‹ L'eucharistie intimeChapitre 66 sur 84 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

nous avons parlé ailleurs *, on ne saurait trop * vie abrégée

louer et encourager de pareilles dispositions. Il y Mear^e v'iri,ni. a de ce chef des merveilles de générosité, et, si «u^ P*r l*

vous en cherchez la source, vous trouverez Jésus- s.-c. introduc- Hostie, Jésus Immolé et s'immolant sur la Croix casterman.) et sur l'Autel.

Il est des mots plus communéments reçus, ou Mortification:

x , * Abnégation.

moins accentués, pour dire la même chose. Le mot de mortification, tant employé par saint Paul et le mot d'abnégation, leurs dépendants plus particuliers : tels que tempérance, abstinence, sobriété, patience, douceur, modestie... évidemment ont un sens analogue mais plus restreint.

Il n'est pas douteux que la mortification ne découle de l'Eucharistie : depuis les petits sacrifices contre la gourmandise, ou la dissipation ou la paresse..., auxquels on invite un enfant, jusqu'à ces préoccupations plus avancées que M. Olier demande aux prêtres dans une lettre de direction : « Les espèces du très saint Sacrement, quoique très saintes et très sacrées par l'approche qu'elles ont au Fils de Dieu, ne sont pas pourtant en elles-mêmes les sources de la grâce sanctifiante, mais c'est le fond de leur substance changée, transformée et transsubstantiée en Jésus-Christ, qui est le principe de la vie divine. Ainsi en est-il des prêtres. Ce n'est pas seulement leur extérieur quoique très saint par l'approche et l'accès qu'ils ont à Jésus-Christ,

qui doit sanctifier, mais c'est le fond de leur âme transformée en Jésus-Christ même vivant en eux et vivifiant par eux son Église. Et c'est à quoi tous les prêtres... doivent bien travailler, afin de se conformer au mystère du très saint Sacrement, qu'ils font profession particulière d'honorer. Il faut qu'ils soient conformes à l'extérieur et à l'intérieur de ce mystère.

« Pour l'extérieur, ils doivent être morts à tout eux-mêmes, comme sont les espèces. Ils doivent se laisser injurier, manger, fouler aux pieds, percer de coups... Notre-Seigneur ne fait là aucun usage de ses oreilles, de ses yeux, ni de ses mains, ni d'aucun de ses sens (1), y étant comme un mort : Modo mortuo. Et il faut aussi que les prêtres ne fassent aucun usage de leurs sens par eux-mêmes, mais qu'ils s'abandonnent en tout à Dieu, afin qu'il fasse tel usage qu'il voudra de tout eux-mêmes.

« Pour l'intérieur, Notre-Seigneur est en ce Sacrement tout transformé en Dieu, et tout passé en son état divin : car il est tout pénétré de gloire. Son corps, même sous ce voile de mort et des espèces sacramentelles, est revêtu d'incorruptibilité, d'immortalité, d'agilité, de subtilité. Son âme entre dans une intime participation des perfections divines... C'est ainsi que les

(1) Du moins « Ton n'admet pas un miracle permanent qui déroge à cette loi naturelle de l'état eucharistique.

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