, mais je les désire, par eux.
Et par eux, ô Jésus, je désire votre vie, je m'en nourris par le désir. Je me nourris — par le désir encore — de vos vertus, de votre religion, de votre amour, de votre zèle, de votre humilité.
Voilà la Communion spirituelle : c'est le désir ou voeu. du Corps et du Sang de Jésus pour s'en nourrir et s'en abreuver.
Vous pouvez accompagner ce désir d'autres actes : actes de foi, d'amour, de regret, de remerciement. Mais l'essence de la Communion spirituelle est seulement dans ce vœu.
Vous pouvez, pour la Communion spirituelle, faire une sorte de composition de lieu : vous imaginer que le prêtre vous donne la communion. Et vous vous comportez comme si, de fait, vous aviez le bonheur de communier; mais le désir, le seul désir y suffit.
Donnez ce désir, et, d'après l'enseignement de saint Thomas, consacré par le concile de Trente et son Catéchisme *, vous recevez de l'Eucharistie des fruits semblables à ceux de la Communion sacramentelle : en particulier, donc, des grâces, par exemple, d'union, d'amitié plus parfaite, de plus grande intimité avec Jésus...
Sans doute, d'ordinaire — on cite des exceptions — les fruits sont moindres que dans la Communion sacramentelle; mais plus votre désir
Ce désir est seul l'essence de la Communion spirituelle.
•Jésus y attache des grâces moindres qu'à la Communion sacramentelle mais semblables.
* Sum. Theol.,
loc. cit. —
Conc. Trid.,
Sess. XIII,
c. vin. — Ca-
tech. C. Tr.,
et s.
— sai.m., Ioc. du Corps, divin Aliment, et du Sang, divin Breu- ' pP2si. vage, est intense, plus ces fruits sont riches.
Doctrine glorieuse pour le Corps de Jésus et pour le Sacré Cœur, centre de ce Corps adorable, signe divin de la Charité infinie qui nous aime et nous provoque à l'aimer! Le Corps de Jésus, son Cœur même physique, sont l'Instrument de toutes les grâces divines et les désirer c'est déjà recevoir les grâces eucharistiques. Combien cela est à l'honneur de la Création même matérielle!
La commu- Pourquoi l'Incarnation, Dieu fait homme?
Dignité* 'but Pourquoi l'Eucharistie, Dieu fait Sacrement?
suprême de Pour élever nos pensées et nos cœurs vers la
Dieu, même en ... , ce monde. Divinité.
Pourquoi la Communion au Sacrifice divin, au Sacrement du Corps et du Sang de Jésus? Pour développer en nous la communion à la Divinité. Cette communion sacramentelle et la communion à la Divinité se font souvent ensemble; mais il est bon d'y saisir l'ordre et le but divin, ainsi l'on peut mieux y répondre. La commu- La communion à la Divinité, dernier mot de nion ia terre et dernier mot du ciel, se produit surtout,
au Corps et au x
sang de Jésus en effet, par la Communion sacramentelle. Rien
nion à la Divi- ne développe autant qu'elle la pensée vive et
nite' intense de Dieu. Pour en juger consultez les
faits. Quels sont ceux, disions-nous, qui pensent
à Dieu, d'une pensée complète, pratique, vitale?
Ce sont ceux qui possèdent Jésus dans l'Eucha-
l'eucharistie et les fidèles 137
ristie, ce sont ceux qui communient à l'Eucharistie.
Selon le Décret de Pie X, il suffit d'être en une leçon de
,. -, » .11 • • , i- i -± la Communion
état de grâce et d avoir une intention droite sacramentelle pour communier sacramentellement au Corps, ®, I'e"ard.d',|:'
r • r Communion a
au Sang, à l'Ame, à la Divinité de Jésus. Pas la Divinité. d'acte sur la terre qui soit plus fécond pour l'âme, puisque le Sacrifice lui-même vient se concentrer dans la Communion.
Mais je dirai : voyez cette leçon qu'on peut dégager de la Communion sacramentelle. Il suffit d'être en état de grâce et d'avoir une intention droite pour communier à la Divinité par toute chose, sauf par le péché * : vous y * cf. VHomny pouvez communier par la souffrance, par le tra- ^''343 et s. vail, par le repos et les récréations même, par la vue d'une fleur, d'un bel horizon, d'un beau ciel... Tout est alors du divin dans votre vie, sauf le péché véniel. Et plus est grand votre désir, plus est riche le divin que vous réalisez par la communion à la Divinité.
TRENTE-UNIÈME ÉLÉVATION
L'EUCHARISTIE ET LA SOCIÉTÉ
« Supposez un pays où tous sans exception, gouvernants et gouvernés, se prosterneraient devant la majesté eucharistique, et là, nourris du même Dieu qui se donne à chacun sans autre préférence que la vertu, se sentiraient égaux et frères; ne pensez-vous pas que ce pays serait le pays le plus paisible, le plus heureux et le plus privilégié de l'univers? i
Mgr Rumeau, Évêque d'Angers. Discours prononcé au Congrès eucharistique de Lourdes le 23 juillet 1914.
TRENTE-UNIÈME ÉLÉVATION L'Eucharistie et la Société.
Toute la plénitude de la vie de Notre-Seigneur Toute la vie de
i nT-i i • • r,,, i •. Notre-Sei-
se concentre dans 1 Eucharistie. Elle y palpite gneur concenaussi entière que dans la Crèche, ou dans le rHostie* ciel : vie immense, éternelle, infinie, de la Divinité; vie également adorable de son Humanité, vie de son intelligence, vie de son âme, vie de son Cœur... Et près de cet abîme de vie, hélas! beaucoup languissent ou meurent. Du moins, nous qui le connaissons, soyons vivants.
Toutes les vertus de Notre-Seigneur sont Et toutes ses concentrées sous les humbles Espèces eucharistiques, aussi bien que dans la maison de Nazareth ou sur les lacs et les montagnes de Palestine : vie de religion, vie de piété filiale, vie d'obéissance, vie de pureté, de clémence, de douceur, d'humilité, de modestie, de sainte joie... Heureuse l'âme qui vient puiser chaque jour la vie de toutes vertus à cette source divine!
Et tous vos droits aussi, ô Jésus, sont con- Et tous ses centrés dans l'Eucharistie. L'on dirait que dans ce mystère vous les abdiquez. C'est une raison de plus de les adorer, de les étudier, de nous y soumettre. Vous y avez droit sur nos jours et nos nuits, sur notre temps et notre éternité, sur
notre esprit, sur notre cœur, sur nos joies et nos peines, sur nos âmes et sur nos corps, sur notre vie, sur l'individu, sur la famille, sur la société, sur l'humanité.
Tous ces droits vous les avez de par votre naissance de Fils de Dieu, de par vos travaux, vos souffrances, votre Sacrifice. Mais ce que je veux méditer ici, c'est que vous les acquérez à nouveau, chaque jour, par l'immolation eucharistique et par la Communion. Avec quelle joie nous devrions penser à ces droits trois fois saints, sur les âmes, sur les familles, sur les peuples !